À la rencontre de l'Au-delà…

La belle histoire de Noël : L'étranger à la chemise blanche 

Pour beaucoup d’entre nous, la fête de Noël conserve au fil des ans une aura un peu spéciale car elle est associée souvent à des souvenirs d’enfance où après la messe de minuit, il y avait le chocolat chaud, et où le lendemain les parents se transformaient sans le dire en pourvoyeur de cadeaux. Ceux qui en avaient les moyens car, comme nous allons le voir dans le récit de Julie, bien des familles, hier comme aujourd’hui, peuvent avoir bien du mal à faire plaisir à leurs enfants.

Julie Wilkins appartenait à une famille de paysans qui vivait dans l’État du Dakota du Nord, État du nord des États-Unis et frontalier avec le Canada, à 500 km du parc de Yellowstown dans les Rocheuses, aux hivers particulièrement froids. Ses parents avaient vécu la débâcle de 1929. Et, un peu comme dans le film Les raisins de la colère, ruinés, ils avaient dû abandonner la ferme de la famille qui leur avait toujours permis de vivre jusqu’à la crise. Ils avaient dû la quitter avec leurs quatre enfants : Steve, Larry, Merrie et Julie juste âgée de huit ans. Tout allait de mal en pis. Non seulement ils avaient perdu leurs biens, mais Madame Wilkins était tombée malade peu après et elle était morte de la typhoïde l’été d’après. Ils avaient trouvé refuge dans une vieille ferme, plus ou moins abandonnée, si vétuste, que c’était sans exagération comme on dit, la maison des courants d’air, malgré les fenêtres obturées tant bien que mal avec du papier goudronné. L’hiver étant venu, toujours rigoureux dans cette région, la famille se réchauffait autour d’une vieille chaudière à mazout et c’est ainsi avec leurs doigts gourds que les enfants faisaient courageusement leurs devoirs.

Dans ces conditions de vie si difficiles, la petite Julie, la plus jeune, ne tarda pas à tomber malade, un peu avant Noël. Étant donné leur situation financière plus que précaire, il n’était évidemment pas question d’appeler un docteur ou de chercher mêmes quelque remède chez le pharmacien de la petite ville toute proche. Monsieur Wilkins avait réussi à trouver du travail chez un vieil agriculteur. Mais pendant l’hiver, il n’y avait pas de travail pour lui. Il travaillait donc à temps partiel dans un silo élévateur. Leurs revenus déjà bien faibles s’étaient encore amenuisés. Pour soigner sa fièvre, ses frères et sœurs avaient renoncé à la seule couverture que chacun d’eux avait, c’est tout ce que l’on pouvait faire pour elle afin de faire tomber la fièvre. C’était un gros effort de leur part, car d’habitude ils circulaient tous dans la maison glaciale avec leur couverture sur le dos.

Pour toute la famille Wilkins, ce serait le premier Noël sans la maman, et chacun de ses membres avait un petit pincement au cœur en pensant aux Noëls d’avant, pas si éloignés pourtant, avec les cadeaux et les repas de ces jours de fête. Ils n’avaient jamais été riches, mais ils vivaient convenablement, ils ne manquaient de rien et Maman, leur chère Maman était là…

Leur père ne disait rien, même s’il avait du mal à dissimuler son chagrin et son désarroi. Et Julie évitait donc de parler de son état, ne voulant pas l’accabler davantage.

« Une fois, raconta Julie, bien des années après, pendant que les autres étaient à l’école, je suis restée couchée toute la journée et j’ai prié pour qu’on ait d’autres « couvertures » et « un peu plus d’argent » afin de passer un beau Noël et pour que mon père n’ait pas à travailler aussi fort. »

Ce jour-là la fièvre avait continué de monter et Julie s’était pelotonnée dans ses couvertures, tout près de la chaudière, attendant ses frères et sœurs. Elle attendait surtout sa sœur Merrie, l’aîné, qui par la force des choses veillait sur ses deux frères et sa petite sœur et qui savait toujours ce qu’il fallait faire pour les aider. Bien qu’elle soit perdue dans ses pensées, et bien abattue par la fièvre, Julie ne manqua pas de sursauter quand elle entendit la porte d’entrée s’ouvrir. Elle ne comprenait pas ce qui se passait parce qu’elle était persuadée que son frère Steve l’avait fermée comme d’habitude en partant à l’école.

À peine avait-elle eu le temps de se retourner pour voir qui arrivait si tôt, qu’un fort bel homme entrait dans la pièce. « Il était assez grand, bien bâti, avec des cheveux blonds qui lui tombaient presque sur les épaules. Je n’avais jamais vu un homme dans la région avec des cheveux aussi longs. »

Assez étonnée de cette intrusion, elle lui expliqua posément qu’il n’avait rien à faire là, qu’il était entré dans une propriété privée. Ses propos ne parurent pas vraiment l’émouvoir car il se contenta de lui sourire, mais sans répondre. L’homme dont les yeux bleus étaient éclatants et qu’elle n’oublia jamais lui fit seulement un petit signe de la main, apaisant, comme s’il lui faisait comprendre qu’elle ne devait pas s’inquiéter, qu’il n’avait pas de mauvaises intentions.

C’est alors qu’elle remarqua qu’il transportait quatre couvertures sous le bras. Couvertures qu’il déposa d’ailleurs dans l’instant sur la table de la cuisine à son grand étonnement. C’était vraiment étrange de sa part, mais ce qui l’était encore bien davantage comme elle le remarqua vite en le dévisageant c’est qu’il était habillé d’une façon bizarre. Il ne portait qu’une simple chemise blanche et portait un jean. Dans le Dakota en plein hiver, c’était absolument délirant, personne n’aurait eu l’idée de s’habiller ainsi sauf à vouloir se suicider !

Julie avait bien compris qu’il voulait lui laisser les couvertures, mais il lui semblait qu’il en avait encore plus besoin qu’elle et c’est pourquoi elle lui dit : « Vous devriez en garder une pour vous, Monsieur, sinon vous allez mourir de froid dehors. »

Ceci fit sourire l’étranger, qui il s’adressa à elle avec une voix chantante lui déclarant qu’il n’en aurait pas besoin que ces couvertures étaient pour eux.

Juste avant de repartir, il sortit quatre billets de 20 $ de sa poche qu’il déposa sur les couvertures disant : « Un peu plus d’argent » avec un large sourire. Il s’éloigna en direction de la porte et se retourna juste avant de sortir disant : « Tu vas bientôt guérir Julie. Joyeux Noël » Et il disparut dans l’ombre qui envahissait cette fin de journée.

Julie se rappela alors les prières qu’elle avait faites pour avoir des « couvertures », « un peu d’argent » pour que son père travaille moins. Tout ce qu’elle avait demandé était là sous ses yeux ! Elle en était persuadée, elle avait vu un ange !

Elle n’eut plus qu’une seule hâte que ses frères et sœurs reviennent vite de l’école pour qu’elle puisse leur raconter ce qui s’était passé, la visite de l’ange avec les couvertures et l’argent pour aider leur père.

C’est ce qu’elle fit toute excitée à leur arrivée. Sa sœur Merrie trouva que sa fièvre était encore élevée et la couvrit avec les nouvelles couvertures.

Bientôt ce fut à son père de rentrer épuisé par son dur labeur. Julie lui raconta avec toute sa verve son entrevue avec l’ange, lui montra les couvertures et l’argent qu’il avait laissé. Son père fut très heureux de cette rentrée d’argent inopinée qui tombait fort bien pour régler quelques factures en retard et améliorer l’ordinaire de ses enfants. Mais il ne crut jamais à l’ange dont avait parlé Julie. Pour lui il ne pouvait s‘agir que de quelqu’un des fermes environnantes qui avait eu connaissance de leur état misérable et avait eu la générosité en cette veille de Noël de faire ce beau geste.

Curieusement, le bel homme blond ne refit jamais parler de lui, personne ne le revit plus dans le voisinage. Les 80 € n’étaient certes pas une fortune, mais dans ces temps de détresse, ils représentaient une somme tout à fait raisonnable et appréciable pour aider des fins de mois difficile.

Quant aux frères et sœurs de Julie ils accordèrent toujours foi aux dires de leur sœur. Après tout, couvertures et argent étaient bien apparus dans la maison mystérieusement, miraculeusement.

Des années après, Julie restait toujours persuadée, et toute sa vie, qu’elle avait vu un ange et elle se disait certaine qu’elle le reverrait un jour… quand elle regagnerait l’Au-delà.

Cette belle histoire de Noël montre une nouvelle fois que la foi fait des miracles et que nous sommes entendus dans nos prières faites avec ferveur. Car ce n’est pas le seul miracle de ce genre, notamment à Noël. Pour nous tous, en ces temps difficiles, c’est une bien belle incitation à croire à ce futur tout proche dont nous parlent les messagers. C’est aussi l’occasion de nous rappeler que si nous faisions davantage confiance aux forces de l’Au-delà, notre Terre se porterait certainement beaucoup mieux. ∆

dessin de David Lee Fong © (toutes reproductions interdites)

Le gant de Père Pio

par Étienne Drapeau


Dave Bennet et sa femme Cindy se préparaient à fêter Noël, en cette fin d’année 2000. Il leur faudrait beaucoup de courage, car Dave venait d’apprendre qu’il était atteint d’un cancer déjà évolué des os et des poumons. Sa colonne vertébrale était même atteinte par la maladie et trois disques étaient rongés. En raison de la chimiothérapie et radiothérapie, le pauvre homme avait des nausées, auxquelles s’ajoutaient des difficultés respiratoires. Oui, il se sentait très faible… déprimé…

Dave souffrait mais n’avait pas peur de la mort, comme il aurait été normal de le penser. En effet, quand il travaillait sur un navire de recherches océanographique, voici bien des années, il avait été emporté par une lame, lors d’une tempête. Il avait bien cru à ce moment son dernier jour arrivé. Mais alors qu’après avoir suffoqué dans l’eau glacée, ses poumons prêts à exploser il sombrait dans le noir, il avait été attiré par une lumière, sans qu’il ne ressente plus de suffocation. Il avait rencontré des êtres de lumière, avait revu toute sa vie, ressentant les peines et joies qu’il avait pu donner aux autres. Ce n’était pas un jugement, plutôt une découverte de sa vie, en fait une leçon. Un moment, il avait été tout désorienté car il lui semblait que les êtres de lumière parlaient de son avenir. Et puis il avait entendu : « Ce n’est pas le bon moment, tu dois retourner d’où tu viens ! ». Non, depuis Dave n’avait plus peur de la mort. Il souffrait terriblement…

Quant à Cindy, assise près de lui, elle réalisait que, pour la première fois, elle ne passerait pas Noël avec ses frères et sœurs, compte tenu de l’état de Dave. Elle pensait qu’elle pourrait peut-être aller voir sa famille le lendemain de la fête, même si probablement certains seraient déjà repartis.

Elle était encore plongée dans ses réflexions quand le téléphone sonna. Une de ses connaissances, Nancy, voulait savoir si elle connaissait père Pio. Bien sûr, elle le connaissait, ayant été en Italie. Elle avait même été sur sa tombe. Son amie lui rapporta quand même tous les charismes qui l’avaient rendu si célèbre et notamment celui de guérison. Elle en vint à lui parler, c’était son idée de départ, connaissant la maladie de Dave, d’un gant ayant appartenu au saint qui avait déjà guéri plusieurs malades. Elle lui proposa d’entrer en contact avec une personne qui pourrait sans doute lui donner d’avantage d’informations sur ce gant.

Cindy apprit de celle-ci qu’elle appela l’ange de Noël, qu’un prêtre qui avait vécu près de père Pio était revenu dans son ancienne paroisse de Brooklyn, le fameux quartier de New York. Elle lui expliqua qu’il avait ramené deux mitaines lui ayant appartenu, mitaines qu’il portait pour dissimuler ses stigmates et empêcher le sang de couler, ainsi qu’un morceau de drap provenant de son lit. L’un de ces gants, disait-elle, avait déjà fait des miracles parmi les paroissiens. Le prêtre qui en avait gardé un, avait donné l’autre à sa sœur qui l’avait elle-même mis à la disposition de la communauté. Il faisait donc le tour des fidèles, très attendu évidemment par tous, et la liste d’attente était des plus longues. Elle précisa que c’était justement son tour de le recevoir, en cette veille de Noël, qu’elle pourrait le garder seulement pendant deux jours. Elle se proposait d’en faire bénéficier quelqu’un, Dave s’il le voulait, puisque leur amie commune, Nancy, lui avait parlé de son cancer. Ce dernier étant si fatigué pour aller chez elle, cette dernière proposa de se déplacer. Ce qu’elle fit tout de suite malgré le blizzard qui soufflait ce jour-là dans ce lieu montagneux et élevé où habitaient Dave et Cindy.

Installée dans la salle de séjour, la visiteuse avait sorti d’un coffret en bois, une photo de père Pio, un petit livre et précautionneusement le gant, une mitaine. Une croix rudimentaire était cousue sur le dessus et à l’intérieur une petite pièce de tissu marqué d’un x indiquait là où devait se trouver le stigmate. Un étrange parfum de rose s’en dégageait d’une surprenante effluve. De même que du morceau de drap, une fois qu’il fut sorti de son enveloppe en plastique.

Aussitôt qu’il prit le gant, Dave devint tout calme. « Au début, a-t-il raconté, j’ai simplement ressenti une sorte d’amour semblable à celui que j’avais connu lors de mon expérience de vie après la mort. Quand je touchais le gant, j’expérimentais à nouveau la lumière, mais pas complètement. Afin de revenir à la vie après avoir frôlé la mort, il faut accepter cettelumière. J’avais eu de la difficulté à garder mon cœur ouvert et à rester conscient de l’amour et de la lumière, à cause de ma grande fatigue et des effets provoqués par les médicaments. Mais j’éprouvais les sentiments avec mon cœur et non avec mon esprit. Je sentais que mon cœur s’ouvrait et je percevais la lumière et l’amour, aussi bien comme Esprit que comme émotion humaine puisqu’il s’agissait d’un immense amour inconditionnel. (…) quand j’ai touché le gant, j’ai eu l’impression que certaines barrières tombaient et que mon cœur s’ouvrait et s’illuminait à nouveau. Je dirais que mon esprit exultait. » Sa gorge s’est rapidement serrée et les larmes ont coulé. Ce qu’il ressentait n’était pas seulement spirituel mais aussi physique. Lui qui avait perdu toute sensibilité dans la main à cause de lésions des nerfs, venait de réaliser tout à coup qu’il sentait le gant…

Tandis que la visiteuse continuait à parler de père Pio et de ses confessions si extraordinaires, Dave avait l’impression de se confesser en revivant tout ce qui lui était arrivé depuis son expérience et particulièrement sa vie naufragée par la maladie.

À un moment, Dave a tendu le gant à Cindy qui a ressenti à son tour un grand calme et le parfum de rose a envahi la pièce les submergeant et les imprégnant de sérénité et de paix… Un peu plus tard la visiteuse a téléphoné à une autre personne pour prendre rendez-vous avec elle afin que celle-ci puisse bénéficier aussi des vertus de ce gant miraculeux.

Le soir de cette journée mémorable, alors qu’ils étaient couchés, Dave sentait toujours ce parfum de rose au contraire de son épouse. Mais il suffit que Cindy lui prenne la main pour qu’elle le perçoive à nouveau et s’endorme rapidement. Dave s’endormit un peu plus tard  baignant dans une sérénité qu’il avait rarement connue et surtout pas depuis sa maladie.

Vers deux heures du matin pourtant il se réveilla. L’odeur de rose était devenue si forte qu’il se mit à pleurer. « Je sentais mon cœur grand ouvert. La lumière de mon esprit brillait aussi vivement qu’au moment de mon expérience de vie après la mort. Je me suis donc levé pour méditer et simplement laisser cette énergie m’imprégner. » Une ouverture se faisait en lui : « aider les personnes souffrant d’une maladie fatale » en communiquant sur tout ce qu’il avait appris à travers sa maladie. Tout cela lui paraissait maintenant très clair, évident.

Il dit, depuis, qu’il se sert de cette méditation pour faire face à sa propre maladie. Il espère bien sûr guérir et avec Cindy ils prient souvent, ayant pris conscience que leur existence avait été recentrée.

Leur espoir s’est encore fortifié après l’examen de routine fait après Noël, puisqu’il a révélé que la tumeur s’était anormalement stabilisée.

Leur reconnaissance est grande vis-à-vis de celle qu’ils appellent leur ange de Noël. Elle leur a raconté qu’après être partie de chez eux, elle n’avait pas pu rencontrer la personne qu’elle avait contactée. Elle avait pu cependant lui parler après au téléphone, en tenant le gant dans sa main. Chacun avait prié de son mieux pour sa guérison et au dernier examen le médecin ébahi n’avait plus trouver trace de sa tumeur !

La seconde personne qu’elle avait rencontrée ce même jour avait un sérieux problème de vue. Elle avait tenu dans sa main, comme Dave, le gant de père Pio et sa vue était depuis redevenue normale réenchantant sa vie. Le gant porté par les prières de tous continuait ses prodiges.

Père Pio a dit : « L’amour est l’ingrédient essentiel pour soulager la souffrance » . Le sien est si grand qu’au-delà de sa mort survenue il y a 43 ans, il continue, plus que jamais à le dispenser, apportant ses bienfaits. Comment s’étonner de la peine qu’il prend pour nous éclairer sur le devenir de la Terre et nous inciter à nous ouvrir sur notre prochain, à prier et à bénir.

Faisons-lui confiance. À travers l’épisode qui vient d’être rappelé, comment ne pas comprendre que l’amour qu’il a porté durant toute sa vie de moine obéissant est le plus grand des sésames pour chacun de nous et pour que notre planète retrouve paix et sérénité qui lui font tant défaut en cette période de Noël. ∆

 

1- Miracles de Noël De Brad Steiger et Sherry Hansen Steiger - éd. ADA-2001

 

Un fantôme aux Communes

par Étienne Drapeau


La conception trinitaire de l’homme, c’est-à-dire détenteur d’un corps physique, d’un corps spirituel et d’une âme, est encore aujourd’hui, pour nombre de contemporains, une vue de l’esprit. Que notre corps physique puisse posséder un double restant invisible, notamment, paraît à certains dénué de bon sens. Certes, on parle de manifestations fantomatiques, mais il s’agit d’êtres décorporés et toutes ces manifestations font surtout peur et n’entraînent aucune réflexion, encore moins une recherche pour en examiner le bien fondé. Qu’il y ait éventuellement un rapport entre ce corps invisible et ces manifestations paraît de surcroît des plus aléatoires, pour ne pas dire davantage.

Quoi que beaucoup en pensent, ce corps invisible existe bien, et on peut constater la preuve de sa réalité dans certains cas, certes exceptionnels, mais qu’il est difficile parfois de remettre en cause. Ici même, nous avons consacré déjà une rubrique à cette question où nous avons évoqué les bilocations de mère Yvonne-Aimée de Malestroit au nombre de 151 en vingt-quatre ans, dont certaines ont été rapportées par un de ses amis, le père La butte.1 Les récits hagiographiques constituent,
comme de bien entendu, une mine précieuse de ce type de témoignages.

Néanmoins, parfois, au détour d’une conversation, et le plus souvent en privé, on vous confiera avoir vu au réveil, par exemple, le corps plus ou moins translucide d’une personne toujours en vie, comme cela est arrivé, par exemple, à un membre de ma famille.

La difficulté inhérente à ces témoignages réside dans le fait qu’on les qualifie le plus souvent de subjectifs, du moins par leurs détracteurs. De fait, une seule personne constate le phénomène, et celui ou celle qui en fait l’objet ignore le plus souvent avoir été aperçu ailleurs qu’à l’endroit où il se trouvait... C’est ainsi que Victor Hugo a été vu, lors de son exil à Guernesey, sur la plage avec son chien, alors qu’il était au même moment dans son bureau en train d’écrire. Le chien n’était pas en laisse, contrairement au règlement en vigueur dans l’île, ce qui avait surpris le spectateur de la scène et l’avait amené, parla suite, à interpeller le poète, fort étonné de la remarque qui lui était faite mais qui put se justifier, ayant été vu au même moment dans son bureau.

Quand il y a répétition du phénomène par rapport à la même personne, la contestation devient évidemment déjà plus difficile. Mile Saget, dont le cas est fort connu dans les annales
de la parapsychologie, en est un des meilleurs exemples que l’on
puisse trouver. Cette personne qui était professeur dans des institutions de jeunes filles fut obligée, tout au long de sa vie, de changer d’établissement. La raison en était que ses élèves la voyaient assez souvent en deux endroits à la fois. Ceci finissait toujours par provoquer ragots et commentaires, inquiétude des proches et finalement renvoide la jeune femme par la direction qui voyait ses élèves fuir l’établissement, les parents prenant peur devant ce phénomène incompréhensible et se hâtant de retirer leurs enfants ou menaçant de le faire.

Fort heureusement, et même si  des milliers de cas ont été recensés mettant en évidence le corps invisible de l’être humain, il en existe quelques uns, où les plus sceptiques se trouvent fort dépourvus d’arguments pour en contester l’existence. Il en va ainsi, lorsque le phénomène se déroule dans un lieu particulier, de surcroît centre de décisions des affaires d’un pays... avec plusieurs protagonistes connus évidemment de tout un chacun.

C’est ce qui s’est passé, voici presque un siècle, en 1905, avec l’apparition à la Chambre des Communes du fantôme d’un député. Le phénomène n’est pas passé inaperçu à l’époque puisque tous les grands journaux de Londres en ont fait leur manchette : le Daily Express, l’Evening News, le Daily News, du 17 mai1905, l’Umpire, du 14 mai, etc.

Tous ont rendu compte de l’apparition, en pleine séance du Parlement, à la Chambre des communes, du fantôme d’un député, le major sir Carne Rasch, retenu à ce moment
chez lui par une indisposition. Trois autres députés ont d’ailleurs attesté de la réalité de cette manifestation. Voici comment l’un d’eux, sir Gilbert Parker a rapporté les faits, dans le journal Umpire du 14 mai 1905 : « Je voulais participer au débat, mais on oublia de m’appeler. Pendant que je regagnais ma place, mes yeux tombèrent sur sir Carne Rasch, assis près de sa place habituelle. Comme je savais qu’il avait été malade, je lui fis un geste amical, en lui disant:
- J’espère que vous allez mieux !

Mais il ne fit aucun signe de réponse. Cela m’étonna. Le visage de mon ami était très pâle. Il était assis, tranquille, appuyé sur une main ; l’expression de sa figure était impassible et dure.

Je songeais un instant à ce qu’il convenait de faire ; quand je me retournai vers sir Carne, il avait disparu. Je me mis aussitôt à sa recherche, espérant le trouver dans le vestibule. Mais Rasch n’y était pas ; personne ne l’y avait vu... ».

Mais que pensait le major sir Carne Rasch du phénomène qui lui était imputé ? Le journaliste d’Umpire ne craint pas d’écrire, ce qui a dû laisser
perplexe beaucoup de gens, que « Sir Carne lui-même ne doute pas d’être réellement apparu à la Chambre, sous forme de double, préoccupé qu’il était de se rendre à la séance, pour appuyer de son vote le gouvernement. »

« Testis unus, testis nullus » (un seul témoignage est sans valeur), comme disaient les Romains ; mais, ainsi que nous l’avons dit plus haut, il existe, en l’occurrence, fort heureusement, plusieurs témoignages concomitants. En effet, dans le journal Daily News, du 17 mai 1905, sir Arthur Hayter, un autre député, ajoute son témoignage à celui de sir Gilbert Parker. Il dit que lui-même, non seulement vit sir Carne Rasch, mais attira l’attention de sir Henry Campbell Bannerman sur sa présence à la Chambre.

Que le phénomène ait eu lieu à la Chambre des communes ou chez un particulier, ne change rien, nous en sommes bien d’accord, sur sa nature. Mais la qualité des témoins
et leur nombre rendent tout simplement le fait plus difficile à critiquer par ses contempteurs.

Pour nous, il ne fait pas de doute, car dans de nombreux cas, le phénomène du fantôme de vivant a été conforté par la réaction des animaux (des chiens, des chats2 par exemple), et aussi par le fait que les
dits fantômes ont aussi agi sur la  matière, ouvrant des portes. Des investigations ont été aussi menées, il y a déjà fort longtemps, au cours desquelles il a été prouvé que des plaques photographiques pouvaient être impressionnées par le fantôme d’un homme endormi, vivant à 50 km du lieu de l’expérience. « L’extériorisation ou dédoublement de l’être humain peut être provoqué par l’action magnétique. Des expériences ont été faites, et devant elles aucun doute n’est possible. Le sujet, endormi, se dédouble et va produire, à distance, des actes
matériels », écrit Léon Denis dans Le problème de l’être et de la destinée.

Compte tenu des moyens techniques qui existent maintenant, on peut regretter que des expériences ne soient tentées aujourd’hui, avec des protocoles exigeants, pour apporter de nouvelles preuves de l’existence de ce double.

Pour tous ceux qui doutent de la survivance, l’existence du corps spirituel, après avoir abandonné à la mort le corps physique, paraîtrait trouver une nouvelle validation. Lorsqu’un décédé se manifeste, c’est ce corps énergétique qui devient visible, de la même façon qu’il le fait déjà parfois de son vivant.

Comme le dit si souvent Georges Morrannier dans ses messages, la parapsychologie a besoin du renfort de la Science, car c’est ainsi que sera mise en évidence, pour tous, la
nature véritable de l’homme, ou tout au moins une première approche, mais riche de perspectives spirituelles.

1- Il l’a rencontrée dans une rame du métro, alors qu’il sait qu’elle est emprisonnée par la Gestapo. Elle lui confirme qu’elle est bien en prison et qu’elle est en train de subir la torture. Le soir, alors qu’il se trouve dans le bureau de la sœur, elle sera translatée, tout ébaubie de se retrouver chez elle,le prenant, tout d’abord, pour unde ses tortionnaires. Elle était sortie des griffes de la Gestapo.

2- Dans l’Âme des animaux (page 134), Jean Prieur cite le cas suivant : une femme rêve qu’elle quitte sa chambre, traverse le salon, passe devant son mari qui lit dans un fauteuil et retourne se coucher. Lorsqu’elle raconte ce rêve à son mari, il lui apprend qu’il a vu les trois chats de la maison
faire exactement le même trajet..Ils avaient suivi leur maîtresse, sans faire la différence avec son corps physique. « Si un médium avait été présent, conclut Jean Prieur, il aurait vu ce qu’ils ont vu : un fantôme de vivant. »

 


A en perdre la tête

par Étienne Drapeau


Les faits se déroulent, voici un peu plus de deux siècles. Ils ont été consignés par un des participants, La Harpe1, et étudiés plus tard par le poète Gérard de Nerval. Ils étaient connus de nombreuses personnes à Paris avant la Révolution, et même dans certaines cours étrangères, comme celle du Tsar. Ils font intervenir un certain Jacques Cazotte, administrateur de la marine royale, connu pour sa bravoure, et auteur de contes, de chansons et d’un livre à succès

Le diable amoureux. Passionné d’occultisme, on le disait « un peu voyant ». En fait, il était un des adeptes de Martinez Pasqualis, dont la doctrine était d’ « aider l’homme à retrouver les facultés perdues au moment de la chute d’Adam ». D’après ce qu’il disait lui-même, il était capable de « visions prémonitoires qui passaient devant son œil intérieur avec la rapidité de l’éclair ». Ses travaux ne l’empêchaient pas d’avoir une vie mondaine et de fréquenter, comme on va le voir, des personnages de la cour, des académiciens et des écrivains. Le dîner que rapporte donc l'académicien La Harpe 2, se déroule un soir de janvier 1788 chez le Prince de Beauvau, de l’académie également. Outre ces deux personnes, les autres protagonistes importants s’appellent Chamfort, Condorcet, la duchesse de Grammont et le fameux Cazotte. Les invités font pour l’heure assaut de bel esprit. Les propos se veulent libérés de tous préjugés et même parfois lestes. On tient des propos antireligieux, on encense Voltaire. Un des invités, se laisse aller même à dire, faisant référence aux sujets abordés quelques instants plus tôt : « Je suis aussi sûr qu’il n’y a pas de Dieu que je suis sûr qu’Homère était un sot ». On parle aussi beaucoup de la révolution à venir.

.

On s’esclaffe. On lui rétorque qu’il n’est pas besoin d’être sorcier pour dire cela. Il insiste : «

Soit, mais peut-être faut-il l’être

un peu plus pour ce qui me reste à vous dire. Savez-vous ce qui arrivera de cette révolution, ce qui en arrivera pour vous, tant que vous êtes ici, et ce qui sera la suite immédiate, l’effet bien prouvé, la conséquence bien reconnue ? »

 


Quand une voix s’élève, qui n’était pas encore intervenue. C’est celle de Cazotte. « Messieurs, déclare-t-il, avec beaucoup de sérieux, soyez satisfaits ; vous verrez tous cette grande et sublime révolution que vous désirez tant. Vous savez que je suis un peu prophète, je vous le répète, vous la verrez ».


- Vous, monsieur de Condorcet, vous expirerez étendu sur le pavé d’un cachot ; vous mourrez du poison que vous aurez pris pour vous dérober au bourreau, du poison que le bonheur de ce temps-là vous forcera à porter toujours sur vous… »

L’assistance, interloquée tout d’abord, se reprend et éclate de rire. Condorcet lui-même remarque :

- Monsieur Cazotte, ce conte est moins plaisant que votre « Diable amoureux ». Mais quel diable vous a mis dans la tête ce cachot, ce poison et ces bourreaux ? Qu’est-ce que cela peut avoir de commun avec la philosophie et le règne de la raison ?

- C’est très simple, répond Cazotte, c’est au nom de la philosophie, de l’humanité, de la liberté et sous le règne de la raison qu’il vous arrivera de finir ainsi et ce sera bien le règne de la raison, car alors elle aura des temples et même il n’y aura plus dans toute la France, en ce temps-là, que des temples de la Raison...

Certains des invités pensent alors, comme la duchesse de Grammont, que le vin lui monte à la tête...     - Par ma foi, remarque Chamfort, vous ne serez pas un des prêtres de ce temple-là !

- Je l’espère ; mais vous, monsieur, de Chamfort, qui en serez un, et très digne de l’être, vous vous couperez les veines de vingt-deux coups de rasoir et pourtant vous n’en mourrez que quelques mois après !

On se regarde et on rit encore.

 

Mais Cazotte continue imperturbable aux réactions qu’il suscite

- Vous, Monsieur de Vicq d’Azir qui riez tant, vous ne vous ouvrirez pas les veines vous-même ; mais après vous les avoir fait ouvrir six fois dans un jour, après un accès de goutte, pour être plus sûr de votre fait, vous mourrez dans la nuit. Vous monsieur de Nicolai, vous mourrez sur l’échafaud ; vous, monsieur Bailly, sur l’échafaud...

- Ah ! Dieu soit béni ! dit Roucher, il paraît que Monsieur n’en veut qu’à l’académie ; il vient d’en faire une terrible exécution ; et moi grâce au ciel…

- Vous, vous mourrez sur l’échafaud ! - Oh ! c’est une gageure, s’écrie-t-on de toutes parts, il a juré de tout exterminer !

- Non, ce n’est pas moi qui l’ai juré, dit Cazotte et il reprend après un silence son explication : Ceux qui vous traiteront ainsi seront tous des philosophes, auront à tout moment dans la bouche toutes les mêmes phrases que vous débitez depuis une heure, répéteront toutes vos maximes, citeront, tout comme vous, les vers de Diderot et de la Pucelle...

L’assistance commence à avoir le sourire plus difficile. Chamfort trouve que « son merveilleux n’est pas gai ; il est trop patibulaire. Et quand tout cela se passera-t-il ?» questionne-t-il.

- Six ans ne passeront pas que tout ce que je vous ai dit ne soit accompli.

- Voilà bien de miracles, c’est La Harpe qui parle ; et vous ne m’y mettez pour rien.

- Vous y serez pour un miracle tout au moins aussi extraordinaire : vous serez alors chrétien.

Les convives s’esclaffent. Chamfort ne veut pas rater l’occasion de faire un bon mot et déclare :

- Ah ! je suis rassuré ; si nous devons périr que quand La Harpe sera chrétien, nous serons immortels !

- Pour ça, dit alors la duchesse de Grammont, nous sommes bien heureuses, nous autres femmes, de n’être pour rien dans les révolutions. Quand je dis pour rien, ce n’est pas que nous ne nous en mêlions toujours un peu ; mais il est reçu que l’on ne s’en prend pas à nous, et notre sexe... -

Votre sexe, Mesdames, ne vous défendra pas cette fois ; et vous aurez beau ne vous mêler de rien, vous serez traitées tout comme les hommes, sans aucune différence quelconque.

- Mais qu’est-ce que vous nous dites donc là, Monsieur Cazotte ? C’est la fin du monde que vous prêchez.

- Je n’en sais rien, mais ce que je sais, c’est que vous, Madame, vous serez conduite à l’échafaud, vous et beaucoup d’autres dames avec vous, dans la charrette du bourreau et les mains liées derrière le dos.

- Ah ! j’espère que, dans ce cas-là, j’aurai du moins un carrosse drapé de noir.

- Non, madame, de plus grandes que vous iront comme vous en charrette, et les mains liées comme vous.

- De plus grandes dames ? Quoi ? les princesses du sang ?

- De plus grandes dames encore...»

 

L’assistance trouve la plaisanterie un peu longue, et le visage du Prince de Beauvau s’est rembruni. Pour tenter de dissiper le malaise, la duchesse dit d’un ton léger :

- « Vous verrez qu’il ne me laissera pas seulement un confesseur

- Non, madame, vous n’en aurez pas, ni personne. Le dernier supplicié qui en aura un, par grâce sera...

- Eh bien, quel est donc l’heureux mortel qui aura cette prérogative ? demande Condorcet.-

- C’est la seule qui lui restera, et ce sera le roi de France.

 

-C’en est trop. Le maître de maison se lève brusquement et tout le monde avec lui. Il va vers Cazotte et lui dit d’un ton pénétré :

- Mon cher monsieur Cazotte, c’est assez faire durer cette facétie lugubre ; vous la poussez trop loin et jusqu’à compromettre la société où vous êtes et vous-même. »

Cazotte ne répond rien à la remarque du maître de maison et s’apprête à prendre congé, quand la duchesse, espérant encore détendre l’atmosphère, lui demande :

- « Monsieur le prophète, qui nous dites à tous notre bonne aventure, vous ne nous dites rien de la vôtre ?

- Madame avez-vous lu le siège de Jérusalem dans Josèphe ?

- Oh, sans doute ! Qui est-ce qui n’a pas lu cela ? Mais faites comme si je ne l’avais pas lu.

- Eh bien, madame, pendant ce siège, un homme fit sept jours de suite le tour des remparts, à la vue des assiégeants et des assiégés, criant incessamment d’une voix sinistre et tonnante : “ Malheur à Jérusalem ! Malheur à moi-même. ” Et dans le moment, une pierre énorme lancée par les machines ennemies l’atteignit et le mit en pièces. » Et sur un salut, Cazotte s’en va...

 

Deux cents ans après, l’audace de Cazotte nous laisse perplexe. On est en droit de se demander ce qui l’a poussé à faire cette prédiction terrible, d’autant qu’il est rare qu’un voyant aille jusqu’à annoncer la mort, et encore plus une telle hécatombe. On peut émettre quelques hypothèses. Si Cazotte a fait cette prédiction, c’est qu’il espérait peut-être encore, dans son for intérieur, qu’il arriverait à faire réfléchir quelques membres au moins de cette intelligentsia qui était en train de se saborder (comme le laisse supposer son évocation du siège de Jérusalem !). Il se peut aussi, ou en plus, que l’irrévérence, et en particulier, cette remarque d’un convive affichant un athéisme total et provocateur, l’ait amené à dévoiler un secret qu’il détenait déjà, « voyant » alors, tout à coup, pour chacun de ses interlocuteurs le destin tragique...

Certains ont cru pouvoir arguer que, le récit de La Harpe ayant été publié seulement en 1805, il lui était facile d’avoir imaginé cette histoire. En fait, Madame de Genlis confirma que ce texte était conforme à l’histoire qu’elle avait entendue cent fois avant la Révolution. L’écrivain anglais, William Burt, un des convives de ce soir-là, qui a écrit les Observations sur les curiosités de la nature, rapporte dans son livre les mêmes propos. Il est vérifié aussi que la comtesse de Beauharnais déclara à plusieurs reprises qu’elle avait assisté à ce singulier fait historique. Il est probable que le récit de La harpe soit un peu enjolivé mais, les faits sont conformes à la vérité. Quant à Cazotte, il semble bien avoir été un véritable initié... Il mourut le 25 septembre 1794, sur l’échafaud (place du Carrousel), comme il l’avait laissé entendre... ∆

1- Les grandes figures - Guy Breton - Louis Pauwels

2- Ces autres vies que vous avez pourtant vécues - Pierre Neuville.
Extrait de la Revue de l'Au-delà N° 156

 

La mort d'Abraham Lincoln

par Étienne Drapeau

 

6 novembre 1860 : Abraham Lincoln est élu président des États-Unis d'Amérique, qui comptent alors 35 États, par 180 voix sur 303 des grands électeurs. Avocat de Springfield (Illinois) il a déjà été élu à la chambre des Représentants, mais a connu un revers aux élections sénatoriales. Alors que le précédent président, J. Buchanan a accepté l'esclavagisme — pour maintenir l'union — Abraham Lincoln depuis longtemps s'est prononcé et a fait campagne pour son abolition. Le 20 décembre 1861, la Caroline fait sécession. La Géorgie, l’Alabama, la Floride, le Mississippi, la Louisiane et le Texas rejoignent le mouvement sécessionniste. Ces États, en février 1861, s’organisent en Confédération présidée par Jefferson Davis. Ils seront bientôt 11 avec le ralliement de la Caroline du Nord, de l’Arkansas, de la Virginie et du Tennessee, après l’attaque de Fort Sumter qui défend le port de Charleston, attaqué par les Sudistes, le 12 avril 1861. Lincoln décrète l'état d'insurrection, la guerre de Sécession a commencé. Cette guerre fratricide durera 4 ans, 600 000 Américains y perdront la vie — on dit qu’elle fut la première guerre moderne. Le nord antiesclavagiste a gagné, mais Abraham Lincoln, qui a été réélu, mourra assassiné.

Pourquoi rappeler cet épisode difficile de l'histoire des États-Unis ? parce que la vie et la mort de ce grand homme, acteur fondamental de cette époque, sont liées à des phénomènes parapsychologiques part

Venez découvrir notre numéro 224 juin 2017 au prix de 6€.

Destination
Numero

Sommaire

Éditorial
06 : Le message de Jean Prieur
07 : Paroles
08 : Georges Morrannier : Valérie T…
09 : Questions à Jeanne Morrannier
10 : Les messagers de l'Invisible
11 : Chapeau : Le tour de force d'Éco Baba
12 : Entretien avec… Brigitte Lépine
16 : Rubrique : Impressions d'arrivée
18 : Témoignage : Albert Schweitzer par Étienne Drapeau
22 : Bloc-notes : Anticiper par Bruno Lallement
23 : Chronique : Cette chose… par le Dr Jean-Jacques Charbonier
24 : Réflexion : La vie ne revient jamais en arrière par le Père André-Marie - Bénédiction : L'aide à la Terre
25 : Prière et méditation : Les messagers et la prière
26 : Père Pio : La beauté de la Création (message) - Nul n'est prophète en son pays par Mireille Drapeau - La pensée (avril 2017)
29 : Opinion-Réflexion-Études : Hommage à Paule Boilard - Méditations du nouveau monde (extraits) - Messages des guides de Lumière
32 : Actualités : Inter-Religio - Petites nouvelles - rencontres exceptionnelles
35 : Actualités des associations
36 : Conférences et médiumnité : Juin 2017
42 : La vie des animaux : L'animal et la maladie par Étienne Drapeau
43 : Livre du mois : Iris Grace d'Arabella Carter-Johnson par Étienne Drapeau
44 : Bonnes feuilles : Les visions au moment du décès : un VSCD particulier - extrait de : Quand les défunts viennent à nous d'Evelyne Elsaesser
46 : Vous
47 : À découvrir

Offre découverte

Vous n'êtes pas encore abonné à la Revue de l'au-delà et vous aimeriez la découvrir !
Nous vous proposons de recevoir notre dernier numéro (en numérique) gratuitement.
Cette offre découverte étant permanente, vous pouvez en bénéficier dans la limite de 3 numéros.
Pour cela, il vous suffit de remplir la fiche contact et de taper le code suivant : PRAD224.

Nos autres sites :

www.alecoutedeperepio.com
www.alaescuchadelpadrepio.com
www.hortaufpaterpio.com
www.audelafrancoiseflamant.com

Dr Jean-Jacques CharbonierEdwina Descloux Bruno Lallement Anne-Marie Lionnet Yves Linès Etienne Drapeau Pierre PradervandFrançoise Flamant Jean Prieur Mireille DrapeauPère André Marie


Si vous désirez nous contacter

La Revue de l'au-delà
50, chemin de Cabrières 13410 Lambesc

Tél : 09 64 46 25 89 - 04 42 57 12 72 - 06 80 40 21 66 

Dernière mise à jour du site le : 22 juin 2017

Copyright © 2011 - La Revue de l'Au-delà