Françoise Flamant
Françoise Flamant
Françoise Flamant, médium installée à Amiens, très connue et appréciée a été plusieurs années la collaboratrice de la Revue de l’Au-delà. Elle est décédée le 14 août 2002. Très rapidement elle a donné des messages à Etienne Drapeau et continue donc de l’Au-delà sa collaboration à la Revue, ce qui constitue un cas unique dans les médias.
1 hommage à Françoise Flamant
Entretien publié en septembre 1999 et en octobre 2003 - N° 73
Il est difficile de croire qu’elle n’est plus là, près de nous avec sa verve, sa bonne humeur, son rire, sa disponibilité, toutes ces qualités qui la rendaient si attachante à beaucoup.
Le jour de ses funérailles dans l’Église Saint-Jacques, rue Flamant, ils étaient près de cinq cents ceux qui avaient tenu à lui rendre un dernier hommage. Ils ne faisaient pas de la figuration, ils avaient voulu dire un dernier au revoir à celle qu’ils considéraient comme leur amie, celle à qui on pouvait confier beaucoup de choses, à qui l’on pouvait demander conseil.
Son départ nous a tous surpris, encore que les dernières nouvelles sur sa santé n’étaient pas fameuses. Tout avait commencé aux Journées de la survivance, à Amiens, en mars 2002. L'après-midi, elle n’avait pas pu assurer les expériences médiumniques, tant elle était fatiguée de sa matinée. Déjà, depuis des mois, je lui conseillais de freiner un peu ses activités, mais il y avait tant à faire, tant de demandes à satisfaire. Quelques semaines plus tard à la suite d’examens approfondis, il se révélait que le cancer avait atteint la vésicule biliaire, le foie et le pancréas. Une opération de 12 heures devait lui redonner espoir. Et pendant plusieurs mois, on a cru, avec elle, qu’elle allait surmonter le mal. À Lyon, un an plus tard, elle apparut marquée par la maladie, mais pour rien au monde, elle n’aurait voulu manquer cette rencontre. Elle officia normalement, mais il lui fallut huit jours pour s’en remettre. Quand elle m’en fit la confidence, je commençais à craindre le pire. Une nouvelle opération de 3 heures, qu’elle garda secrète, confirma quelques métastases. Elle ne se plaignait pas, mais elle avouait que tout cela était très douloureux, avec une grande dignité. Elle l’affrontait avec courage et faisait encore des projets. Jusqu’au dernier moment sa médiumnité fonctionna. Une nouvelle opération confirma que le combat était perdu. Et tout alla ensuite très vite. Le 14 août à 16 heures, notre amie Françoise Flamant nous quittait.
Oh! nous ne sommes pas inquiets sur son présent. Il n’était pas difficile d’imaginer que ses derniers moments ont été accompagnés par ses proches dans l’Au-delà, son papa et Mamie Laurette, et sans doute bien d’autres. Le guide d’Eva Arlandis lui a expliqué ((qu’ayant vécu pour donner de l’amour aux autres ici-bas, elle a trouvé un destin de douceur là-haut ». Qui pourrait en être étonné?
Le 29 août, elle a donné un petit message à Reynald Roussel lui disant qu’elle était dans la lumière, que tout était bien comme ils le disaient, qu’elle allait se reposer et qu’elle reviendrait bientôt.
Notre espoir est que d’autres messages viennent suivre celuici. Médium sur la terre, médium elle reste dans l’Au-delà. Les contacts avec elle devraient en être facilités. Et il serait bien étonnant qu’elle, qui a tant donné aux autres, n’essaie pas de continuer à nous aider par tous les moyens qui lui seront disponibles.
Françoise, il était bientôt pour que tu partes. Mais tu resteras notre amie pour toujours. Nous te consacrons ce numéro pour te rendre hommage.
Le lundi 25 août, l’église SaintJacques d’Amiens était presque trop petite pour accueillir une foule d’amis très émus, qui aurait été sans doute encore plus importante faute que beaucoup n’aient pu être prévenus en cette période de vacances.
L’office était célébré par l’abbé Pierre, un ami de Françoise (il avait déjà officié pour ses parents) qui n’hésita pas, tout au long de la cérémonie, à rappeler ses contacts avec l’Au-delà.
Son mari, Jean-Claude Andreu, rappela rapidement sa carrière, ses « dons fabuleux », sa collaboration avec le monde médical, avec celui de la justice et de la police, dont les représentants étaient présents, ((son bonheur de travailler avec elle ». Son fils parla aussi avec tout son cour de cette maman dont il était si proche.
Nicole Lesoin, responsable de l’association de Lens, se fit l’interprète de tous pour rappeler, la gentillesse,, la franchise, la gaîté, la simplicité, la beauté de Françoise qui, ditelle, « font un tout ravissant » que tous lui reconnaissaient, ainsi que son amour pour les animaux.
A l’issue de la cérémonie, les proches se retrouvèrent au funérarium du cimetière d’Amiens qui est certainement un des plus beaux de France.
Selon la volonté de Françoise, une partie de ses cendres furent dispersées dans la soirée à La chapelle aux pies où elle aimait se promener et méditer, endroit où elle avait aussi découvert une petite statue de Jeanne d’Arc enfouie dans la terre. L’urne avec le restant des cendres a été scellée sur le caveau familial dans le petit cimetière d’Hérissart.
RAD À quel âge votre médiumnîté s’est-elle manifestée pour la première fois?
FF J’avais, m’a-t-on dit, quatre ans, ce qui a perturbé, on le comprend, ma famille. Après, j’ai occulté ma médiumnité pendant des années, car elle me dérangeait. Elle s’est affirmée en 1982 quand j’ai eu un grave accident de voiture qui m’avait été d’ailleurs annoncé. Toute ma vie a alors basculé. Et il m’a fallu l’accepter car elle est incontournable...
Votre père décédé vous aide fréquemment dans votre tâche. Est-ce de nature à ralentir son évolution spirituelle?
Mon père m’aide effectivement beaucoup dans mon évolution, avec une grande disponibilité. Ce qui ne signifie pas qu’il est toujours libre car, ainsi qu’il me l’explique parfois en s’excusant, il a ses occupations.
À sa façon de s’exprimer, je ressens aujourd’hui combien il a évolué depuis son décès, lui qui ne jurait sur terre que par l’homme. Si je n’avais pas de nombreux moyens de m’assurer qu’il s’agit bien de lui, je ne le reconnaîtrais pas. Sa façon de s’exprimer est devenue beaucoup plus spirituelle. Il parle comme une entité supérieure, comme un être de lumière, ayant pris la mesure du matériel. Il me parle de la foi, de la religion, du bien-être auprès du Seigneur, de la vie hors de son acception terrestre. Sa vision par rapport au lien qu’il a avec le Créateur est tout à fait différente de celle que j’ai connue de lui.
Un médium qui a la possibilité de communiquer avec un être cher disparu, est-il moins sensible que les autres à la souffrance causée par sa disparition?
Je me croyais à l’abri de la souffrance grâce à ma médiumnité. Et, en fait, je me suis rendu compte avec la perte récente d’un ami très cher que j’étais aussi souffrante et malheureuse qu’une personne qui n’a pas cette faculté, jusqu’au jour où cet homme est entré en contact avec moi, se manifestant de son après-vie alors que je ne m’y attendais pas. Il ne croyait en rien, disait-il, mais ma médiumnité le perturbait... et il avait peur de la mort! C’est quelque chose d’extraordinaire de pouvoir communiquer avec lui et qu’il ait pu le faire comme je le souhaitais.
Il vous est arrivé parfois d’être en contact avec des personnages célèbres. Pour certains cela paraît trop beau pour être possible. Comment pouvez-vous être sûre de tels contacts?
D’abord il me faut préciser que je ne les contacte pas. Ce sont eux qui s’adressent à moi. Cela a été le cas de la Princesse Diana, d’Ayrton Senna et, plus récemment, de John Kennedy.
Par ailleurs, si je remets en cause de tels contacts, je dois douter de tous ceux que j’ai pour mes consultants et donc de ma médiumnité elle-même.
Ceci dit, j’essaie, bien sûr, dans la mesure de mes moyens et du temps que je peux y consacrer, de me livrer à des recherches pour vérifier les renseignements qui m’ont été fournis.
Fort heureusement, quelques personnes qui me connaissent et qui ont confiance en moi, recherchent dans les journaux ou des livres d’Histoire les renseignements qui permettront de voir confirmer ce que j’ai appris par ces contacts.
Cela a été ainsi le cas pour Ayrton Senna qui avait annoncé le lendemain de son accident l’action en justice qui a effectivement été attentée de longs mois après. Ce qui m’a paru bien long...
Certains me recontactent me demandant d’écrire à leur famille pour leur faire part de leurs messages. Ce n’est pas toujours facile pour moi de le faire, et mes lettres restent parfois sans réponse...
Comment faites-vous pour détecter des entités qui pourraient être affabulatrices?
En fait, je n’essaie même pas, pour la raison que j’ai indiquée à l’instant. J’ai confiance en elles comme elles ont confiance en moi. Il y a un échange d’amour sur le plan où je les capte. Je dois dire que le doute ne m’effleure pas. D’ailleurs les indices que j’ai recueillis à diverses reprises ont toujours été dans le sens positif.
Je ne doute pas davantage quand je suis en contact avec un animal venu rassurer son maître qui lui a donné de l’amour. Je le vois et je l’entends s’exprimer sur une fréquence bien particulière, propre aux animaux, qui leur permet de décrire les problèmes ou les maladies qu’ils ont eus, la manière dont ils sont morts. Ce qui les identifie tout de suite.
Avez-vous eu contact avec le grand médium qu’a été Hélène Bouvier?
Non, elle ne s’est pas manifestée. Je ne la connaissais d’ailleurs que de nom.
Par contre, j’ai été en contact avec Allan Kardec qui a été mon premier guide initiateur, et dont je n’avais jamais alors entendu parler. Il m’a demandé de rechercher des documents et il m’a expliqué Le livre des esprits. Il m’a beaucoup aidé, avec beaucoup de générosité, de patience et m’a fait comprendre le monde de la médiumnité.
J’ai eu aussi quelques contacts seulement, car c’est récent, avec Edgar Cayce concernant des soins à donner aux malades.
Voici une photo de Mademoiselle Bouvier. Que pouvez-vous nous dire à son propos?
La première chose que je ressens tout d’abord autour d’elle, ce sont des bouteilles de lait. S’alimentait-elle peu ou avec des aliments lactés?..
Je vois aussi beaucoup de livres, beaucoup de poussière... Des petits livres religieux concernant des saints...
Elle était certainement très frileuse. C’était aussi quelqu’un qui devait souffrir des voies respiratoires... Ce qui ne l’a pas empêché de vivre longtemps.
Elle était très bonne...
Elle est très vivante... C’est comme si, sur la photo, elle me jetait un regard amusant... et amusé...
C’est une femme qui a dû vivre dans sa jeunesse le deuil de quelqu’un de très jeune... peut-être un fiancé... On sent qu’elle aurait pu avoir une vie de femme, mais que cela n’a pu se faire parce que la personne n’était plus là pour lui apporter son amour. (NDLR: C’était exact, comme toutes les autres précisons données par
F. Flamant). Je la vois respirer rapidement... Elle n’est pas en bonne santé mais cela peut durer des années. Elle avait certainement aussi des problèmes ligamentaires. Je vois aussi beaucoup de chagrin autour d’elle... Des bougies... De l’eau... Des bateaux... Où habitait-elle?
À Paris!
C’est curieux!.. C’est quelqu’un qui devait manier l’humour avec beaucoup de subtilité.., exprimant une gaieté voilée de tristesse... Je vois trois chapeaux rabougris autour d’elle...
Elle a eu une rencontre avec un homme d’Église important... Un pape?.. Un saint?.. C’est Padre Pio... Je ressens plein de frissons... C’est comme si cet homme validait un doute en elle! Il lui ouvre la porte, il la confirme dans sa foi et lui dit qu’elle est sur la bonne voie... Elle a dû le voir assez tard, à quarante, quarante-cinq ans... Après, elle n’a plus eu de doute.
On sent quelqu’un qui a beaucoup lu et qui aurait pu être institutrice ou éducatrice... Elle avait l’art de transmettre l’information, avec beaucoup de conviction, beaucoup de foi... Elle avait peu de besoin en elle. L’idée de richesse ne l’a jamais effleurée. Elle a dû être jolie cette femme!..
Derrière elle je vois des religieuses... A-t-elle été religieuse?
Elle disait l’avoir été dans une autre existence et y avait songé un temps dans cette vie !
Elle a dû être en désaccord non pas avec la foi mais avec la religion: elle refusait un certain ostracisme. Je la vois implorer sainte Thérèse qui a l’air de lui dire qu’elle ne sait pas ou qu’elle ne peut pas...
Il y a aussi une affaire de médaille en rapport avec la guerre. C’est honorifique, mais lui indiffère, même si elle en a été contente un instant.
On trouve en elle aussi un peu de taquinerie mélangée à de la commisération pour ces pauvres hommes...
Il y avait beaucoup de chats autour d’elle. C’était le cas?
On le rapporte.
Elle me parle maintenant. Elle dit qu’elle est contente de ce contact, qu’elle ne l’attendait pas. Elle ajoute: «Je suis encore endormie, j’ai encore besoin de repos parce que j’étais si fatiguée... Les gens m’ont tant fatiguée. Il me faut reprendre des forces... Je ne doute pas que j’en aurai... Oh! comme je suis lasse! mais je reviendrai. »
Ne s’offusque-t-elle pas, elle qui n’aimait pas les journalistes, de ce qui va être écrit sur elle?
Elle répond: « Non, non... Si je devais l’être, je ne viendrai même pas... J’écoute et c’est troublant... Cela m’amuse beaucoup et me détend!.. Je retrouve ma voyance... Je vois des quantités de lettres attachées par paquets qui viennent du monde entier. Elle me dit: «Je retourne ». Au revoir, Hélène et merci.
Padre Pio!.. C’était un homme opposé à des systèmes, en conséquence un homme dérangeant... qui a été abîmé par la bêtise des gens. Je le vois fulminer contre les moines de son ordre... J’entends: « Il y a un océan d’incompréhension entre lui et eux ». Et lui me dit « Pauvres êtres! »
Je le vois maintenant entouré d’enfants, puis dans un établissement hospitalier dont les installations me paraissent sommaires... Ah! c’est terminé. Au revoir, Padre Pio.
À propos de...
Quelle horreur... Mais... c’est Hitler! Je le vois avec sa casquette de führer et un pantalon en lambeaux, déchiré; la vareuse est normale. Il a très mal aux reins, aux côtes; ses bottes sont sales. Sa face est fracassée d’un côté... Pourquoi me le montre-t-on?.. Il me dit quelque chose que je ne comprends pas très bien mais qui signifie, je crois: «J’ai été terrible mais je suis au-dessous de ce qui risque de se produire avec d’autres tyrans et on me jugera comme un enfant de choeur que pourtant je n’ai pas été. Expiation... expiation... »
Il ajoute, sans agressivité, que les années 2000-2050 seront des années de prospérité mais avec des résurgences raciales douloureuses, notamment en Rhénanie, mais qu’il n’y sera pour rien. Il ajoute « Prions... » (F. Flamant, troublée, respire profondément)
Comment ressent-il les bonnes pensées qui lui sont destinées pour l’aider à évoluer?
Il dit: « Ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan, mais c’est une goutte d’eau... On survit grâce à une goutte!..
Mon Dieu, quel devenir! Quel devenir! 10 000 ans n’y suffiront pas... Je m’en veux, mais quel est le diable qui m’a poussé à faire ce que j’ai fait?.. Je n’ai pas de réponse.
La haine de l’homme n’a d’égal que sa faculté à l’exploiter. Chacun est un dictateur en puissance, c’est affaire de circonstances, si on a le déclic pour exploiter cette haine... Ah! si on savait avant ce qu’il faut expier, personne n’aurait jamais de mauvaises pensées. »
Après une courte pause, l’entretien reprend, mais une vision sinistre s’impose: celle d’un camp de concentration au Cambodge, dans un paysage splendide. Il s’agit cette fois de Pot Pot... Ceausescu fera une fugitive apparition. D’autres manifestations suivront concernant l’histoire des cinquante dernières années. Une vision sans doute symbolique est donnée à Françoise Flamant :au-dessus des dictateurs, comme au sommet d’une montagne très élevée, se tient Jésus qui les regarde avec « commisération et bonté à la fois ». Nous reprenons l’entretien proprement dit...
Vous arrive-t-il d’avoir peur dans vos communications?
Jamais. Je suis formelle. Je suis parfois troublée, fatiguée, quand je reçois des images perturbatrices comme tout à l’heure.
Mais je n’ai jamais peur. Je sais que si les entités viennent vers moi, c’est par bienveillance ou par nécessité de transmettre. Je suis leur oreille. Je ne doute jamais d’elles et elles non plus de moi, de telle façon que le contact est vraiment authentique.
Certaines entités peuvent me faire souffrir par le ressenti que j’ai de leurs souffrances. Dans ce cas, le soir, je prie pour elles afin de les mettre en harmonie. Mais je ne les plains pas, car elles doivent assumer ce qu’elles ont fait.
Aviez-vous eu déjà des contacts avec des entités du bas-astral ?
Non, je crois que c’est la première fois. Je suis très étonnée de celles que nous venons d’avoir.
Selon vous est-il toujours aussi difficile d’assumer sa médiumnité? Ressentez-vous une évolution favorable?
J’ai dépassé depuis longtemps ce problème de scepticisme. C’est le problème de chacun, mais pas le mien.
Il existe, me semble-t-il, une évolution favorable, notamment dans le corps médical qui témoigne d’une certaine écoute.
Des médecins cherchent, guidés plus par leur sensibilité que leur intellect, au niveau de la mort, de l’après-vie. Ce n’est pas vraiment dit, mais plutôt suggéré.
Certains incroyants consultent parfois. Avez-vous noté chez eux un changement de leur conception spirituelle ?
La période la plus évidente est celle où ils marquent leur stupéfaction, ou leur incrédulité, quand ils en sont à l’analyse et surtout à la recherche de la vérification des informations données! Ce n’est qu’après que vient l’évolution spirituelle. Ils viennent me revoir pour m’en parler, un an ou deux ans après, mettant bien en évidence l’avant et l’après de cette rencontre. Normalement je n’ai pas à intervenir dans leurs doutes, mais, parfois, je suis obligée de leur mettre les points sur les i, à la suggestion même de leur être cher qui se montre parfois incisif et ne se gêne pas pour remettre, comme on dit, les pendules à l’heure.
Être souvent en contact avec les entités doit être déstabilisant. Comment faites-vous pour garder votre équilibre?
Être équilibré, pour moi, c’est d’abord ne jamais douter de ce que je reçois. J’ai aussi une vie saine, assez proche des la nature et des animaux. Je ne me complique pas la vie avec les problèmes matériels. Et puis je crois en l’homme, tout simplement et que tout peut s’améliorer.
Vous arrive-t-il parfois de regretter de ne pas avoir une vie, disons, plus ordinaire?
Non, jamais maintenant, parce que j’estime, au contraire, avoir eu une chance exceptionnelle d’être choisie. Le fait d’être médium m’apporte tant de richesses, de beauté, de force pour aider les autres, que je ne peux pas avoir une pensée de regret. Ce qui ne veut pas dire que tout est facile... Oui, j’ai beaucoup de chance.
Vos croyances spirituelles ont-elles évolué au fil de vos contacts avec l’Au-delà?
Complètement. Déjà, je pense que je n’ai plus peur de la mort, bien qu’elle me trouble toujours par rapport aux gens que j’aime. J’éprouve toujours un grand désarroi devant un être qui s’en va. Mais je sais aussi que je vais les retrouver, ce qui m’apporte la sérénité. Le fil, je le sais, n’est jamais rompu.
Il m’apparaît évident aussi, maintenant, que nous vivons plusieurs vies. Nous avons un inné plus ou moins important en venant sur terre, en fonction des vies que nous avons déjà vécues, et il nous faut obtenir un acquis dans cette existence. Il est certain que cette connaissance incite à bien agir, puisque nous savons qu’il nous faudra assumer dans l’a près-vie et sur terre ce que nous aurons fait, en bien comme en mal.
Enfin, lors des contacts avec les entités, il est bien clair qu’elles ne sont pas toutes au même niveau et que le chemin qui leur reste à faire ne sera pas le même. C’est aussi un grand bonheur pour moi de pouvoir communiquer avec des âmes déjà très évoluées.
Un médium doit-il transmettre nécessairement tout ce qu’il reçoit?
Je ne le pense pas. Il doit sinon le différer du moins l’adapter à la sensibilité de chaque individu. La délicatesse que j’essaie d’avoir avec chacun fait d’ailleurs que je n’ai pas de regret de ce que je peux dire.
Quel est votre plus beau souvenir de médium?
Celui qui m’a le plus frappé, est sans doute la communication avec Ayrton Senna le soir même de son accident. La précision de ce qu’il m’a décrit sur le plan technique de son bolide, domaine qui m’échappe normalement, m’a montré que je pouvais faire vraiment confiance, puisque tout s’est révélé exact, confirmé par la presse.
Vos guides se manifestent-ils dans votre vie personnelle?
Tout à fait, pour me manifester leur accord ou leur désaccord, tant sur le plan de ma vie professionnelle que dans ma vie privée. Ils me donnent des conseils dans tous les domaines, même parfois quand j’aimerais être tranquille...
Un dernier mot: que représente pour vous la spiritualité?
La spiritualité commence au quotidien, dans les contacts que l’on a avec ses proches. C’est une faculté d’être avec les gens. On peut se croire spirituel et ne pas voir son voisin qui peine! Il faut savoir tendre la main. Si on reste dans une sorte de bulle, on échappe à son devoir d’être.
Notre époque ne paraît pas vraiment favorable à la spiritualité. L’homme est un peu perdu d’où le succès des sectes. Mais tout est cyclique. Il ne faut donc, surtout pas, être pessimiste. Dieu espère toujours en Sa créature et sait ce qui est bon pour elle, même si les événements de la vie en font parfois douter certains.
2 l’affaire Senna
Premier Témoignage de Françoise Flamant
Si Françoise Flamant est née à Amiens voici cinquante ans, elle confie qu’elle s’est toujours sentie comme quelqu’un de beaucoup plus vieux que son âge, comme si elle avait «mille ans» ajoute-t-elle en souriant, ce qu’elle fait d’ailleurs facilement. Son père étant ingénieur des travaux publics à l’étranger, elle a passé une grande partie de son enfance en Afrique. Elle a vécu ainsi au Sénégal, en Guinée, souvent en pleine brousse en contact étroit avec la nature, les animaux et les fleurs. Sa mère, infirmière de profession, soignait les indigènes et aussi le cas échéant les animaux. Vivant en osmose avec la population, Françoise allait à l’école du village.
Lorsqu’elle revient en France, à l’âge de dix ans, elle parle quatre dialectes qu’elle oublie très vite. L’adaptation n’est pas facile. Elle a du mal en particulier à suivre des horaires réguliers et strictes. Habituée à un cadre plus agreste, plus agréable, l’école en France l’ennuie.
Cela ne l’empêchera pas de poursuivre ses études. Elle s’oriente vers la médecine, bifurque vers la kinésithérapie. Elle ne termine pas ses études parce qu’elle se marie avec un kinésithérapeute et part vivre en Dordogne où elle travaille en vendant des maisons individuelles. C’est à cette époque qu’elle est victime d’un grave accident. Pour faire son métier, elle roule, en effet, beaucoup en voiture. Dès qu’elle prend possession de son nouveau véhicule, elle a le sentiment très fort qu’elle va avoir un accident. Quelques semaines plus tard, n’ayant pas fait confiance à son intuition, l’accident survient, l’immobilisant avec neuf fractures. Pendant deux ans et demi elle
subira cinq interventions ainsi que des rééducations en domaine hospitalier. Cette expérience douloureuse et si longue l’a-t-elle fait mûrir ? Certainement, comme on le verra plus tard. Toujours est-il qu’elle divorce quelque temps plus après. Elle quitte la région avec son fils et va travailler dans le marketing, d’abord à Toulouse où elle reste trois ans, puis à Nice. Elle rencontre alors par hasard (mais encore une fois y a -t-il un hasard) dans la rue, son futur mari. Et chose assez incroyable pour n’importe qui, dès qu’elle le voit elle a le sentiment immédiat qu’il s’agit de son futur conjoint. Depuis ce jour, ils ne se sont jamais quittés. En fait, lui et elle travaillaient dans la même société mais non dans la même région, c’est pourquoi ils ne se connaissaient pas encore. Le soir même de leur rencontre, elle l’a prévenu, ce qui n’est pas banal, qu’ils se marieraient, ce qui est arrivé.., quelques années plus tard. Leur activité se situe dans le monde de la radio et de la communication. Domaine sujet aux fluctuations politiques entre autres, dit-elle, qui les amène à poser leur sac, contraints au chômage. Françoise, qui n’est pas à cours de ressources enseigne la Communication à l’Ecole supérieure de Commerce pour former des jeunes élèves.., avec le concours de son Troisième oeil, les motivant au succès.
LE MÉDIUM
En 1994, le père de Françoise qui vit à Amiens décède. Elle sait déjà, depuis un certain temps, que pour elle ce deuil constituera le signal d’un nouveau départ. Depuis un certain temps, déjà elle a une activité de médium, mais à titre privé. Elle sait et les événements lui prouvent, que ce n’est pas à Aix qu’elle doit accomplir cette mutation. Il faut franchir le pas. Elle décide alors de revenir habiter à Amiens, où elle retrouvera un peu plus tard la maison familiale, et de se consacrer complètement à son travail de médium.
Dans sa famille elle ne se rappelle pas avoir entendu parler de médiumnité. Toutefois sa mère a montré toute sa vie une grande intuition, on pourrait dire une sensibilité médiumnique, mais pas davantage. Françoise, elle, commence à avoir des manifestations médiumniques à partir de son retour en métropole. Pour elle, l’apparition de sa médiumnité est liée au mal-être qu’elle ressent alors et à laquelle elle trouve plusieurs raisons. Sa réadaptation, on l’a dit, a été difficile. Elle a envie d’échapper aux contraintes de sa vie d’écolière, ce qui se traduit déjà par de multiples activités, dont celle de cours aux Beaux-arts. On peut comprendre que la rigoureuse discipline des religieuses pèse trop à cette enfant élevée quand même, on s’en rappelle, en brousse... A cela s’ajoute sa certitude que sa mère la délaisse, préoccupée de son fils militaire en Algérie, puis, au retour de ce dernier, de son état de santé déficient. Enfin son père qu’elle chérit, est, lui, le plus souvent absent, surveillant des chantiers à travers l’Europe.
A l’âge de dix ans, elle vit donc la première manifestation tangible de sa médiumnité. C’est un jour de Noël, elle attend avec sa mère un ami avec lequel elles doivent aller faire des achats. Comme il n’arrive pas Françoise dit à sa mère interloquée et sans doute scandalisée «Ce n’est pas la peine de l’attendre, il vient de se faire écraser par un trolleybus.>’. Comme pourrait le dire toute mère dans une pareille occasion, Madame Flamant conseille vertement à sa fille Françoise d’arrêter de dire des bêtises. Ce à quoi la petite fille répond ingénument <(Je t’assure que c’est vrai, je vois ses pieds qui dépassent »... du dessous du véhicule bien évidemment... C’est dire si sa vision est précise... Effectivement, il s’avérera qu’il en est bien malheureusement ainsi. La mère, une peu surprise quand même, mit cela sur le compte d’une intuition, ce qu’elle pouvait comprendre. Quant à Françoise, aussi bizarre que cela puisse paraître, ses propos lui sont parus tout à fait naturels, en fait comme elle les a ressentis, spontanés sans que cela lui prête à réflexion.
Une autre fois, il va s’agir d’un ami de sa mère qui venait déjeuner de temps à autre. Un jour où il doit revenir chez lui à Lille pour une fête familiale, Françoise qui l’aime bien s’accroche à lui en pleurant pour qu’il ne parte pas. Quelques heures plus tard cet homme est décapité au cours d’un accident. Ce drame est évidemment très difficile à vivre. Françoise qui a ressenti le danger se sent comme coupable de ce qui vient d’arriver.
Elle a vu aussi très nettement son frère en Algérie sauter avec un véhicule sur une mine sans toutefois être blessé, ce qui lui permet de rassurer sa mère en lui disant qu’il ne lui arrivera rien de fâcheux.
UNE MÉDIUMNITÉ ÉVOLUTIVE
Quand plus tard, elle s’oriente vers la médecine, sa médiumnité va s’exprimer d’une nouvelle manière, en lui permettant de sentir la pathologie des patients qu’elle rencontre Ainsi, un jour elle demande qu’on surveille une jeune accouchée parce qu’elle craint une hémorragie. Le professeur de médecine la remet à sa place et lui demande de garder pour elle ses fantasmes; quelques heures plus tard, la jeune femme est victime de l’hémorragie annoncée par Françoise. Cet événement, reconnaît-elle, aujourd’hui, a déclenché comme un signal dans sa tête. Elle a finalement réalisé ce jour-là, compte tenu sans doute de tout ce qui lui était déjà arrivé, qu’elle n’avait pas les mêmes perceptions que les autres...
Mais, comme cela arrive parfois, cette qualité de médium lui paraît lourde à porter, trop lourde à assumer. Elle cherche à l’occulter. «J’avais l’impression que les gens étaient transparents devant moi. Je savais comment ils allaient réagir, je voyais des chiffres, des événements qui allaient se produire. C’était vraiment très dérangeant.» Ce qui ne l’empêche pas, malgré tout, dans ses activités professionnelles, de bénéficier parfois d’intuitions utiles. Cette occultation durera jusqu’à la naissance de son fils, qu’elle avait d’ailleurs prévu bien longtemps avant, ainsi que son arrivée en prématuré.
Après son hospitalisation, ses facultés médiumniques connaissent un nouveau développement. Mais elle ne pratique pas, elle conserve tout par devers elle. Son inactivité forcée pendant des mois à l’hôpital lui permet de réfléchir à la direction qu’elle va donner à sa vie mais aussi à cette faculté qu’elle porte en elle. Françoise prend vraiment conscience de la force qu’elle représente en elle et qui, si elle l’avait écouté, lui aurait permis d’éviter ce terrible accident et surtout les suites qui en découlent. Elle sent les chose bouger au sein de l’hôpital. Quand son voisin de chambre avec lequel elle s’est un peu liée au fil des mois, sort de l’hôpital elle s’inquiète très vite pour lui... Quelques jours plus tard, elle apprend que ce jeune homme de vingt ans n’a pas supporté de vivre avec une jambe amputée.
CLAIRAUDIENCE
Après cette période, elle devient clairaudiente, entendant les entités comme elle nous entend, remarque-t-elle. Allan Kardec se manifestera à cette époque et lui dictera de nombreux messages pour l’aider à évoluer. Il lui dira ou plutôt lui confirmera qu’elle est une authentique médium et lui annoncera même qu’elle aura aussi plus tard la possibilité de soigner professionnellement, ce qui est le cas maintenant.
Elle sera en contact aussi avec Victor Hugo. Elle reconnaît qu’elle n’a pas cherché à trouver des corrélations, faute de temps, de moyens et parce qu’aussi, il lui avait été demandé par Kardec lui-même de garder toujours la foi dans son travail de médium. Tout ce travail qu’elle faisait, il lui paraissait difficile en même temps qu’elle le réalisait de le remettre en cause. Elle a donc pris les messages de Cyril Collard, le jeune cinéaste, d’Ayrton Senna, le coureur automobile, de Jacqueline Kennedy ou même de Sarah Bernard, et d’autres personnages connus, pour ce qui lui était donné.
De même que les messages d’une aïeule du prince Michel de Grèce qui concernaient ce dernier. Messages toutefois, que ce dernier a confirmé, après qu’elle les lui ait envoyés, qu’ils le concernaient effectivement.
Des vérifications ont pu être établies également en ce qui concerne Ayrton Senna dont elle avait vu l’accident à la télévision et avec lequel elle s’était sentie tout de suite « en vibrations ». Les détails techniques qu’il donnait en effet dans le premier de ses messages, dès le lendemain de sa mort au Grand Prix de Saint-Marin (1994) sur le circuit d’lmola, puis dans les messages suivants, concernant les circonstances de son accident (notamment la précision d’une « soudure défaillante) ont été confirmés dans la presse quelque six mois après. Ayrton Senna avait annoncé aussi que l’écurie Williams-Renault aurait de gros ennuis juridiques après cet accident, ce qui s’est réalisé également.
Enfin, même pour Victor Hugo, il y aurait finalement une précision intéressante à donner. Le poète a fourni en effet l’adresse de son arrière petitfils, bijoutier de son état qui habitait à Aix-en-Provence comme Françoise, ceci expliquant peut-être cela. Des rapports téléphoniques furent établis d’ailleurs avec ce dernier.
Ces précisions même fragmentaires donnent à l’ensemble de ces contacts une présomption favorable de réalité (même si la qualité des signataires incite à être prudent, comme on s’en doute !) que chacun de toute façon est à même d’apprécier pour son compte.
Françoise a donc fait beaucoup d’écriture automatique. Parfois, au début, la nuit à l’insu de son mari, jusqu’à ce que celui-ci découvre par hasard les cahiers où elle couchait ce qu’elle recevait ce qui amène évidement une explication de sa part. En fait, Jean-Claude, son conjoint, bien que tout à fait étranger à la médiumnité, n’est pas si étonné de ce qu’elle lui explique. Il avait déjà remarqué, note-t-il, à diverses reprises des réactions un peu étonnantes chez sa femme. De toute façon pour lui, aujourd’hui, ce genre de phénomènes lui paraît tout fait crédible. Homme de terrain réaliste, il avoue que maintenant le mot cartésien a perd beaucoup de sa signification. Grâce à Françoise, en effet, il a pu pu entrer en contact avec son père. Tous les détails familiers et familiaux qu’elle lui a transmis sur cette époque de sa jeunesse en Algérie sont d’une précision indiscutable. Certains même déjà oubliés se sont rappelés ainsi à sa mémoire à celle de sa mère. Ce qui exclut donc toute hypothèse de transmission de pensée. Par écriture automatique, il a eu aussi un contact avec la jeune fille qui avait été tuée à ses côtés d’une rafale d’arme automatique et qui a décrit ce qui s’était passé. Moment particulièrement émouvant pour lui, qu’il avait pratiquement occulté, explique t-il, et dont lui seul (sur terre!) aurait pu se rappeler encore toutes les circonstances. Certains de ses amis ont fait, ajoute-t-il, des constatations similaires après avoir rencontré Françoise.
Pour Françoise cette période sera un peu difficile. Sa médiumnité est là forte, efficace, sans conteste, mais à laquelle elle ne peut encore donner aucune réelle perspective. C’est finalement un temps préparatoire qui va prendre fin avec son déménagement et son retour au pays. Depuis deux ans d’ailleurs, faute de temps, ces messages par écriture, automatique ou intuitive, se sont faits beaucoup plus rares
ELLE SOIGNE
En ce qui concerne ses qualités de thérapeute, elle en fait remonter la découverte quand elle a pratiqué la kinésithérapie et qu’avec seulement quelques séances de massages, les patients déclaraient aller mieux à son grand étonnement et à celui de son premier mari qui était kinésithérapeute, rappelons-le. Aujourd’hui, elle soigne et exerce en même temps son activité de médium. Les visiteurs viennent indifféremment pour l’une ou pour l’autre de ses activités, quitte à passer de l’une à l’autre en fonction de leurs besoins et de leurs problèmes.
Dès que le patient arrive, Françoise explique savoir sans poser de questions ce qu’elle a faire. Cette information est précisée par la vision qu’elle a de la personne qu’elle perçoit en transparence. En fonction de la fatigue de la personne, le squelette est plus gris ou plus blanc. Si les os sont en mauvais état, ils seront plus pâles. S’ils sont en bon état, ils seront jaune, la bonne couleur d’os. Quand la personne s’allonge, elle passe la main au dessus de son corps, et elle sent la chaleur de l’organe en cause et en a confirmation par clairaudience. Elle magnétise. Puis, afin de contrôler son travail, elle pose les mains au dessus de la tête du patient. Les circuits énergétiques lui apparaissent comme des fibres optiques. Si l’énergie passe normalement, il n’y a plus de problème. En théorie les personnes viennent trois ou quatre fois, le maximum ayant été six fois pour une dépression nerveuse. Le soulagement ne vient pas tout de suite mais apparaît au bout de quelques jours.
Françoise me cite quelques exemples dont celui de ce monsieur venu pour un problème de genou. En l’examinant, elle constate un problème à la prostate qu’il conteste. Le lendemain, il la rappelle pour s’excuser et lui avouer qu’il est suivi par un professeur de Paris. Il lui demande même de le soigner. C’est ce qu’elle fait. Quelques mois plus tard, le spécialiste constatera que les taux de P.S.A. sont redevenus bons et lui donne rendez-vous pour l’année suivante... Il lui est arrive même de soigner avec succès des bébés comme ce nourrisson couvert d’eczéma. Elle se refuse par contre à soigner les personnes victimes d’un cancer, sauf pour redonner de l’énergie à ceux qui sont traités par chimiothérapie. D’une façon générale, elle peut recharger en énergie, traiter un dysfonctionnement, agir sur un problème circulatoire mais pas, bien sûr traiter un cour endommagé. Elle peut aider une personne à mieux passer le cap d ‘une opération et constate aussi avoir de bons résultats sur les problèmes de maternité.
En ce qui concerne la durée du traitement, les enfants sont généralement plus rapides à soigner. Elle raconte pour ‘anecdote, qu’il est encore assez fréquent que le patient au bout de dix ou quinze minutes s’endorme. Les soins varient d’un individu à l’autre mais ne dépassent pas généralement une demi-heure, même si, ainsi qu’elle précise, elle en profite pour faire une investigation générale. Ses résultats font qu’elle entretient, de bons rapports avec le corps médical, d’autant plus qu’elle peut exciper elle aussi d’un diplôme de psychothérapeute (obtenue en 1990) assorti d’une formation en kinésithérapie, ce qui arrange bien tout le monde...
Pour elle l’action qu’elle peut avoir sur le corps humain est du magnétisme pur, qui ne lui pose aucun problème particulier de fatigue. Elle se dit aidée parfois par un guérisseur qu’elle a connu pour l’aider dans la formulation des problèmes qu’elle rencontre. La médiumnité, reconnaît-elle, la fatigue beaucoup plus et la rend même sensible à des plages horaires dans la journée, où elle se sent plus ou moins réceptive.
ENTITÉS ET ANALYSE
Pourquoi vient-on la voir comme médium ? Très souvent, dit-elle, c’est d’abord pour avoir un contact avec des entités familiales. Celles-ci ne sont pas toujours au rendez-vous, précise-t-elle, mais il y a toujours quelqu’un qui peut répondre aux questions. Elle voit d’abord cette entité qu’elle peut décrire précisément ce qui permet au visiteur la plupart du temps de l’identifier rapidement. La vision transmise ressemble parfois à une vieille photo mais peut tout aussi bien être en couleur comme dans un film. Parfois, comme elle dit, elle a l’image sans le son ou le son sans l’image, ou bien les deux à la fois. Il n’y a pas de règles bien établies. L’entité transmet son sentiment que le médium retranscrit; elle répond en théorie aux questions. Souvent, elle transmet des odeurs qui permettent d’en savoir un peu plus sur ses occupations quand il vivait sur la terre.
A travers ces communications, a-t-elle pu saisir certaines informations sur le monde de l’Au-delà? Il est clair pour elle que les entités ne sont pas toutes sur le même plan mais qu’elles peuvent néanmoins se croiser. S’il s’agit d’un monde amour, il est notable que bien souvent les inimitiés subsistent, au moins un certain temps (de leur temps). Chacun apparaît aussi comme il est. Le père de Françoise a rencontré le sinistre assassin Petiot qui n’est pas beau, paraît-il, à regarder. En ce qui concerne leurs occupations, son père qu’elle contacte fréquemment lui a expliqué qu’ils reçoivent les nouvelles entités, les accueillent, les répartissent, et même les nettoient. Certains à leur demande peuvent recevoir des soins de la part des guides. Beaucoup demandent des prières et même il arrive, ce qui est plus curieux, que certains réclament de planter un arbre.
Elle reçoit elle-même de nombreux conseils y compris pour son installation. Elle m’explique que ce sont les entités qui ont décidé de la couleur beige-rosé du cabinet, donné des indications sur la disposition des meubles et exigé des plantes vertes. Elle se fait admonester aussi lorsqu’elle en prend pas assez soin de sa santé, de son poids...
Il est bien évident que d’autres personnes cherchent à la rencontrer aussi pour en savoir un peu plus sur leur destin et même sur eux-mêmes. Son approche, m’explique-t-elle, est alors complètement analytique. Il y a plusieurs segments dans la vie d’un individu : sa personnalité propre, son activité, sa famille (conjoint, enfants, parents), ses préoccupations individuelles, sa santé (avec un point rapide sur chacun des membres de la famille.). Les informations qui lui sont données par les entités concernent généralement une période d’environ un an. Parfois quand il s’agit d’un problème particulier la projection peut porter sur une époque plus longue, par exemple pour un problème professionnel; le plus souvent avec une grande fiabilité mais elle admet qu’une entité peut parfois se tromper.
Après les divers changements qui ont eu lieu dans sa vie, Françoise se sent vraiment, aujourd’hui, dans sa voie en assumant pleinement sa médiumnité. Elle pense, compte tenu de son expérience de la communication, qu’elle aura plus tard un travail à faire pour faire connaître la richesse des informations qu’elle a reçu, notamment en écriture. Elle a retrouvé son père qui lui a tant fait défaut dans sa vie terrestre et qui lui avait promis que s’il y avait quelque chose, il lui parlerait beaucoup. C’est ce qu’il fait.
Dans les projets les plus immédiats de Françoise prend place la création d’une association spirituelle qui serait orientée non seulement sur l’indispensable information mais également sur l’aide : l’aide au deuil, l’aide aux malades, l’aide aux mourants. Dans notre société souvent égoïste, sa démarche a toute sa place. Elle s’inscrit malgré tout dans une vie déjà bien remplie.
Messages d’Ayrton Senna
2 mai 1994
Je suis dans la tourmente. Je suis Ayrton Senna. Je viens de partir, violemment happé par la monstrueuse vitesse de ma Fi. Celle-ci était impropre à la conduite. J’avais peur, si peur. J’étais troublé, nerveux, je sentais ma mort arriver. J’ai abordé la droite à fond et à mi-course, j’ai senti mon pied gauche s’enfoncer en vain pour rétrograder et amorcer la courbe. J’étais en mauvais équilibre. J’ai fait la manoeuvre «pied-pointe». La voiture était folle, elle m’échappait. J’ai senti que c’était ma fin ‘ Pdis tout a explosé, ma hantise de la mort arrivait bêtement. J’étais si mal, si mal, je n’ai rien pu prévoir. C’est la faute de l’arbre de transmission. Il y a eu rupture. Je l’ai senti dans le moteur. Il faut qu’il y ait une enquête très serrée. Il faut prouver la faute, brisé la mécanique je n’ai rien pu faire. j’étais à 280. J’ai décollé du sol, en mauvais équilibre sur l’aplatissement. La voiture s’est littéralement soulevée, si vite F J’ai vu le mur se rapprocher, et le choc horrible J’ai senti le choc dans ma tête, et le trou noir. J’ai senti que c’était ma fin, et là ensuite j’ai quitté mon corps cassé et en sang. Je me suis vu au dessus flotter, et le calme enfin.., Il faut que l’enquête prouve que c’est la mécanique qui a rompu. L’accident est dû à ce problème, pas à moi. Je n’ai rien, pu faire et le choc F le choc ! J’ai peur! J’ai peur lie suis parti. Prie pour moi, donne ce message.
Ayrton
9 mai 1994 17 h 45
Je suis Ayrton Senna. ll faut que tu dises mes efforts pour rapporter la vérité. Beaucoup de choses sont dites en ce moment sur moi. Les causes de l’accident seront «moult difficults» à prouver, je vais te dire les derniers moments ressentis par moi dans the véhiculer the car. Alors, fais attention, ce sera très technique. D’abord en sortant de la droite, j’ai abordé la ligne droite à fond, et j’ai entendu un bruit sec. J’ai perçu la rupture de la direction et elle s’est mise à vibrer, déséquilibrée. Casse sous le siège, casse de l’arbre. On ne pourra rien trouver de concret. Seuls les techniciens de la mécanique comprendront. C’est la mécanique. Il faut joindre mes parents au Brésil, et ma fiancée. Tu dois le faire, car j’étais très croyant. Je veux leur apporter cette sénérité. Il faut que tu trouves des gens pour t’aider, car ils seront apaisés dans leur douleur, et ma fiancée pourra me parler par toi. Il faut; fais-le pour moi, Ayrton the best. Je j’attends, thank ! Je viendrais encore, jusqu’à temps que tu aies pu livrer mon message. A bientôt. Thank.
Deuxième Témoignage de Françoise Flamant
Dans l’interview que nous republions dans ce numéro, Françoise Flamant parle de ses contacts avec Ayrton Senna. Nous leur avions consacré un article intitulé L’affaire Senna, en mai 2000.
La mort de ce grand pilote de formule I, le 1e mai 1994 avait soulevé une grande émotion dans la presse, et en particulier dans les médias sportifs, mais les causes exactes de l’accident restaient controversées alors que Senna le soir même les avait révélées à Françoise.
La presse confirmera plus tard ses dires. Par là même sera donc apporté aussi la preuve que les contacts entre Ayrton et Françoise étaient bien réels. Pour ceux qui doutent de la réalité de l’Au-delà et des contacts possibles entre les décédés et les vivants, c’est une pièce importante à porter à leur connaissance.
Il est bien évident en effet que Françoise Flamant était incapable le soir du 1er mai de connaître par elle-même les explications techniques très précises fournies par Senna.
On ne manquera pas en lisant ce témoignage de remarquer d’une part tous les détails fournis par Ayrton Serina sur sa vie personnelle et d’autre part son évolution psychologique et spirituelle au fil des mois.
L’affaire Senna: ce titre n’est pas usurpé, compte tenu de l’imbroglio juridique qui a entouré la disparition du champion automobile, en 1994, mettant en cause d’importants intérêts. La justice italienne vient de classer l’affaire mais la vérité y a-t-elle gagné? On peut sérieusement en douter, même si aujourd’hui elle a réussi, malgré tout, à filtrer. On savait que les juges ne jugent pas en équité, il faudrait ajouter qu’ils ne jugent pas toujours dans la sérénité, étant l’objet, c’était le cas en l’occurrence, de multiples pressions. Nous n’avons pas le dessein de discuter du fonctionnement de la justice, ou celui de ses dysfonctionnements, mais d’évoquer le cas du coureur brésilien Ayrton Senna. En effet, si la justice des hommes a du mal à s’exercer, elle serait parfois bien inspirée - mais c’est sans doute une utopie, d’entendre un médium susceptible de lui donner des indices dans sa recherche de la vérité. Car Ayrton Serina dès le lendemain de l’accident a pris des contacts médiumniques pour se disculper, pour faire éclater la vérité. Les messages qui suivent montrent l’évolution de son état d’esprit: dans sa tête il est toujours le grand champion et désire qu’il soit prouvé qu’il n’a pas commis d’erreur, puis ses préoccupations ont changé avec le temps...
1er MAI 1994
Rappelons tout d’abord les faits: le premier mai 1994, le grand champion brésilien de Formule 1, Ayrton Senna, qui se dispute avec Prost, depuis plusieurs années la première place du classement, se tue sur le circuit d’lmola, en Italie, sa voiture s’étant écrasée sur un mur de béton. Stupeur dans le monde de la Formule 1: qu’a-t-il bien pu se passer, étant donné l’expérience et les qualités exceptionnelles du pilote? Chacun s’interroge: a-t-il commis une faute ou est-ce la voiture qui n’était pas fiable? Le dilemme est d’importance, compte tenu de la renommée mondiale du pilote et des responsabilités qui en découlent, notamment sur le plan financier.
Alors qu’une enquête difficile commence, son écurie se dédouane dès le lendemain de l’accident par un communiqué rejetant toute la responsabilité sur le pilote qui pour « une raison inconnue avait perdu le contrôle de sa voiture ». Cette version sera pour quelque temps la version officielle.
LE PREMIER CONTACT
Le pilote s’est déjà inscrit en faux contre cette version. Le jour du drame, Françoise Flamant, qui avec son mari se passionne pour la Formule 1, a été choquée par la mort de ce pilote émérite et n’a pu retenir des pleurs qui feront place dans les heures qui suivent à un véritable vague à l’âme. Le 2 mai 1994, un peu avant 22h45, elle, qui n’exerce pas encore en tant que médium, mais est déjà contactée par les entités, éprouve une sorte de malaise; à tel point qu’elle est obligée d’aller prendre l’air quelques instants, tant elle se sent oppressée soudainement. Quelques instants après, elle reçoit en écriture automatique le message suivant d’Ayrton Senna, le coureur brésilien qu’elle a tant de fois apprécié sur les circuits et qui a fait vibrer les foules sur tous les continents : « Je suis dans la tourmente, je suis Ayrton Senna.
Je viens de partir, violemment happé par la monstrueuse vitesse de ma FI. Celle-ci était impropre à la conduite. J’avais peur, si peur. J’étais troublé, nerveux. Je sentais ma mort arriver. (N.D.L.R. Alain Prost a confirmé dans une interview avoir ressenti ce trouble du pilote, le matin même du 1er, mai!)
J’ai abordé la droite à fond et, à mi-course, j’ai senti mon pied gauche s’enfoncer en vain pour rétrograder et amorcer la courbe. J’étais en mauvais équilibre. J’ai fait la manoeuvre pied-pointe. La voiture était folle, elle m’échappait. J’ai senti que c’était ma fin! Puis, tout a explosé. Ma hantise de la mort arrivait là bêtement. J’étais si mal, si mal! Je n’ai rien pu prévoir.
C’est la faute à l’arbre de transmission. Il y a eu rupture. Je l’ai senti dans le moteur. Il faut qu’il y ait une enquête très serrée. Il faut prouver la faute - brisée, la mécanique -je n’ai rien pu faire, j’étais à 280 -j’ai décollé du soi, en mauvais équilibre sur l’aplatissement. La voiture s’est littéralement soulevée. Si vite, si vite, j’ai vu le mur se rapprocher, et le choc horrible. J’ai senti le choc dans ma tête et le trou noir. J’ai senti que c’était ma fin et, là ensuite, j’ai quitté mon corps cassé et en sang. Je me suis vu, au-dessus, flotter, et le calme enfin...
Il faut que l’enquête prouve que c’est la mécanique qui a rompu. L’accident est dû à ce problème, pas à moi. Je n’ai rien pu faire et le choc, le choc! J’ai peur, j’ai peur, je suis parti. Prie pour moi, donne ce message. Merci. »
C’est très clair: Ayrton Senna semble avoir eu dans les dernières heures de sa vie la prescience de sa fin prochaine. En ce qui concerne les causes de son accident il accuse la mécanique. Au rythme des phrases, on sent qu’il revit l’accident comme s’il le voyait - et c’est probable dans l’Au-delà - se dérouler sous ses yeux. Ses termes, raconter le drame sont bien ceux d’un pilote. Un pilote qui garde toute sa fierté, tout son orgueil!
NOUVEAUX MESSAGES ET CONTACTS
Le champion continuera de donner des messages à Françoise Flamant. Déjà, quelques jours plus tard, le 9 mai 1994, à 17h45, il s’exprime à nouveau: « Je suis Ayrton Senna. Il faut que tu dises mes efforts pour rapporter la vérité. Beaucoup de choses sont dites en ce moment sur moi, les causes de l’accident seront « moult difficult » à prouver.
Je vais te dire les derniers moments ressentis par moi dans the véhicule - the car. Alors, fais attention, ce sera très technique. D’abord en sortant de la droite, j’ai abordé la ligne droite à fond et j’ai entendu un bruit sec. J’ai perçu la rupture de la direction et elle s’est mise à vibrer, déséquilibrée: casse sous le siège, casse de l’arbre. On ne pourra rien trouver de concret. Seuls les techniciens de la mécanique comprendront. C’est la mécanique, pas moi! Pas de faute -sauf àcause de la mécanique.
Il faut joindre mes parents au Brésil et ma fiancée. Tu dois le faire car j’étais très croyant. Je veux leur apporter cette sérénité. il faut que tu trouves des gens pour t’aider, car ils seront apaisés dans leur douleur et ma fiancée pourra me parler par toi. Fais-le pour moi, Ayrton. The best. Je t’attends. Thank. Je viendrais encore jusqu’à temps que tu aies pu livrer mon message. À bientôt, Thank.
Face aux admonestations du pilote, Françoise Flamant prend contact avec l’ambassade du Brésil qui lui donne l’adresse de la famille Senna, à qui elle envoie par fax les messages reçus d’Ayrton. <(Je ne vous connais pas, leur écrit-elle. Je souhaite de tout cour vous aider et me tiens à votre disposition. Je sais qu’Ayrton reviendra me voir, tant qu’il n’aura pas de vos nouvelles. Je vous en prie, sachez cela et répondez -moi! Il l’attend. Merci. » Elle ne recevra aucune réponse, ce qu’elle comprend d’une certaine façon.
De nouveaux messages se succèdent: le 19 mai (13h15), le 29 mai (17h50), le 5 août (15 h 30). Elle décide le 7 août 1994 de contacter plusieurs journalistes de la télévision « J’ai adressé, écrit-elle dans sa lettre, ces messages à la famille d’Ayrton Senna. Je vous les transmets. Je ne sais s’ils pourront aider les recherches. Ma famille et moi sommes passionnées par le sport automobile, nous suivons tous les grands prix. Si, avec simplicité, je peux aider...
Ces nouveaux contacts resteront eux aussi sans résultat. Ce qui, à la réflexion, n’est pas surprenant. Faire état de tels messages à la télévision relève encore de l’exploit et représente pour tout journaliste un risque certain pour sa carrière. Son environnement est tel qu’on ne lui laisserait sans doute même pas la possibilité de les évoquer dans la conférence préparant l’émission...
8 MAI 1995 : LA FAILLE
Quelques mois passent avec de nouveaux contacts. Le 8 mai 1995, à 17 heures, Ayrton lui donne en écriture automatique le texte suivant: « Je suis Ayrton. Je suis là, au-dessus. Je te remercie de prendre de mes nouvelles.
Je suis terriblement déçu du fait que, malgré tes efforts, je n’ai pu entrer en contact avec my family, mais je te demande de recommencer. Please! S’il te plaît! II faut joindre Viviane. Peut-être qu’elle saura! J’ai besoin de lui dire que mon accident si dur a été provoqué par la rupture du câble de la boîte de transmission. Il y a eu un craquement sec et j’ai senti des vibrations très violentes et puis le déséquilibre.
Enfin Amie fais ce que tu peux. Je sais que tu penses à moi, merci. Tu vois, là-ha ut j’ai rencontré Dieu (N.D.L.R.: sans doute son guide). Il est beau et aimant. En fait j’ai eu si peur. À présent je suis en paix, serein. J’ai gravi des échelons, des épreuves et de là-ha ut je veille sur les miens.
L’enquête n’est pas terminée... William’s y met de la mauvaise volonté car c’est leur réputation infaillible qui est en cause. Infaillible ? La preuve! L’accident à moi, le meilleur pilote! Il y a eu rupture de l’arbre de transmission. Une faille dans les soudures aussi contrôlées soient-elles. Mais un accommodement a été fait en dernière minute et a échappé à la vigilance.
On doit trouver les responsables car depuis l’accident on cherche. Et je ne suis pas là pour sanctionner. Ce n’est plus mon rôle, mais il y a eu négligence.
Amie, merci de ta bonté. Je reviendrai, à présent je suis libre et heureux. Merci d’essayer encore pour moi. »
est signé Ayrton Senna, toujours avec la même calligraphie.
Effectivement on apprendra, en décembre 1995, que Franck Williams le patron de l’écurie, pourrait être amené à répondre devant la justice de la mort d’Ayrton Senna, ainsi que Patrick Head, le concepteur de la voiture, pour homicide involontaire. « Les multiples expertises effectuées sur les débris de la Williams-Renault de Senna ont établi que l’accident avait été causé par une rupture de la colonne de direction de la monoplace. » ainsi que l’aurait révélé l’enquête du juge italien. Le Courrier Picard, qui donne comme toute la presse cette information, ajoute que cette rupture était due à une soudure défectueuse, selon le rapport du professeur Enrico Lorenzini, cité par l’hebdomadaire britannique News of the worid. Le pilote aurait souhaité que la position de son volant soit abaissée afin de mieux voir son tableau de bord.
« La colonne de direction a été coupée et un tube de diamètre inférieur lui a été raccordé de 18 cm au lieu de 22 cm » a rapporté depuis Automobile magazine (mars 2000). Sa rupture était-elle l’origine ou la conséquence de l’accident? On pouvait sans doute se poser alors la question... mais le pilote, lui, six mois plus tôt, par ce message avait déjà parlé d’un problème de soudure à Françoise Flamant!
Dans ce nouveau contact, face à toute la polémique qui se développe, le pilote paraît désormais beaucoup plus serein, comme il le dit lui-même, espérant toujours que la vérité se fasse jour. Il a évolué. Il ressent, dit-il, la présence de Dieu et veille sur les siens.
LES CONTACTS CONTINUENT
Mercredi 19 mai 1995 (message reçu de 13h15 à 14h04)
« Je suis Ayrton Senna. Je veux te remercier de ton travail. Je suis entouré d’autres pilotes. On est regroupé autour de toi. II faut que tu joignes nos familles. Il y a plusieurs personnes.
Oui, je suis là. Tu es choisie par nous car tu as une sensibilité très forte, tu nous rends heureux! Je vais te dire les noms - c’est moi qui vais les orthographier car tu ne sauras pas écrire tous ces noms: ii y a Ce vert (dessin petite fleur) qui te remercie pour sa soeur. Jean Botamis (?), Bugatti Enzo Ferrari, Georges, un des mécaniciens tués avec moi au circuit à Imola - circuit maudit! - Si tu le souhaites, Françoise, je vais t’amener mes collègues. il y a du monde...
Il y a aussi Didier Pironi. Il veut dire à sa femme et à ses garçons qu’il les protège et que c’est tranquille là-haut, qu’il remercie sa femme pour ses enfants, surtout d’avoir pu les réaliser malgré tous les obstacles, qu’ils sont beaux, qu’elle a bien fait, qu’il reviendra si elle le lui demande.
Ta lettre va arriver à SP (N. D. L. R. Sao Paulo) le 20 mai. Mes parents vont venir te voir en France, ou t’appelleront par téléphone. De toute façon, tu vas avoir de leurs nouvelles. Adrieana pleure, elle est belle, je l’aimais avec passion! Qu’elle me pardonne ma mort car je ne pourrais pas l’aimer dans sa vie à elle. Pardon des larmes que tu verses, Addi. Parle-moi avec Françoise; ne pleure pas, tu vas abîmer ton regard. Addi, tu es si belle, parle-moi... (Phrase en espagnol)
Je sais que mes parents vont te répondre. Pardon de te fatiguer... J’ai besoin de m’expliquer auprès des miens (miao)
I finished. Thanks. Je te remercie pour tous. Ayrton Senna »
Le temps a passé. Ayrton se préoccupe moins des circonstances de sa fin dernière. Il pense aux autres pilotes qui voudraient communiquer, à sa famille, à sa jeune fiancée...
5 août 1995 (15 heures)
« Je suis Ayrton Senna. Oui, je suis là! Éteins la lumière, elle est trop brillante. Thank! Je suis heureux et très satisfait c’est vrai, ma voiture est cassée, je te l’avais bien dit que ce n’était pas de ma faute - pas moi - l’enquête le prouve. J’ai été la victime d’une faute mécanique, mon talent n’a rien pu faire.
Je suis au-dessus de toi! Mes parents pensent à toi et à la vérité. Ils ont reçu tes messages, ne te décourage pas. Il faut continuer à leur envoyer mes missives de l’Au-delà.
J’ai revu mes amis, nous sommes ici ensemble. Il y a tout près de moi Didier Pironi. Il te salue! Et aussi un pilote anglais, Donald Campbell, qui pilotait l’oiseau bleu sur le lac salé à plus de 400 à l’heure. La machine a explosé et lui avec.
Quant à ma vie ici, elle s’organise. Je me sens plus détendu, le ciel est si grand, si lumineux. J’aime la lumière. Je vois les gens sur terre se bousculer.
Dis à mon frère qu’il faut que ses choix en affaire soient précis et clairs. Qu’il soit intransigeant quant à ce qui se dit sur moi. Rien que la vérité seulement la vérité. Je ne veux pas voir mon nom utilisé pour rien. Que l’argent que certaines opérations rapportent aide les enfants du Brésil. Ils en ont besoin. Je veux que ma Fondation soit très sérieuse, et que chaque argent qui y rentre soit exploité pour les favellas. Chaque personne de ma famille doit profiter de l’argent laissé. Et le reste doit aller aux enfants défavorisés.
Adrieana, tu dois répondre à Françoise. Fais-le pour moi, car je la fatigue souvent. Elle est authenticos. J’aimerais te serrer dans mes bras comme avant, sentir tes joues si douces et t’entendre rire. Il faut rire Addy, la vie passe si vite. À présent je suis en paix avec moi.
Papa, merci de ton aide, sois forte. Maman arrête de pleurer et de gémir. Je n’aime pas cela, tu le sais. Alors, redeviens belle et soignée. La vie continue. Pour Sergio, mon petit-neveu, qu’il travaille bien à l’école. Je le protégerai des bêtises qu’il fera, mais qu’il soit prudent et surtout qu’il soit le neveu digne d’Ayrton. Je l’aime. Adios amigos
Mes parents chéris, répondez à mon amie en France, s’il vous plaît.
Adrieana, appelle-moi. Je veille sur toi, je t’aime. Mais je ne suis plus là pour te le dire, sache-le.
Ayrton Senna »
Dans ce nouveau message, le pilote est enfin heureux de voir que l’enquête semble se diriger vers la mise en accusation de son écurie. Son obsession du drame, cette fois, s’atténue. Il parle beaucoup, à nouveau, de ses amis pilotes qu’il a retrouvés, de ses parents, de sa fiancée avec qui il voudrait bien nouer des contacts par l’intermédiaire de Françoise Flamant et qui doit vivre et « rire »! Un conseil que bien des décédés essaient de transmettre dans leurs messages à la terre. Sa rigueur de pilote se retrouve dans les conseils qu’il donne à son frère dans la gestion de son nom et aussi dans la gestion de l’oeuvre qu’il a créée pour les enfants des favellas et que beaucoup sans doute découvriront maintenant.
DERNIER CONTACT AVEC AYRTON
De 1995 à maintenant, Ayrton a continué à se manifester à la cadence de deux ou trois messages par an, souvent au début de l’année ou en avril ou mai...
Quand Françoise Flamant a eu récemment connaissance d’un article paru dans L’Automobile magazine (mars 2000) sous la signature de François Granet qui confirmait les dires d’Ayrton, celui-ci s’est manifesté aussitôt. 1
Selon le journaliste, les dernières analyses ont montré, en effet, que la rupture de la colonne était antérieure au choc, contrairement à ce que soutenait l’écurie... « La colonne de direction s’est progressivement et presque totalement déchirée quand Senna a tourné le volant pour replacer la voiture sur la bonne trajectoire après en avoir été détournée par une bosse. Elle s’est ensuite rompue complètement lors de l’impact. » (Ce qui est confirmé dans le premier message où Senna dit qu’il a « décollé du sol, en mauvais équilibre sur l’aplatissement »). L’écurie, continue le journaliste, ne l’a jamais admis par peur de voir les assurances lourdement grevées par cet accident se retourner contre elle. Par ailleurs, elle aurait menacé de ne plus venir courir en Italie si elle était condamnée, ce qui pourrait expliquer le non-lieu prononcé en final, la course automobile étant une affaire d’État en Italie. Mais la vérité a finalement filtré et Ayrton a donc tenu à faire connaître son sentiment le 2 avril 2000:
« Ma douce amie. Ton cher Ayrton est très heureux. Tu vois, Françoise, j’avais raison... Merci de m’avoir soutenu... J’avais raison.
Remercie ton ami. Je voudrais qu’il me réserve une place en photo à côté de ta photo. Cela va beaucoup troubler et déranger. Il faut dire tout ce que tu sais de moi. Mes parents, je leur en veux. Il faudra adresser des reportages au Consulat du Brésil, à la Fédération automobile, chez Prost, chez Beltoise, chez Pironi. Les TV devraient sinon en parler, du moins le lire. Un tel (N.D.L.R. journaliste de la Télévision) savait ! Beaucoup de pilotes seraient heureux de cela.
Il faut aider cette information, car tu es la première avec qui j’ai communiqué. Je me rappelle tes larmes un jour. Merci de vouloir faire que la vérité soit (NDLR: Il manque un mot qui est sans doute: « connue »). Elle va déranger, certes. Merci, merci. Si tu as besoin de mon aide lors de la rédaction, dis-le moi. Dans un mois cela fera 6 ans. Je te quitte. Merci Dear! Ayrton »
L’affaire Senna est terminée en ce qui nous concerne. La vie continue sur terre et dans l’Au-delà. « Bonne évolution, Ayrton: reste là encore un champion de la vitesse
Depuis cet article, Ayrton Senna continuait à se manifester une fois ou deux par an à Françoise Flamant.
1 - Titre explicite de l’article Sport formule 1 -: « Exclusif - Senna affaire classée; vérité cachée ». Et ce commentaire accusateur en préambule où le journaliste écrit « Beaucoup d’experts et de témoins sont d’accord: Ayrton Senna a été victime d’une rupture de la colonne de direction de sa F I, le 1er mai 1994 à Imola. Mais les juges italiens ont fait semblant de l’ignorer et viennent de classer l’affaire. Explications.»