Mon frère, Georges Morrannier
Mon frère, Georges Morrannier
Dans l’appartement parisien inondé de soleil, nous devisons sereinement Marie-Thérèse Rimbault et moi. Marie-Thérèse est la petite sœur de Georges Morrannier, exactement sa sœur puînée puisqu’ils avaient deux ans d’écart, Janine étant la cadette. De Georges, elle parle volontiers, sans tristesse maintenant. Et pourtant le choc fut plus que rude pour elle, lorsqu’elle apprit, par sa mère, que Georges venait de se suicider. Elle me confie que pendant deux ans, il ne se passa pas un seul jour sans qu’elle n’eût pensé beaucoup à lui, le plus souvent d’une manière lancinante, jusqu’au moment où elle décida de prendre sur elle-même, de lever cette hypothèque qui pesait sur sa vie.
Il fallait bien vivre et puis, il faut rappeler aussi, qu’entre-temps, la situation avait considérablement évolué. Georges, que toute cette famille qui ne croyait en rien, quasiment athée, avait cru évanoui dans le néant, s’était manifesté rapidement, avait donné des signes indubitables de vie à sa mère, à sa sœur, et à elle-même. C’est d’ailleurs justement les manifestations dont Marie-Thérèse a bénéficié qui justifient ma visite et cet entretien.
SOUVENIRS
Mais avant d’aller plus loin, je lui demande de m’expliquer les raisons de ce terrible chagrin qui, par son intensité et sa durée, dépasse, me semble-t-il, la peine et la douleur que justifie souvent une affection fraternelle habituelle.
Pour répondre à ma question et tenter de me faire comprendre cette alchimie complexe des sentiments, elle me fait remonter à leur petite enfance. à son retour d’Indochine, la famille s’installe à Banyuls, puis à Perpignan et enfin à Paris, en raison des engagements du père, officier de la marine marchande. À cette époque, dès qu’ils sont un peu grands, deux ou trois fois par an, leur mère les confie tous les trois à leur grand-mère qui habite le même immeuble qu’eux, à Paris, pour pouvoir rejoindre son mari au retour de ses voyages à travers le monde. Compte tenu de l’absence très fréquente du père, ces disparitions de courte durée de l’autre parent prennent pour les enfants un relief plus fort qu’il n’était prévisible et créent un état d’esprit un peu particulier. Ils se sentent, en fait, tout simplement, plus dépendants les uns des autres, plus solidaires que dans une autre famille moins tributaire que la leur des servitudes des activités professionnelles du chef de famille. Ainsi donc, quand Jeanne Morrannier est obligée de s’absenter, Marie-Thérèse est amenée à s’occuper davantage de son frère et de sa sœur, elle se sent responsabilisée.
Ce genre de souvenirs affectifs nimbés de projections d’enfants ou d’adolescents laissent, comme on le comprend, des marques plus tard dans la vie d’adulte et peuvent donner à l’affection fraternelle, c’est le cas en l’occurrence, une intensité qui n’est pas fréquente et qui dure malgré les péripéties de l’existence.
Garçon gentil durant son enfance, Georges, me raconte sa sœur, devient un adolescent taciturne. Il parle peu, alors ; parfois, il lui arrive même de
donner des coups dans les murs, comme le font certains jeunes quand ils sont impuissants à exprimer ce qu’ils ressentent. il vit mal cette période difficile malgré toute l’affection qu’il trouve dans sa famille. Plus tard, il s’ouvre davantage. Mais il
donne à beaucoup une impression de sérieux et peut même paraître un peu froid, bien qu’il sache aussi s’amuser comme un jeune homme de son âge et sortir. Il donne l’impression, en fait, de penser, de réfléchir à de nombreux problèmes. Il lit beaucoup, en particulier de nombreuses revues scientifiques. Sa vocation de physicien s’affirme. Chose curieuse, dans cette famille incroyante, il porte beaucoup d’intérêt aux idées religieuses et même à la théologie.
Sous l’influence de camarades étudiants, il s’intéresse également à l’Orient, aux techniques du Yoga et aux pouvoirs qu’ils peuvent conférer aux initiés. Son intérêt le pousse, malgré une famille consternée par son emballement, jusqu’en Inde, d’où il revient très déçu, mais non guéri de ses exercices de Yoga royal, le plus dangereux pour un adepte pratiquant seul, de surcroît occidental.
C’est à ce moment que les choses commencent à se dégrader sérieusement. Un chagrin d’amour profond pour celle qu’il espère épouser rapidement ne fait qu’empirer la situation. Et, un jour, l’idée du suicide prend consistance, un jour, dans son esprit et y fait son chemin. Il lui arrive d’ailleurs d’en parler, mettant sa mère au supplice, lui inspirant une inquiétude folle, jusqu’au jour… Le 13 septembre 1973, au matin, après sa toilette, Georges se tue avec un revolver d’alarme qu’il avait modifié. Il allait avoir 29 ans quelques semaines plus tard. Deux jours auparavant, lui, le physicien brillant, promis à un bel avenir scientifique, a donné sa démission de l’Université. Pour lui, tout était perdu ; il n’y avait plus d’issue convenable sur cette terre, dans sa solitude ; son orgueil, la dépression qui s’était installée en lui, ne lui montraient plus qu’une seule possibilité, qu’il accepta…
Si sa mère, stoïque, fait front avec tout le courage qui lui reste de ce long combat qu’elle a mené pour le sauver, ainsi qu’elle le narre dans son premier livre « Au seuil de la vérité », le chagrin affecte son père complètement désemparé par ce deuil atroce. Les deux sœurs doivent, elles aussi, affronter cette réalité d’un frère chéri qui a préféré s’anéantir, qui a brutalement rompu un lien d’affection qui paraissait pourtant si fort, en fait qui les a abandonnées. Marie-Thérèse, si proche de lui pendant tant d’années, n’avait pas cru à ses menaces d’attenter à sa vie. Elle est prise de remords, se reprochant de n’avoir pas su le comprendre mieux, de ne pas lui avoir consacré suffisamment de temps depuis son mariage.
PREMIÈRES MANIFESTATIONS
Si elle ne le pleure plus, sa pensée se tourne très souvent vers Georges qui, lui non plus, ne cherche pas à se faire oublier, puisqu’il continue à se manifester de temps à autre – aujourd’hui plus rarement, il est vrai – et parfois d’une façon surprenante. Pour plus de clarté et de logique, peut-être faut-il revenir à cette période si triste, quelques mois après le drame, où un doute commence à s’insinuer dans leur esprit, chacun étant à même de constater des phénomènes curieux dont nul n’avait notion avant le grand départ de Georges.
En effet, Marie-Thérèse m’explique que sa sœur et elle constatent, vers le début de 1974, que, chez l’une comme chez l’autre, se produisent des bruits curieux, comme des tapotements du bout des doigts sur une vitre, sur du bois. Elle se souvient très bien d’un jour où le bruit s’est produit sur la porte d’entrée qui était vitrée ! Elle est très intriguée et se perd en conjonctures. À la limite, elle se demande si elle n’a pas d’hallucinations, jusqu’au jour où le phénomène lui paraît venir, cette fois, du bois du lit de son fils. Elle interroge ce dernier pour savoir s’il a entendu quelque chose ; celui-ci répond par l’affirmative sans une hésitation. Bien qu’il ne s’agisse que du témoignage d’un jeune enfant, cela la rassure, même si elle reste encore perplexe… Elle remarque aussi qu’il prend des fantaisies aux crochets des rideaux des fenêtres qui s’entrechoquent dans son dos, assez régulièrement, sans que rien ne vienne le justifier. (Ce dernier phénomène s’est d’ailleurs répété dans tous ses appartements !).
La situation devient encore plus troublante quand elle découvre un jour que son réfrigérateur ne marche plus et se trouve en plein dégivrage sans y avoir été sollicité ! Par réflexe, elle vérifie si la prise est bien à sa place. Elle ne s’y trouve plus. Le fil traîne bêtement sur le sol. Le réfrigérateur est débranché sans que personne ait pu y toucher, et alors qu’il est assez malaisé d’y procéder ; encore moins, bien sûr, pour un jeune enfant, ce qui aurait pu constituer une explication possible.
À la même époque, une fenêtre s’ouvre toute seule, alors qu’elle est certaine d’avoir bien fermé le système de verrouillage. La porte du couloir prend, elle aussi, ses aises, s’ouvre et se referme sans nul besoin de courant d’air ou d’une aide humaine apparente…
Marie-Thérèse tient sa mère au courant des événements bizarres qui se déroulent dans son appartement. Elles ont aussi des manifestations curieuses : chez sa mère des coups dans les meubles, une porte qui se ferme toute seule à clé, chez sa sœur des bruits de vaisselle brisée, sans casse évidemment, le lit du bébé déplacé dans la nuit à plusieurs occasions !
La multiplicité des phénomènes a amené sa mère à se pencher sérieusement sur le problème. Elle décide, après avoir longuement réfléchi, lu des ouvrages, pris l’avis des uns et des autres, d’aller consulter un médium. Il paraît de plus en plus certain, en effet, que les faits anormaux constatés sont en corrélation et ont sans doute une signification ; peut-être que Georges ?…Effectivement, à sa première visite, M. Cros, le médium, confirme à Jeanne Morrannier qu’il s’agit bien de son fils : « Oui, je t’ai conduite près d’Henri, lui fait-il dire, pour qu’il te fasse comprendre ma nouvelle vie. »
« Bien que nous soyons tous sans croyance précise, sans aucune pratique religieuse, j’ai accepté, comme ma mère et ma sœur, assez rapidement, la survie de mon frère », me dit Marie-Thérèse. Tout devient alors beaucoup plus rationnel. Tout prend un sens. Tout, c’est-à-dire les manifestations qui persistent, puisque Georges continue à rendre visite aux unes comme aux autres. Ainsi, en revenant du cimetière où est enterré Georges, le klaxon se met à fonctionner soudainement au moment où Marie-Thérèse et son mari arrivent en vue de leur voiture : les crochets des rideaux continuent leur ballet, également, dans le nouveau logement.
À cette époque, Jeanne Morrannier commence à apprendre à écrire… sous la dictée de Georges. La première fois, elle réussit à faire le tour de la page, puis d’autres traits, des lettres d’alphabet, des pages entières de lettres comme les enfants, puis des mots, jusqu’au jour où elle arrive à rédiger une phrase et qu’elle découvre : « Tu vois, c’est le monde renversé, le fils apprend à sa mère à écrire ! »
Si elle fait rapidement des progrès, par contre elle se fatigue et maigrit. Sa fille commence à s’inquiéter : les communications, pense-t-elle, absorbent son énergie vitale. « Il faut dire, rappelle Marie-Thérèse, que Maman passait souvent des après-midi entiers à s’exercer ! Heureusement, les choses s’arrangèrent rapidement par la suite, et l’écriture intuitive se développa permettant à Maman de correspondre régulièrement avec Georges. »
LA PETITE VOITURE
Rue de la Croix-Nivert, où Marie-Thérèse vient de déménager, elle est le témoin d’une manifestation qui, sur le coup, lui fit grande impression, sinon même un peu peur. Elle se retrouve seule dans son appartement, son mari étant parti en voyage, et venant elle-même d’accompagner son fils Francis qui partait en classe de nature. Se préparant dans sa salle de bains, un peu triste, elle est perdue dans ses pensées moroses, quand tout à coup, elle entend du bruit dans la chambre de son fils. Intriguée plus qu’inquiète, elle s’y rend sur le champ. Elle ouvre la porte et distingue une lumière rouge. Comme il leur arrivait de recharger de temps à autre une batterie, elle pense que c’est la lumière rouge qui signale la mise en charge. Elle allume pour vérifier. Pas de batterie, mais au milieu de la pièce… une petite voiture jaune appartenant à son fils, Francis, allumée, bruyante comme si elle roulait, mais qui ne se déplace pas.
Interloquée par cette scène curieuse, il lui revient à l’esprit le conseil que sa mère lui a donné quelques jours plus tôt : « N’aie pas peur. S’il y a une manifestation, parle, demande si c’est Georges. » C’est ce qu’elle fait et elle s’entend dire d’une petite voix : « » Si c’est toi Georges, éteins et rallume trois fois cette voiture ! »
Presque tout de suite, la voiture s’éteint, le silence tombe dans la pièce, pesant ; Marie-Thérèse, effarée, voit alors la voiture suivre à la lettre ses propres directives, s’éteindre et s’allumer trois fois. La petite voiture enfin démarre et… s’avance vers elle, ne s’arrêtant qu’à un centimètre de ses pieds après un temps d’arrêt, en quelque sorte d’observation, elle négocie un grand virage, puis va se ranger dignement, fière de son exploit, sous le petit lit du garçon et le silence retombe sur la scène…
« Inutile de vous décrire l’état d’esprit dans lequel je me suis couchée, commente Marie-Thérèse. Perturbée, paniquée, je pensais à mon fils que je venais de quitter j’avais peur pour lui, dans ce car filant sur l’autoroute qui l’emmenait avec ses camarades loin de moi ; j’avais peur d’avoir reçu un signe défavorable…
Le lendemain, j’ai voulu en avoir le cœur net et je suis retournée dans la chambre de mon fils. La petite voiture jaune était, bien sûr, toujours sous le lit, anodine, inanimée… le l’ai prise dans mes mains. J’ai constaté qu’elle était sans pile et même qu’elle était hors d’état de fonctionner car elle était cassée… Il m’est revenu alors à l’esprit que la lumière rouge ne s’allumait sur cette voiture que lorsqu’elle roulait et jamais à l’arrêt, contrairement à la scène que j’avais découverte la veille…
J’ai appelé tout de suite maman et lui ai raconté l’histoire dans tous ses détails. Elle m’a expliqué sa signification, me démontrant, au contraire de ce que j’avais pensé, que Georges s’était manifesté pour me rassurer sur le sort de mon fils. Effectivement, quelques instants après, j’avais des nouvelles de Francis : tout allait fort bien pour lui. »
AUTRES FAITS
Depuis, les manifestations ont continué mais avec des périodes d’arrêt. Quand Marie-Thérèse a déménagé à nouveau, il y a six ans, pour ce nouvel appartement, je ne vous surprendrai pas en disant que les crochets de ses rideaux, sa spécialité en quelque sorte, ont manifesté rapidement, une foi de plus, leur goût de la liberté en s’entrechoquant à nouveau.
Mais voici un autre fait : « Un samedi soir, reprend-elle, nous allions tous en famille au restaurant. Comme d’habitude, je fais un petit tour d’inspection avant de partir et vérifie si tout est en ordre. En rentrant quelques heures plus tard, notre stupéfaction à tous les quatre est totale, quand, en arrivant dans l’entrée, nous apercevons à travers la porte vitrée la salle de séjour éclairée. Effectivement, la lumière du meuble de la bibliothèque est allumée. Notre surprise est d’autant plus grande que nous l’utilisons rarement, uniquement quand nous avons des visiteurs, ce qui n’a pas été le cas depuis plusieurs jours. Par ailleurs, la mise en route est assez difficile d’accès. Mon mari et les deux enfants qui ont constaté avec moi, au moment de partir, que tout était en ordre restent sans voix. Pour une fois, ils sont tous témoins et j’en suis bien heureuse.
Plus récemment, il s’est agi d’un phénomène très différent. Le soir j’arrose les plantes qui sont sur le balcon et depuis très longtemps j’ai pris l’habitude, après m’en être servie, de laisser mon pot toujours plein d’eau dans la cuisine. Ce soir-là, je juge que cette habitude ne se justifie pas et délibérément, je décide de laisser le pot vide sur la table. En raison d’un mal de tête dans la soirée, je retourne à la cuisine prendre un cachet. je n’ai pas besoin de tourner le robinet, le pot a été rempli par une main prévenante et m’attend…
LA DERNIÈRE MANIFESTATION
La dernière manifestation de Georges remonte à fin février 1990 et a stupéfié toute la famille par son audace, puisqu’elle s’est déroulée dans la rue, posant même quelque problème au mari de Marie-Thérèse, ingénieur, rigoureux comme un scientifique…
« Nous nous étions rendus avec mon mari, en voiture, rue de Lourmel, pour faire une course. Ce jour-là, presque toutes les places de stationnement étaient occupées. Mon mari arrive tant bien que mal à stationner son véhicule entre deux voitures, relativement rapprochées l’une de l’autre, si bien que la nôtre se retrouve à environ trente ou quarante centimètres du trottoir, débordant, évidemment, du côté de la circulation.
Mécontent, et conscient de la gêne comme du risque que le véhicule constitue, il me propose de rester dans la voiture et de m’attendre. Tenant à sa présence lors de mon achat, et persuadée que notre absence sera de très courte durée, j’arrive à convaincre mon mari de venir quand même avec moi. Nous nous attardons le moins possible et ressortons quelques minutes plus tard… La voiture nous attendait soigneusement rangée au ras du trottoir…
Nous nous sommes regardés l’un et l’autre abasourdis par ce que nous découvrions et constations. Nous avons supposé un instant quelle avait pu être déplacée, parce qu’elle gênait. L’idée était tentante, mais en fait peu crédible car difficile à réaliser compte tenu du peu de place qu’il y avait autour ; par ailleurs il eût été bien difficile, étant donné son poids, de la remettre impeccablement si près de la bordure du trottoir. Elle était d’ailleurs si bien garée, que mon mari dû faire beaucoup de manœuvres pour la sortir, plus qu’il n’en avait fait pour stationner en arrivant, et pour cause…
J’ai, bien sûr, raconté à ma mère ce qui nous était arrivé. Un peu plus tard, à Pau, après une conférence de Maman, Georges a confirmé à Mme Palus qui est médium, qu’il était bien le responsable du déplacement du véhicule et a expliqué ce qui s’était passé. Voyant que la voiture gênait un peu, il en avait profité, avec le concours d’autres entités, pour apporter ce témoignage à mon mari dont l’oncle, que nous aimions tous beaucoup, avait été conduit au cimetière la veille. Ils avaient donc allégé la voiture totalement de son poids en accélérant les vibrations, puis ils l’avaient déplacée progressivement. Le plus difficile, prétendit Georges, ne fut pas de réaliser ce transfert de quelques centimètres, mais bien plus de l’effectuer sans se faire remarquer… » Évidemment, les choses sont appréciées d’une manière toute différente vue de l’autre monde, on veut bien le croire…
UNE VIE NORMALE
Marie-Thérèse croit, maintenant, à l’après-vie. C’est d’ailleurs une fidèle abonnée de la Revue de l’Au-delà. Toutes ces manifestations viennent, elle le sait, de Georges. Cela ne la dérange pas, cela ne la dérange plus. Une chose évidente, elle ne vit pas du tout polarisée par ces manifestations qui tendent de toute façon à se raréfier. Elle tient, dit-elle, à continuer de mener une vie très normale, à bien garder ses pieds sur la terre ferme, pour elle évidement mais aussi pour les siens et, en particulier, pour ses enfants, pour que ceux-ci vivent dans un cadre tout à fait normal. Après tout, c’est une attitude sage, qui donne encore plus de force à son témoignage. C’est sans doute une bonne façon de considérer les phénomènes parapsychologiques : les admettre sans crainte, en considérant qu’ils font partie de notre vie, puisqu’il n’y a qu’un seul voile qui nous sépare de l’autre monde.
PS : Vous étonnerai-je si je vous dis qu’en rédigeant la relation de ma conversation avec Marie-Thérèse Rimbault, il m’a semblé à plusieurs reprises entendre des petits tapotements sur la vitre de la fenêtre qui se trouvait à moins d’un mètre de moi ? On ne manque pas d’humour dans l’autre monde, nous en avons fait plusieurs fois la remarque. Georges n’a pas manqué l’occasion !