Jean-Pierre Girard

 
 
Controversé par certains, Jean-Pierre Girard est pourtant le psychic < reconnu »le plus étudié par la communauté scientifique internationale, notamment avec des expériences de psychokinèse. Certains services secrets étrangers, eux, ne s’y sont pas trompés... (Confer l’opération Stargate récemment dévoilée aux USA). Ses capacités médiumniques ne s’arrêtent pas là pourtant, comme on le verra au cours de cet entretien.

    Autodidacte, il s’est toujours passionné pour la parapsychologie dont il disserte avec prolixité et à laquelle il a consacré beaucoup de temps; elle requiert même maintenant l’essentiel de sa disponibilité.

    Les contacts avec l’Au-delà, et notamment ceux obtenus par la transcommunication, l’incitent à s’ouvrir à de nouvelles perspectives qui auront leur part dans un ouvrage et des cours qu’il prépare à l’heure actuelle, malgré d’incessants déplacements. Et ce d’autant plus que -comme par hasard? il a été récemment le témoin de plusieurs manifestations d’entités dont des photos conservent la trace.

    Jean-Pierre Girard a eu, on le comprendra, une vie peu banale. S’il a connu les feux de l’actualité, il a souffert jeune, et il lui faut encore se battre contre les rationalistes qui, bien sûr, n’admettent pas de reconnaître ce qu’il est, un médium.

    Ouvrages :

    • «L ‘Effet G» ou le Psi devant la Science, Robert Laffont, 1981.

    • ‘Méthode d’Auto-Induction Psi», Éditions Alphecca, Genève, 1995.

    • «Psychic» ou le pouvoir de l’esprit sur la matière, Filipacchi/Hachette, 1996.

    • «Regard Actuel sur les Phénomènes Paranormaux», Institut JPG, 2005.

    • «Agir sur la matière», autobiographie, Éditions du Châtelet, 2005

    • «Encyclopédie du Paranormal», Éditions Trajectoire, 2005

    • « Encyclopédie de l’Au-delà l», Éditions Trajectoire, 2006



A quand remontent les premières manifestations de votre médiumnité?

   C’était juste après la guerre, à une époque où on parlait encore bien peu de parapsychologie. Je vivais en milieu rural et cela consistait pour l’enfant que j’étais à faire des paris que je gagnais toujours pour avoir des billes. Cela m’aidait aussi dans mes taches scolaires.

    Mais la cour scolaire préfigurait les luttes à venir. On y accepte mal les différences. J’ai même été martyrisé par mon instituteur. Il a fallu me retirer de l’école, pour me mettre dans un autre établissement : on avait découvert, en effet, au cours d’une visite médicale passée en tant que pupille de l’État, que j’avais deux côtes fêlées et le visage tuméfié J’étais, il est vrai, un peu tapageur, bavard, mais surtout mon instituteur ne supportait pas que je réponde à toutes ses questions et souvent avant qu’il ait eu le temps de les formuler. Il m’est arrivé alors de penser au suicide...

    J’ai donc découvert ma médiumnité en même temps que tous ses inconvénients au regard de la société. Si bien que je l’ai occultée jusqu’à l’âge de 17 ans.


Que s’est-i! donc passé?

   J’habitais alors à Tours où, depuis quatre ans, j’étais ouvrier dans une manufacture de tissage artisanal. Je flânais quand je suis tombé en arrêt devant l’étal d’un bouquiniste. J’ai feuilleté machinalement des ouvrages traitant de médecine, et notamment un «Précis d’Histopathologie humaine» qui n’avait pas vraiment grande signification pour moi. Parti rêvasser sur un banc un peu plus tard, je me suis aperçu que les textes et les dessins du Précis défilaient dans mon cerveau avec une précision incroyable. Plus que troublé je suis retourné consulter l’ouvrage et ai constaté que les images qui se projetaient quand je fermais les yeux formaient un véritable calque des pages du livre.

    Il s’agissait non pas d’une mémoire «idéltique» mais d’une mémoire photographique, que l’on considère comme un phénomène psi, à une frontière du normal et du paranormal, frontière qui n’est d’ailleurs pas si facile à définir.

Fort heureusement pour moi, je n’ai pas galvaudé cette faculté m’étant attaché à découvrir des livres essentiellement médicaux, car elle n’a duré que six mois...

Toutefois, si cette période constitue une deuxième étape dans mon évolution, j’ai toujours eu le sentiment que je pouvais agir sur la matière mais je ne savais comment je le ferais. Il m’arrivait donc, parfois, de m’isoler pour essayer de faire bouger un objet...


Et vous y êtes arrivé...

   Oui, quelques années plus tard. J’avais 24 ans quand j’ai réussi à déplacer un petit briquet en laiton. Je vous laisse imaginer ma joie ce jour-là Je me suis trouvé pourtant dans un piège atroce. Ne pouvant réaliser ce phénomène que seul, il m’a été pour ainsi dire impossible d’en parler à mes proches, sauf de façon allusive, et encore moins à des tiers.


La psychokinèse vous demandait-elle un effort ?

    Non, aucun. Je crois que c’est d’ailleurs une règle générale confirmée par mes contacts aussi bien dans les pays de l’Est que nos pays occidentaux, qu’il faut une attitude mentale fluide, dégagée, limpide. Une attitude affirmée, volontariste, bloque le processus, parce que l’on devient sensible au moindre grain de sable, au moindre parasite; les scientifiques parlent d’artefact dans leurs expériences.


Vous avez persévéré...

   Oui, pendant plusieurs années. J’avais pu accéder à une place de responsabilité de haut niveau dans un laboratoire pharmaceutique grâce aux connaissances acquises d’une façon paranormale, mais je continuais mes expériences.

    En 1974, les prestations d’Un Geller, que j’ai pu vérifier comme authentiques par la suite en laboratoire, à défaut de l’être toujours sur scène, m’ont beaucoup aidé. Elles m’ont en quelque sorte libéré. J’ai commencé à pouvoir faire des expériences devant des intimes d’abord et ensuite, très rapidement, en laboratoire après une phase médiatique.

    En effet, j’avais rencontré, grâce à France-Culture, un scientifique Wolkowski qui recherchait des sujets psi. J’ai fait avec lui des expériences sur des barreaux métalliques enfermés dans des tubes de verre, qui m’ont révélé des possibilités que je ne me connaissais pas. J’ai agi aussi sur des systèmes électroniques, ai effectué également des lévitations d’objets. Ce scientifique d’une grande honnêteté a fait connaître, au cours d’un congrès, le résultat de ses travaux qui a fait sensation et m’a donné brutalement une grande notoriété grâce aux médias qui s’en sont emparé. Paris-Match a fait état notamment des expériences faites à Mons par le Professeur Dierckens avec lequel j’avais expérimenté.

    Celui-ci a constaté notamment, et c’est très intéressant, que pendant les phénomènes mon cerveau était en ondes alpha, ce qui est normalement impossible avec les yeux ouverts, et l’est encore plus quand on précise que je tenais un objet, ce qui postule une certaine vigilance, laquelle est bien sûr incompatible avec ce type d’ondes; l’aberration totale a été atteinte avec le constat de l’accroissement de mon rythme cardiaque, qui apportait la preuve du phénomène sur le plan psycho-physiologique.

    Par la suite, j’ai été invité dans de nombreux pays, notamment au Mexique par le président de la République. Et puis j’ai eu aussi un parcours parallèle qui est resté secret jusqu’à ces dernières années. J’ai collaboré avec une agence de renseignements, la CIA, dans le cadre de l’opération Stargate dévoilée le 25 septembre 1995.


En quoi consistait cette opération?

   Elle avait pour but d’utiliser des médiums pour percevoir à distance - «remote viewing» des sites sensibles, des typologies secrètes, pour localiser des personnages politiques comme Khadafi ou retrouver certaines personnes comme ce fut le cas de Noriega ou les Américains retenus en otages en Iran. Le rapport du Pentagone est bien sûr édulcoré. De multiples missions ont été réussies, notamment pour déstabiliser des hommes politiques - les Soviétiques faisant d’ailleurs de même de leur côté.


Revenons à vos expériences. Elles ont été très diversifiées!

   Oui, j’ai abandonné assez rapidement les expériences de salon ou les démonstrations en public qui ne me menaient à rien. J’ai donc fait des expériences au Centre nucléaire de Grenoble, un des plus grands centres d’expériences sur les champs magnétiques et sur l’atome, et dans des centres de recherche français (Pechiney-Kuhlman) ou étrangers.

    Il faut remarquer que les phénomènes psi sont illimités. Leur seule limite est dans la conscience que le sujet peut en avoir pour les produire. Ainsi pour moi, il s’agissait au début de plier ou d’allonger des barreaux métalliques. Mais j’ai obtenu aussi des changements de structure interne de la matière ou même rendu magnétiques des barreaux qui ne l’étaient pas ! J’ai pu aussi faire fondre un métal sans dégagement thermique. J’ai même, entre autres choses, tordu du bois avec le pr Dierckens. Ces expériences réalisées en laboratoire ont fait l’objet de comptes rendus, certains par des hommes comme le Président de l’académie des sciences, le pr jJ Trilliat. L’école polytechnique y a consacré aussi un numéro spécial.

Je continue à l’heure actuelle à expérimenter à l’Université de Heidelberg. Cela consiste à agir sur des tissus. J’avais déjà fait des expériences à l’université de Fribourg où j’avais fait exploser des colibacilles, des cultures d’Escherichia Cou. Cette recherche est intéressante parce qu’elle est de nature, je pense, à permettre, un jour, de mieux comprendre l’action des guérisseurs.


Nous n’avons pas parlé de lévitation...

    J’ai fait léviter des objets comme des cylindres choisis en plastique pour des raisons de contrôle parce que non magnétiques. La photo publiée ci-contre a été réalisée fin août 1997 à l’Université d’Utrecht. Cette expérience fait partie d’un ensemble de travaux qui feront l’objet d’une prochaine publication.

Je travaille aussi sur un matériau qui s’appelle le Nitinol. Ces matériaux ont comme particularité, à une certaine température, de retrouver leur forme initiale. Ils sont utilisés notamment dans les systèmes de sécurité pour déclencher des alarmes par exemple à un degré donné de chaleur.

    C’est un matériau idéal pour une expérience paranormale. En effet, un ressort de Nitinol tordu revient à sa forme primitive dans de l’eau bouillante, mais il reste avec la forme coudée que je lui ai donnée après un effet psi.

    Les scientifiques qui ont très bien compris l’intérêt de ces types d’expériences y invitent des illusionnistes, parce qu’ils savent très bien que l’action psi sur la nature de la matière est indiscutable. Leur présence est requise pour que ces travaux soient moins sujets à la critique... ce qui reste malgré tout assez aberrant.


Autre domaine: avez-vous essayé de soigner?

   Oui, il m’est arrivé de le faire, à une période où j’ai traité des dizaines de personnes. J’ai toujours été réservé sur cette question, car j’avais peur que cela soit récupéré d’une façon douteuse. À l’origine, c’était seulement pour moi une occasion de vérifier l’étendue de mes capacités, et puis cela s’étant su les malades avaient afflué, d’autant plus que je le faisais bénévolement. Il me fallait faire un choix : soigner ou continuer les expériences. Vu le nombre de guérisseurs et par contre le peu de sujets psi capables de réaliser des expériences comme je le faisais, j’ai arrêté de soigner sauf à intervenir pour des proches.

    La seule fois, d’ailleurs, que j’ai parlé de cette question en public, à l’occasion d’une émission sur TF 1 j’ai proposé au président de l’Ordre des médecins de l’époque, le professeur Lortat-Jacob, que des tests soient faits scientifiquement avec les guérisseurs. Ma proposition est restée sans lendemain. En revanche, quelques jours plus tard, subitement, le laboratoire pharmaceutique allopathique où je travaillais comme directeur me «démissionnait» ce qui m’amena à changer de laboratoire, car un poste me fut proposé immédiatement.

    Aujourd’hui, où je fais moins d’expériences et n’ai plus depuis peu d’astreintes professionnelles, je trouve qu’il serait dommage que je ne puisse pas aider mes semblables dans ma nouvelle disponibilité. Mais il faut que je le fasse plus modérément que je ne l’ai fait par le passé, pour des cas qui sont restés jusqu’ici sans solution et où je pourrai agir, s’il en est encore temps compte tenu de l’évolution de la maladie.


À travers ce que vous avez dit précédemment, il vous est arrivé de rechercher des personnes disparues...

   Il s’agit alors de psychométrie, en résumé: la mémoire de la matière. La matière conserve une certaine réception de l’information qu’elle subit par rapport à son environnement. Un objet très intime va ainsi pouvoir délivrer un contenu d’informations qu’un médium pourra saisir et transmettre.

    Les recherches que j’ai faites portaient sur des personnes vivantes ou décédées, à partir de photos ou de vêtements personnels que l’on m’avait confiés. Je me mets pour ce faire dans un état modifié de conscience et lorsque je prends l’objet ou la photo, il me vient des images que je dois prendre garde à ne pas altérer par mes propres pensées. La première vision est la bonne qu’il faut décrypter après, le mieux possible avec les proches.

    Je me suis aperçu que l’information passe bien si les personnes sont encore en vie. Pour celles ayant été maltraitées, parfois dans le coma, la perception devient plus difficile. Si la personne est décédée, l’information n’est pas impossible, mais elle devient encore moins accessible. Peut-être parce qu’il n’y a plus justement d’esprit, de source d’information, sinon à l’état résiduel.

    Dans certains cas, notamment avec la présidente du Mexique, qui m’avait confié une bague très ancienne, il m’est arrivé de remonter dans des temps assez anciens. Mais je dois avouer que cela ne me motive pas tellement et, de ce fait, ne pas y avoir grand talent.


Georges Morrannier dit qu’à la base de tout phénomène médiumnique, il y a une propagation d’ondes venues de l’âme du médium et reliées au cosmos. Qu’en pensez-vous?

    Je ne suis pas opposé à l’idée d’une structuration de pensée qui se traduit in fine par des effets physiques. Mais on ne peut pas raisonner en disant: l’esprit humain a-t-il les capacités de pouvoir transformer la structure interne d’un matériau ? J’ai fait des transformations qui supposent des bombardements aux neutrons pendant 24 heures L’esprit humain ne paraît pouvoir s’accommoder de telles forces. Non, nous sommes en l’occurrence des vecteurs.

    J’ai toujours considéré que les médiums que nous sommes sont des facteurs indispensables à la réalisation de l’expérience: il faut avoir un état mental d’ouverture, de fluidité, pour que le phénomène puisse se produire, il faut même avoir un minimum de désir de réussir.

    Ce qui se passe, cette action elle-même en la matière est quand même la pensée active. On s’aperçoit que pour tordre un barreau, il ne faut pas une force colossale. Il suffit de désorganiser les cycles des orbites des électrons. Le métal est obligé de s’organiser en fonction de la pensée. On n’est plus dans la situation des forces au terme classique, mais dans ce qu’on appelle en physique quantique celle de l’information. On oublie que l’on a une quantité colossale d’informations disponibles à un instant T. Ce que dit Georges Morrannier n’est pas en disharmonie avec ce que nous observons. La pensée peut avoir une action sur la matière en s’affranchissant des modes de transmission classique d’énergie.


Que pensez-vous de l’Au-delà?

   J’ai évolué et je continue d’évoluer rapidement... Les travaux que je poursuis pour expliquer l’origine des phénomènes psi me ramènent constamment à une ouverture vers des dimensions différentes, sur le plan physique s’entend. Elles m’ont amené à considérer qu’il est impossible que la mort existe pour l’esprit.

    La démarche scientifique corrobore dans l’état de mes recherches, confronté à celles des physiciens que je fréquente, l’impossibilité que toutes ces informations puissent disparaître. C’est un raisonnement que je ne faisais pas, c’est vrai, voici quelque temps.


Mais que faisiez-vous de toutes les manifestations postmortem?

    Je dois avouer que je ne m’y étais pas vraiment intéressé. Maintenant, c’est différent. J’essaie de trouver des explications qui cadrent avec des phénomènes tels que la TCI, des explications de bon sens mariées à de la rigueur scientifique. Il semble qu’il existe des mondes parallèles, des plans, qui nécessitent des intermédiaires car nous n’en avons pas l’approche sensorielle.


Plans qui se manifestent et dont vous avez eu vous-même l’occasion voici peu de constater la réalité !

    Vous faites allusion aux faits qui se sont déroulés, voici quatre mois, en Bourgogne dans une vieille demeure, riche d’un passé du XVlle, «chargée» comme disent les parapsychologues...

    Mon hôte m’avait confié, un jour, qu’il avait été témoin de manifestations qui l’avaient surpris. Il s’agissait, disait-il, de substances sans origine apparente, ressemblant à de la gaze, et qui se déplaçaient. Je l’écoutais parler, intéressé certes mais aussi un peu amusé quelque part... Et puis, un soir, je me suis trouvé confronté à un phénomène que j’ai essayé de comprendre selon nos connaissances physiques...

    Nous étions quatre, il était 23 heures. Nous devisions quand soudainement nous avons tous ressenti dans le dos un froid très particulier. Le thermomètre consulté n’indiquait pourtant pas de variations de la température, au reste tout à fait normale.

C’est alors que nous avons aperçu comme des volutes de gaze qui se déplaçaient dans la grande pièce où nous étions. Et puis un personnage démesurément grand a traversé la pièce très rapidement que nous avons tous vu. Il s’agissait, semble-t-il, d’un homme avec un chapeau à l’ancienne; son col remontait jusqu’aux oreilles; il avait une canne et ressemblait aux postillons du passé. Il ne marchait pas, paraissant glisser sur le sol. Les formes de couleur noire n’étaient pas très nettes, mais nous avons remarqué qu’il portait comme une redingote avec des basques. Nous n’avons pas vu son visage car le personnage ressemblait à une silhouette découpée... Nous avons confronté aussitôt après nos observations qui se sont révélées tout à fait concordantes.

    Compte tenu de cet événement qui m’avait marqué, j’ai pris la précaution de me munir d’un appareil photo. Trois semaines plus tard, nous avons ressenti à nouveau le coup de froid dans le dos et nous avons vu une forme nébuleuse et transparente se déplacer. Nous en avons aperçu une seconde puis j’ai remarqué trois faisceaux noirs.

J’ai pris plusieurs clichés en cinq minutes. Sur quatre d’entre  eux, ces formes apparaissent sous la forme d’un grand rai de lumière mais avec des cercles  rappelant des ondes... sur d’autres il n’y a rien que la pièce dans son état habituel. Les photos renforcent, à notre avis, leur côté spectaculaire. Elles sont d’une teinte parfois orangée, parfois elles sont blanches. Les pellicules ont été expertisées par deux photographes indépendants qui n’ont pu fournir aucune explication rationnelle.

    J’ai été amené à examiner plusieurs hypothèses. Je ne pense pas que nous soyons à l’origine de ce phénomène, mais peut-être, par contre, notre attitude ouverte l’a peut-être permis.


Votre qualité de médium n’était peut-être pas étrangère aux événements!

   J’y ai effectivement songé. En effet, il n’y a pas eu précédemment autant de phénomènes en aussi peu de temps et jamais aucun film n’a pu être pris de ces manifestations malgré un appareil des plus modernes.


Votre conclusion de ce tour d’horizon?

    Nous sommes tous sur des voies de recherche, avec le sens de la mesure, chacun avec ses moyens et ses capacités. Je ne pense pas avoir rencontré par hasard Jacques Blanc-Garin ni vous-même récemment. Je constate que ces recherches parapsychologiques ne sont pas antinomiques avec ces plans où l’on peut penser que se retrouve toute la richesse du vivant. Je me rends compte de plus en plus que ce n’est pas une hypothèse mais une réalité qu’il faut étudier en la cernant le mieux possible. Mon livre ne sera pas un livre de témoignages; ainsi à la lumière des nouvelles connaissances scientifiques de la chimie du cerveau, j’examinerai certains aspects des N. D. E. Mais tout cela n’est pas si important. L’essentiel est de savoir que la vie a un prolongement et je suis  très content d’en étudier certains aspects à partir de notre physique.

(RAD n° 18 - octobre 1998)