Mireille Drapeau Mireille Drapeau


D’origine franco-suisse, Mireille Drapeau, qui vit en France, a fait quatre NDE .
Elle est médium depuis son enfance.
Depuis 2004, elle reçoit des messages de l’Au-delà et particulièrement
de père Pio qui  sont publiés chaque mois dans La Revue de l’Au-delà.
Elle donne des conférences dans toute la France.



Mireille Drapeau a publié le livre :
Père Pio, messager de la Nouvelle Terre aux éditions Exergue

Vous pouvez le commander sur ce site à la page livre
Pour en savoir plus rendez-vous sur le site
www.alecoutedeperepio.com




Rencontre avec… Mireille Drapeau

(La Revue de l’Au-delà - n° 99 - février 2006)


Mireille Drapeau est Suisse, d’ascendance française par sa mère. Nous vous avons présenté, voici presque trois ans, (voir RDA n° 68 - avril 2003) le témoignage où elle relatait l’expérience extraordinaire qui avait Vevey au bord du lac Lémanbouleversé sa vie. Elle a vécu comme elle l’explique maintenant aussi en conférence trois NDE : deux en 1994 et la troisième en 2002.

Outre les problèmes difficiles de santé qu’elle connaît toujours, il lui a fallu faire face, pendant un certain temps, à une vie familiale particulièrement perturbée — on le comprend — par tout ce qui lui arrive. Ce qui n’a pas entaché sa joie de vivre qui l’anime encore plus que jamais sans doute. Son magnétisme s’étant particulièrement développé, elle peut maintenant soigner à l’occasion les personnes de son entourage.

L’année dernière, sa vie a encore pris une nouvelle dimension du fait de ses contacts avec père Pio. Depuis plusieurs mois déjà, nous vous présentons les messages qu’elle reçoit.

Il nous a paru normal et légitime de la rencontrer pour qu’elle nous explique comment elle les reçoit et ce qu’ils ont changé dans sa vie et aussi ce qu’ils devraient changer dans la nôtre.

 

La Revue de l'Au-delà : Votre médiumnité s’est-elle manifestée avant vos NDE ?

Mireille Drapeau : Un peu, mais sûrement pas comme aujourd’hui. Il est vrai, en effet, que je me suis toujours sentie différente, même toute petite, par rapport aux autres enfants. J’avais l’impression de ne pas avoir le même vécu qu’eux, notamment à travers les pressentiments que je pouvais avoir. Ainsi, depuis Le petit médiuml’âge de dix ans, je savais que je me marierai avec un homme divorcé et qu’il aurait deux enfants. En fait, pendant une grande partie de ma vie, je n’ai eu aucune idée de la médiumnité et des formes qu’elle pouvait prendre, notamment en ce qui me concerne.

 

Votre médiumnité a pris une nouvelle ampleur après vos NDE !

Oui, mais pas tout de suite. Elle a évolué par étapes. Cette évolution correspondait pourrait-on dire à une forme de nettoyage : j’ai éliminé progressivement ce dont je n’avais plus besoin pour faire place à quelque chose qui se développait en moi sans que je sache trop de quoi il s’agissait, surtout au début. Cela concernait ce que l’on m’avait appris sur le plan religieux et allait de pair avec la découverte des plans vibratoires.

 

Que s’est-il passé ?

Après mes deux premières NDE, en 1994, mais surtout après la troisième en 2002, j’ai constaté progressivement que j’entendais des voix et que je commençais à voir des entités. Cela s’est fait petit à petit et sans que je comprenne vraiment ce qui m’arrivait.

La grotte de LourdesLa première fois il s’agissait d’un petit enfant que j’ai découvert assis sur les marches de l’escalier de notre maison. Je l’ai fixé sans avoir peur. J’ai compris immédiatement qu’il s’agissait d’une entité, qu’elle demandait de l’aide et qu’il me fallait faire une prière pour elle.

Après, beaucoup d’autres entités se sont manifestées à tel point que j’avais l’impression que la maison en était pleine. Elles se manifestaient à moi parce qu’elles sollicitaient mon aide.

La clairaudience m’a été donnée quand j’ai vu Marie qui m’est apparue un peu comme on la représente : elle était habillée de beige avec un grand cordon autour de la taille et le voile sur la tête ; j’ai senti à cet instant une odeur de fleurs et de rose.

Avant, je dois le préciser, j’avais commencé à recevoir en écriture automatique. C’est-à-dire que j’entendais dans ma tête une phrase qui se répétait et j’ai compris assez vite qu’il fallait que je l’écrive.

 

Quand avez-vous reçu le premier message de père Pio et comment ?

Quand la clairaudience m’a été donnée, je recevais des messages mais qui n’étaient pas signés. Au début, ils étaient assez courts,quatre ou cinq lignes, puis ils ont commencé à devenir plus longs, comme si on essayait de m'habituer, jusqu’au moment où ils ont fait une page. Ces messages concernaient l’Au-delà. Ils me parlaient des communications entre la Terre et l’Au-delà. On m’expliquait le principe de la réincarnation. C’était des messages d’amour et de paix.

 

Cela a dû vous étonner ?

Bien évidemment, à tel point qu’au début j’avais peur d’être en train de devenir folle ! Je me disais que tout cela n’était pas possible. Je n’avais jamais vraiment entendu parler de médiumnité, comme je l’ai dit à l’instant, et je ne me considérais certainement pas comme un médium. J’étais complètement perdue… Les messages me bouleversaient, mais il fallait bien que j’accepte.

Je n’avais personne à qui me confier, au début, j’étais seule sans pouvoir m’ouvrir de ce qui m’arrivait à qui que ce soit. Puis, ma famille a commencé à me suivre, à accepter ces phénomènes.

Dans ces conditions difficiles, j’ai demandé à l’Au-delà de me donner la force et le discernement pour comprendre ce qui m’arrivait.

Je priais déjà beaucoup et j’ai continué de le faire : le matin, l’après-midi et le soir et ce même durant mes occupations ménagères. Pour moi, c’est essentiel.

 

Quand avez-vous reçu le premier message signé ?

Ce n’est pas tellement ancien et remonte seulement à une année : le premier janvier  2005 !

Sa première caractéristique consistait à ce qu’il était déjà beaucoup plus long que ceux que je recevaisLe père Pio de Pietrelcina d’habitude.

Je l’ai reçu comme les autres le soir, vers 23  heures. Quand il a été terminé, j’ai voulu fermer mon bloc-notes sur lequel je l’avais écrit, croyant que c‘était terminé comme les autres fois. On m’a demandé de ne pas le faire. Et on m’a dicté alors quelque chose comme Pietri ou Pedro de Pietrelcina. Je l’ai noté tout de suite et très peu de temps après je me suis endormie. Le message que j’ai reçu ce jour-là parlait beaucoup d’amour et de paix.


Quelle a été votre réaction le lendemain quand vous avez relu le message ?

Dès que je me suis réveillée j’ai repris mon bloc, relu le texte du message reçu la veille. La signature m’intriguait et je me suis dit qu’il fallait que je sache de qui il s’agissait. J’ai regardé dans les livres pour essayer de trouver un indice et j’ai envoyé un e-mail à une personne qui m’a dit qu’il s’agissait de père Pio de Pietrelcina, ce qui correspondait tout à fait aux lettres que j’avais déchiffrées dans la signature.

J’ai pleuré, tremblé quand je l’ai appris, parce que je me disais que ce n’était pas possible que je puisse recevoir un message de lui.

 

Vous le connaissiez déjà ?

Non, je peux même dire que je n’en avais jamais entendu parler.

 

Pourquoi avez-vous eu cette réaction ?

En fait, j’étais touchée… et je me demandais pourquoi, moi, je me mettais à recevoir des messages de l’Au-delà ! Je ne pensais pas possible d’avoir été choisie pour ces contacts ! À cette époque, je n’avais pas réalisé qui était mon interlocuteur, ne le connaissant pas. C’est seulement ce contact avec l’Au-delà qui me troublait.

 

Après, bien sûr, vous avez essayé d’en savoir un peu plus sur père Pio ?

J’ai commencé tout simplement, en allant voir d’abord dans le dictionnaire, puis j’ai effectué des recherches sur Internet… Par la suite, dans les messages qui ont suivi, père Pio m’a donné le titre de quelques livres le concernant et qu’il me demandait de lire pour mieux comprendre la vie qu’il avait vécue. Il s’agissait notamment de Père Pio de Pietrelcina de frère Arni Descorte).

 

Livre de frère Arni Descorte Comment avez-vous réagi quand vous avez découvert l’extraordinaire personnalité de père Pio ?

J’ai beaucoup pleuré en lisant ces livres, car j’ai trouvé certaines similitudes entre nos vies. père Pio avait été un bébé qui pleurait beaucoup. À tel point qu’une nuit son père avait failli le jeter par la fenêtre de leur pauvre logis. Et moi j’ai été aussi un bébé qui pleurait énormément et que ma famille supportait difficilement. Il a connu aussi d’énormes souffrances physiques, comme j’en ai connu et connais encore (N.D.L.R. Mireille Descloux a été opérée 24 fois !). Sur le plan moral, il a été victime toute sa vie d’incompréhensions et d’injustices, en particulier dans son ordre. En ce qui me concerne, j’ai souffert de l’incompréhension et des vexations innombrables, pour ne pas dire davantage, de ma famille qui me rejetait, amenant un sentiment de solitude particulièrement angoissant.

 

La fréquence des messages est-elle restée la même ?

Au début, ils étaient assez espacés : tous les mois ou tous les deux mois. Depuis novembre dernier, le rythme a beaucoup changé puisqu'il s’agit plutôt d’un message par semaine si ce n’est deux par semaine. Ils arrivent toujours la nuit, c’est-à-dire souvent en fin de journée, parfois à mon réveil. Si les conditions sont favorables, je reçois aussi parfois dans le courant de l’après-midi, mais c’est très rare. Maintenant, ils durent généralement 30 minutes, sauf une fois où le contact a été exceptionnellement de 45 minutes.


Vous l’entendez en clairaudience !

Oui, je l’entends nettement. Et je m’empresse de le dire, le message m’est dicté évidemment en français, sans accent — on me pose parfois la question ! Le timbre de la voix est plutôt grave et le ton est assez sec. Plus le message est important, plus le ton se fait sévère. Et je le ressens nettement.

 

Le voyez-vous en même temps ?

Je ne le vois pas mais en revanche je ressens sa présence près de moi, toujours du côté droit. Il arrive aussi que je sache qu’il se trouve à mes côtés, à d’autres moments, même quand je ne reçois pas de messages.

 

En dehors des messages, Père Pio intervient-il dans votre vie d’une façon ou d’une autre ?

Oui, comme je viens de le dire je ressens parfois sa présence près de moi, et particulièrement quand je fais une conférence. Il lui arrive même, depuis peu, si je commets une erreur, de me reprendre, ou il me demande de préciser ou de donner une explication plus complète.

 

Journées de la Survivance, octobre 2010Peut-on dire qu’il est exigeant à votre égard ?

Non, il est surtout plein d’un immense amour. Je le considère plutôt comme un frère ou même comme un papa !

 

Vous a-t-il dit pourquoi il vous avait choisi comme plume pour transmettre ses messages ?

Oui, il l’a fait un jour à travers un médium. Il a eu pour moi des termes très affectueux. Il a dit aussi que je devais m’efforcer de prolonger la mission qu’il avait commencée sur Terre en transmettant sa parole, ses messages à travers le monde. Il a ajouté qu’il m’ouvrirait les portes pour qu’il en soit ainsi.

Comme j’ai une confiance absolue en lui, je ne m’inquiète pas et je suis sûre qu’il le fait et le fera.

Il a demandé qu’un livre soit publié avec ses messages.

 

Mireille Drapeau

Vous a-t-il donné des indications sur la durée probable des messages ?

Non. Il a seulement précisé récemment qu'ils allaient s'intensifier en fréquence parce que le monde en aurait besoin.

 

Pouvez-vous maintenant nous rappeler les thèmes principaux de ses messages ?

Les grands thèmes des messages de père Pio sont l’amour, la paix, la joie. En dépit des problèmes que rencontre actuellement la Terre, il nous demande aussi de garder confiance. Et quant à ce que nous pouvons faire pour aider à l’évolution du monde, il nous demande d’être dans l’amour et de ne pas douter de celui de l’Au-delà, qu’ « ils » sont présents.

 

Lui est-il arrivé de parler de réincarnation ?

Oui, mais d’une façon plutôt allusive, quand il parle des vases communicants : d’un côté, dit-il, l’un se vide pour remplir l’autre et vice-versa.

 

Une de nos lectrices, religieuse de son état, s’étonnait récemment qu’il ne parle pas davantage de Jésus et de Marie dans ses messages !

Je pense savoir pourquoi. Les messages que je reçois, m’a -t-il bien précisé, ne sont pas des messages à titre religieux mais spirituels. Ils sont destinés à l’évolution spirituelle du monde. Il ne me parle jamais des religions, d’aucune. Son message se veut axé sur la spiritualité, sur l’amour.


Pensez-vous un jour faire comme des millions de pèlerins et vous rendre à San Giovanni Rotondo?

J’y ai songé, tout d’abord. Aujourd’hui, je reçois beaucoup de courrier de personnes qui m’envoient des photos de San Giovanni Rotondo : du monastère, de sa tombe… En fait, pourquoi irai-je là-bas ? Je sais fort bien qu’il ne s’y trouve pas ! Il est vivant, il est avec nous. Ça ne me servirait pas à grand-chose. Je n’en apprendrai pas davantage !


Père Pio, en dehors des messages, vous a-t-il donné des avis, des conseils ?                              Père Pio

Il n’y a qu’une seule chose que je peux dire, c’est que père Pio n’est pas tellement d’accord avec la ferveur qu’on lui montre sur son tombeau. C’était un homme très humble et il n’en a pas besoin… Mais on ne peut pas le dire aux pèlerins, car ils ne le comprendraient pas. Pour eux, toucher son chapelet son tombeau leur donne l’impression de pouvoir être aidé par lui…

(N.D.L.R. : il a dit déjà la même chose, voici quelques années, par le canal de Françoise Flamant.)

 

Que dit-il de l’évolution de la Terre ?

Il dit bien que la Terre doit évoluer pour devenir « la Nouvelle Terre » qui sera reliée au « Nouveau Ciel ». Nous avons une étape à passer. Nous ne sommes pas seuls pour y arriver, ils sont là prêts à nous aider comme ils le font déjà, mais nous avons un énorme effort à faire et il insiste sur le fait que nous devons beaucoup plus prier et bénir.

 

Comment ressentez-vous cette responsabilité de messagère de père Pio ?

Je me sens très touchée et en même temps je ressens une très grande force pour faire connaître ses messages, à déplacer les montagnes comme on dit. Ils ont en effet une très grande importance pour l’évolution de la Terre.

Pour tout dire, je me sens légère et comme portée… Je sais qu’il est là, près de moi et qu’il m’aide pour assurer cette diffusion des messages. Je me remets à lui. J’ai une confiance totale en lui.

 

Ces messages ont-ils affecté votre vie ?

Oui, bien sûr, sur le plan familial. Au début, il fallait quand même s’y attendre un peu : j’ai rencontré une certaine incompréhension de la famille. Elle doutait quelque part, ne comprenant pas notamment que les messages de l’Au-delà soient souvent de personnages célèbres.

Aujourd’hui, les choses ont bien changé. Mon mari comme mes trois enfants attendent les messages. Et je Mireille Drapeau et sa fille Edwina dirais même, et cela me réjouit le cœur, qu'ils ont une grande ouverture spirituelle par rapport à eux.

Dans le restant de mon entourage, il m’arrive souvent de rencontrer de la jalousie ou de l’incompréhension. Mais je pense que c‘est le lot de beaucoup de ceux qui sont chargés comme moi de transmettre des messages de l’Au-delà. Et que cela n’étonne personne.

 

Recevez-vous parfois des messages personnels ?

Oui, bien sûr, mais vous comprendrez bien que de ceux-là je ne peux pas en parler. Je les garde pour moi. Ils sont vraiment personnels !…
Je peux seulement vous dire que par humilité, je pense,il m'a demandé de ne pas l'appeler padre Pio mais père Pio.

 

Les messages sont publiés dans la Revue comment allez-vous les faire connaître du grand public ? Par un livre ?

Père Pio m’a demandé de les diffuser à travers le monde et de le faire d’abord par un livre. Cet ouvrage est en train de se faire et est déjà bien avancé.

 

Les messages ont dû avoir un retentissement sur votre vie spirituelle !

Oui, parce qu'ils ont permis de m’ouvrir davantage spirituellement et de réfléchir aux enseignements religieux que j’ai reçus et d’en découvrir certaines limites. Je m’en suis ouverte franchement, voici peu, au prêtre qui visite notre famille. père Pio a apprécié ma réaction en ce qu’elle était faite de droiture et d’honnêteté. Il a un immense rayonnement lumineux, un immense amour. Il est tout amour et le transmet. Quand il est là, je me sens remplie de chaleur, d’amour… Il est là d’ailleurs.

 

Mireille Drapeau

Accepterait-il de nous dire quelques mots ?

Oui, il faut continuer, me dit-il, à réceptionner ses messages, il faut continuer à les lire, à les comprendre ; il faut comprendre le moyen et le but de ces messages… Il faut apprendre aussi à les relire. Il dit qu’il faut aimer et prier.

 

Voulez-vous ajouter autre chose ?

Je voudrais seulement dire aux personnes qui reçoivent des messages que ce sont toujours des messages d‘amour. Il ne faut surtout pas oublier quand on les réceptionne que c’est un beau cadeau qui nous est ainsi fait, une grâce.





Rencontre avec… Mireille Descloux

(La Revue de l’Au-delà - n° 109 - janvier 2007- Extraits)

Depuis plus d’un an, nous publions les messages de père Pio reçus par Mireille Descloux. Dans le compte rendu des dernières Journées de la Survivance à Paris, des 14 et 15 octobre derniers, nous avons relaté comment, à la fin de son intervention sur la prière, elle avait été incorporée par père Pio et avait délivré un message où il nous exhortait à prier et à bénir davantage.

Bien que nous l’ayons déjà rencontrée au début de l’année (voir RAD n° 99-février 2006), nous avons pensé qu’il serait opportun de faire le point avec elle, d’apprendre à mieux la connaître.

Nous souhaitions aussi qu’elle nous relate le détail de ses trois NDE et qu’elle nous explique comment, elle, la protestante, a été amenée à recevoir les messages de père Pio.

Elle a répondu avec beaucoup de spontanéité à toutes les questions, même les plus délicates.

Être en contact avec père Pio constitue une responsabilité qu’elle assume de son mieux. Ce n’est pas toujours facile, surtout quand on garde le souvenir inoubliable de ses trois passages dans l’Au-delà où elle a connu le sentiment de la plénitude de l’être et de la connaissance.

 

RAD : Mireille Descloux, vous êtes Suisse, mais vous avez une ascendance française !

Mireille Descloux : Effectivement, ma mère était française, mais je suis née à Vevey dans le canton de Vaud d’où je suis partie quand je me suis mariée pour aller vivre dans le canton de Fribourg.

 

Région de Gruyères

Votre médiumnité remonte-t-elle à votre enfance ?

Très jeune, je voyais des ombres dans la maison, mais j’ignorais évidemment, et mon entourage également, qu’il s’agissait d’une perception médiumnique. Nous en ignorions jusqu’au nom ! Cela me faisait plutôt peur, et la nuit surtout, je me calfeutrais au fond de mon lit. J’entendais des bruits aussi.J‘ai compris bien plus tard pourquoi on m’enfermait dans le placard : je parlais en effet de tout ce que je vivais et ressentais et cela faisait sans doute très peur à ma mère.

 

Vous êtes vous toujours intéressée aux questions religieuses ou spirituelles ?

Oui, depuis mon enfance, j’ai toujours suivi l’enseignement religieux et ai pratiqué sans discontinuité. Dans notre famille, nous étions protestants pratiquants. C’est pourquoi, étant jeune, j’ai été plusieurs années monitrice à l’École du dimanche. à vingt ans, j’ai décidé d’adhérer à l’église néo-apostolique, qui est un peu plus proche de l’église catholique.

Pour moi, il a toujours été très important de pouvoir élever mes enfants dans la religion. Ceux-ci ont tous les trois été baptisés et ont suivi eux aussi l’École du dimanche. Nous faisions les prières avant les repas et avant le coucher. Aujourd’hui, mon approche de la religion est différente et j’ai pris mes distances car je ne me sens plus en accord avec elle sur de nombreux points.

 

Votre vie a été très longtemps celle d’une mère au foyer.

Tout à fait. Pendant des années je me suis consacrée à l’éducation de mes enfants et à tenir ma maison. Une vie très calme, très tranquille dans un petit village de montagne d’environ 300 habitants, non loin du château de Gruyères.Château de Gruyères


Et puis, votre vie a changé, presque brutalement du tout au tout. Que s’est-il passé ?

Ce qui a amené le premier changement dans ma vie est relatif à ma santé qui n’a jamais été très bonne : il s’agit de mes deux premières NDE.

C’était en 1994. Du fait que mes enfants étaient petits, qu’il fallait m’occuper aussi à l’époque de notre commerce et de la maison, cette surcharge de travail a entraîné une détérioration de ma santé que la médecine n’arrivait pas à maîtriser.

Un soir, n’ayant plus de forces, je me suis couchée sur mon lit et j’ai perdu connaissance. Je me suis retrouvé en dehors de mon corps dans ma chambre où je me déplaçais. Je voyais mon corps physique mais n’y attachais pas d’importance.
Dans le coin gauche de ma chambre, j’ai découvert un trou noir avec une minuscule lumière au bout. Je savais que je devais aller dans cette sorte de tunnel. Je m’y suis engagée ayant conscience que j’avais un corps différent de celui que je voyais allongé. J’avançais à une grande vitesse, ma vue était devenue perçante et je n’avais plus la moindre douleur !
Quand je suis arrivée au bout du tunnel, je me suis retrouvée dans une immense lumière qui était tout à la fois chaleur… puissance… et amour. En même temps, je baignais dedans et j’avais l’impression d’être comme une petite chenille dans un cocon. Pour moi, j’étais arrivée à la maison et je ne demandais plus rien d’autre que de rester là pour toujours.

 

Qu’avez-vous pensé de tout cela en reprenant connaissance ?

Je ne comprenais rien à ce qui m’était arrivé et j’avais l’impression d’être devenue folle, tout en étant certaine, malgré tout, de ce que j’avais vécu. La seule personne à qui j’ai osé en parler tout de suite a été mon mari. Il a fait la remarque suivante : « Tu ne vas pas me dire que tu as été dans le tunnel ! » Il n’en avait pas fait l’expérience, mais il avait lu des ouvrages sur les NDE.

NDE


Vous avez fait rapidement, une deuxième NDE !

Oui, seulement une semaine après ! Cela s’est déroulé dans les mêmes circonstances que la première fois, à la différence que dans le tunnel j’étais accompagnée par une petite musique. Et, quand je me suis retrouvée baignant dans la lumière, j’ai découvert en face de moi un être de lumière. Il m’a semblé immense, impressionnant et d’une lumière d’un blanc doré qui rayonnait en partant de lui… Il s’en dégageait un immense amour que je ressentais. Je l’ai regardé et me suis tournée vers lui. Aucun son n’est sorti de sa bouche, mais par télépathie, j’ai entendu qu’il me disait que j’étais son enfant, qu’il m’aimait, mais que je devais retourner sur Terre pour m’occuper de ma famille et de mes enfants. Je pourrais revenir quand ceux-ci seraient grands. Je n’ai pas eu le choix, j’ai senti tout de suite mes pieds comme attirés par un aimant pour repartir dans le tunnel traversé en un éclair et réintégrer mon corps par la tête.

Pendant cette incursion dans l’Au-delà, j’avais l’impression d’être complètement fusionnelle avec tout ce qui m’entourait et d’avoir une connaissance sans limite. J’avais aussi l’impression que c’était mon point de départ et que c’était maintenant mon point d’arrivée : j’étais de retour à la maison.

Je n’ai vu aucune autre personne que l’être de lumière, mais j’ai vu passer rapidement des formes près de moi, que je ne pouvais pas identifier car elles étaient vaporeuses.

 

Qu’avez-vous pensé quand vous vous êtes retrouvée dans votre chambre ?

J’ai réalisé qu’il me fallait donc poursuivre ma tâche sur Terre, mais j’aurais bien aimé rester là où j’étais allée. Sur le moment, accaparée par mes problèmes, je n’ai pas vraiment réfléchi à la signification de ce qui s’était passé. Par la suite, au fil du temps, j’ai compris que j’avais été repositionnée et que je devais faire quelque chose de ces deux expériences, mais j’étais bien en peine de dire quoi.

 

Pouvez-vous nous parler maintenant de la troisième NDE qui est plus récente ?

La troisième NDE s’est déroulée en janvier  2002. J’ai eu un problème pulmonaire et j’ai été placée sous antibiotiques ce qui a amené une réaction de mon corps, ce qu’on appelle un choc anaphylactique. J’ai perdu connaissance, je suis sorti de mon corps et me suis retrouvée à nouveau dans le tunnel avec de la musique, puis dans la lumière. Je me demandais si cette fois c’était définitif et si j’avais accompli ce qui me restait à faire.
Quand je suis arrivée dans la lumière et que j’ai retrouvé l’Être de lumière — c’était le même — celui-ci m’a fait signe de me placer à côté de lui, à sa droite, j’ai compris que cela allait être différent. Il m’a montré ma Claudine, la sœur de Mireille Drapeausœur qui était décédée quelques jours plus tôt. Elle était très différente de celle que j’avais quittée à l’hôpital, car toute rayonnante, toute belle. Elle portait une robe que je lui connaissais. Quand elle est passée devant moi, elle ne m’a pas parlé, elle a seulement souri et m’a fait un petit signe de la main, comme nous avions pris l’habitude de faire entre nous, un signe de connivence. Je savais que c’était elle, je savais qu’elle était bien et pour moi c’était l’essentiel.
Je n’ai vu aucune autre personne, pas davantage que de paysage. Il y avait uniquement la lumière. J’ai ressenti à nouveau le sentiment de plénitude et de connaissance déjà découvert précédemment : chaque particule de mon corps faisait partie intégrante de l’univers. C’est un peu comme si on avait toujours existé, comme si on existait grâce à cette lumière… Dans les périodes où je ne sens pas bien, j’essaie de me remémorer, de me retrouver dans cette lumière.


Que s’est-il passé après ?

Je savais que je n’aurais sans doute pas le droit de rester. Je me suis tournée alors vers l’Être de lumière. Il m’a souri, je ressentais la vibration du sourire et, de moi-même, je suis repartie dans le tunnel.Quand j’ai repris connaissance, j’ai été submergée par l’émotion et j’ai beaucoup pleuré, tout en étant très heureuse pour ma sœur, car j’avais pu lui dire au revoir et je savais qu’elle était bien. J’ai, bien sûr, raconté tout cela à mon mari. Avec mes enfants, j’ai procédé par étape.

 

Après avoir vécu ces expériences avez-vous essayé de vous renseigner ?

La vie après la vie, un livre révélateur pour beaucoupOui, bien sûr. J’ai essayé de comprendre. J’ai commencé par le livre de Raymond Moody, La vie après la vie. En lisant les récits des expérienceurs, j’étais prise d’émotion et je pleurais, car je découvrais que leurs témoignages correspondaient exactement à ce que j’avais vécu. C’était pénible pour moi, car tout ce que je lisais me rappelait où j’étais allée et en même temps je savais que je devais rester sur Terre pour assumer ma vie de famille. J’étais déstabilisée.

 

Justement, pour vous et votre famille cela n’a pas dû être facile tous les jours…

Ayant changé, ma vie en a été effectivement bouleversée. D’abord, il m’a été très difficile d’expliquer ce que j’avais vécu et de faire attention à ne pas en parler, car, à l’époque, Il fallait cacher ça. Quand un jour mon mari m’a conseillé de ne plus en parler, d’oublier tout cela, je lui ai répondu que ce n’était pas possible, et que j’avais certainement un message à transmettre.

 

Quelle orientation votre vie a-t-elle prise ?

Après ma troisième NDE, ma médiumnité a fait de nouveau surface : j’ai rouvert une porte que j’avais fermée voici bien longtemps, à cause de railleries dont je faisais l’objet ; j’ai recommencé à voir des entités dans la maison et à entendre des bruits.

En 2002, j’ai participé à un film fait sur les NDE en Suisse, Aux frontières de la mort, qui est passé à la Télévision. J’avais toujours su que ce moment arriverait et j’étais prête à transmettre. C’est ce que j’ai continué à faire aux Journées de la survivance, en 2003 à Paris, et ensuite par un témoignage dans la Revue. Mon désir de témoigner prenait le pas en quelque sorte sur mes tâches habituelles.

 

Comment votre médiumnité a-t-elle évolué ?

J’ai entendu un jour parlé d’écriture médiumnique. On m’a conseillé d’essayer, ce que j’ai fait un soir. J’ai allumé une bougie et j‘ai fait une prière. Assez rapidement, le crayon a commencé à bouger. En fait, c’était une leçon d’écriture. Je sentais une main qui appuyait sur la mienne. On m’a fait faire aussi des dessins. Quelque temps après j’ai écrit Amour, puis paix, joie et lumière. Quand j’ai reçu mon premier message, très court, tout était lié, il prenait toute une page et parlait d’amour. Certains étaient signés Yvette, dont je n’ai jamais su qui elle était. Mais je l’ai toujours remerciée.

Ayant déménagé à cette époque, pendant plusieurs mois je n’ai pas trouvé ma place pour recevoir les messages et cela me manquait ainsi qu’à la famille. Et puis, un jour, j’ai commencé à entendre une phrase qui a été répétée jusqu’à ce que je prenne un crayon. Un texte suivait assez court, deux ou trois lignes, non signé. Les textes sont devenus moins brefs, et m’étaient transmis environ tous les quinze jours.               Écriture médiumnique

Puis, un soir, il était 22 h 30, au mois de janvier  2005, j’ai reçu un texte beaucoup plus long que d’habitude. Quand il a été terminé, j’ai fermé mon bloc-notes, puis éteint la lampe et j’ai entendu une voix qui me demandait de reprendre mon bloc. On m’a donné une signature. Étant fatiguée, j’ai écrit ce que j’entendais et puis je suis partie me coucher. Le lendemain matin, j’ai voulu savoir tout de suite qui était le signataire. Je me suis renseignée et on m’a dit que c’était père Pio qui avait signé ce message en me dictant père Pio de Pietrelcina ; j’avais en fait mal orthographié son nom : j’avais écrit en effet Piedro ou Pedro ou Pietro de Peltrecina…

 

Comment avez-vous  réagi ?

Par une grande crise de larmes. J’étais très émue. Je ne comprenais pas pourquoi j’avais eu cette grâce de recevoir ce message de père Pio.

Le nom de père Pio m’était inconnu auparavant. Mais j’avais fait connaissance avec lui grâce à Michèle Riffard. Elle m’avait donné une photo de lui, quelques mois auparavant, en septembre  2004, me disant : « Je dois te donner cette photo de la part de père Pio. » Ce qui m’avait amenée à en savoir un peu plus sur lui.

 

Ce message a été suivi d’autres…

Oui, père Pio me transmettait un message tous les quinze jours, puis toutes les semaines. Ce sont toujours des messages d‘amour, mais dont la teneur change en fonction de ce qu’il désire transmettre ou en fonction des événements.

Quand je réceptionne un message, je sais très vite, s’il est particulièrement important. Padre Pio est en effet, c’est ainsi que je le ressens tout au moins, toujours comme il était sur Terre : par moments il est très doux, très calme, et par moments il dicte rapidement d’une manière sévère.


La statue de père Pio, à l'église de la Dorade(Toulouse)
Un message de père Pio
(Message reçu le 9 janvier 2009)

 

En cette nouvelle année 2009 qui commence, que la Paix, la Joie et l’Amour de Notre Seigneur Jésus-Christ soient en vous tout au long des jours qui s’avancent devant vous. Vous passez des moments difficiles, les épreuves sont présentes autour de vous et n’épargnent personne. Tout ceci vous avait été déjà annoncé depuis plusieurs années, mais au fond de vous vous espériez toujours que vous alliez passer à côté de « la coupe empoisonnée », mais je veux absolument et totalement vous rassurer en vous disant que tout ceci n’est que passager et que des jours meilleurs s’ouvriront devant vous.

Gardez la foi, c’est votre armure ; gardez l’espérance, c’est la joie qui vous anime et la joie c‘est le moteur de votre âme et votre âme c’est « la batterie » de votre être spirituel. Tout est lié et indissociable et ne peut être séparé.

Oh oui ! mes enfants, gardez des cœurs purs, gardez des cœurs d’enfants, continuez d’évoluer chaque jour. Bénissez et priez, c‘est dans ces moments privilégiés que vous êtes en contact avec le Divin et que vous pouvez vous remettre entièrement entre Ses mains. Lui dans Son immense amour vous soutient et vous guide dans votre vie de chaque jour.

Je sais qu’il n’est pas facile pour vous de mettre en pratique tout ce que je vous dis. J’ai eu moi-même au cours de ma vie à San Giovanni des moments où le doute me prenait, où je me sentais abandonné par Dieu et je ne comprenais pas pourquoi. Ce sentiment d’abandon était terrible et me rongeait au plus profond de moi. Cela se passait surtout le soir ou la nuit, alors que tout était silence autour de moi. Je sais que Dieu ne m’abandonnait pas et que c’était ce coquin de « Barbe-noire » qui m’attaquait sous toutes les formes possibles, allant du chien noir jusqu’à prendre l’aspect d’un capucin en passant par des attaques où j’étais roué de coups pendant toute la nuit. Mais je n’ai pas lâché prise et j’ai gardé la confiance en mon cœur. Les plus dures à accepter étaient celles qui venaient de l’Église elle-même et qui me mettaient plus bas que terre en m’accusant de choses que je n’avais pas commises. C’est pourquoi je voudrais tellement que vous compreniez qu’il est important et primordial que vous ayez la foi, la confiance, la paix en votre cœur pour continuer votre route et braver les tempêtes qui ne sont que passagères.

Je vais vous relater une petite histoire qui je l’espère vous aidera à mieux comprendre. Un jour, un petit enfant du nom de Guiseppe s’est présenté au couvent et a demandé à me voir. Certes, j’étais occupé en mon confessionnal à accueillir les pèlerins qui se pressaient pour recevoir confession et bénédiction de ma part. Mais quand j’ai vu cet enfant si frêle et qui tenait dans ses mains un petit oiseau, mon cœur n’a pu résister et laissant là les pèlerins, je me suis approché de l’enfant en lui disant :

- Eh bien, Guiseppe, que tiens-tu dans tes mains ?

- C‘est un oiseau blessé, mon Père, que j’ai trouvé devant la porte de la bergerie. Il est blessé et il va mourir. Oh, mon Père ! je vous en supplie, guérissez-le, vous qui faites tant de bien à tant de monde.

En le voyant, en voyant cet oiseau malade et qui était déjà plus sur le chemin du ciel que sur le chemin de la vie, quand j’ai vu toute l’espérance, toute la foi que cet enfant avait placé en moi, je lui ai dit en posant ma main sur l‘oiseau :

- Guiseppe, ton cœur est pur, il est comme l’oiseau qui vole dans le ciel, il est la création de Dieu. Ouvre tes mains et laisse l’oiseau s’envoler ; regarde, il est guéri !

L’enfant ouvrit ses mains et l’oiseau s’envola dans le ciel. Guiseppe était heureux, si heureux qu’il en pleurait de bonheur. Il me remercia et courut annoncer la bonne nouvelle.

Vous voyez, mes enfants, qu’y a-t-il de plus beau que la foi, de plus beau que l’espérance, de plus beau que l’Amour, de plus beau que la joie, de plus beau que la paix ? Réfléchissez, vous qui avez en vous l’étincelle divine. Réfléchissez car vous avez en vous la paix, la joie, l’amour, l’espérance.

C’est une nouvelle année qui a commencé, mais c’est à vous d’agir pour que ces jours à venir soient de bonheur et de lumière. Pensez positif et le positif s’ouvrira à vous. Priez et bénissez pour les jours meilleurs qui sont devant vous et les jours meilleurs arriveront, ce sera la Nouvelle Terre tant attendue.

Mon temps de parole est terminé. Je vous ai ouvert mon cœur, mais rassurez-vous j’ai pardonné depuis longtemps toutes « les misères » que l’on m’a faites. Il ne faut jamais rien garder sur le cœur, cela tue le bonheur.

Recevez toute ma bénédiction et n’oubliez pas que je suis chaque jour à vos côtés. ∆


Père Pio de Pietrelcina.

Reportage à Montségur




MA QUATRIÈME NDE

(Revue de l'Au-dela - Juin 2010 -  N° 147)

 

Avant de parler de ma quatrième NDE, je dois expliquer exactement ce qui s'est passé  dans la nuit du 26 au 27 décembre 2005, car ce que j'ai vécu cette nuit-là y est étroitement lié. Pendant mon sommeil, j’ai senti soudain quelque chose qui se posait sur mon front. J’ai ouvert les yeux et j’ai vu collé au-dessus de moi un tunnel de couleur bleu. Très rapidement, pour ne pas dire instantanément, je suis sortie de mon corps physique et je suis entrée dans ce tunnel. À son extrémité, j’ai découvert mon guide.

 

La découverte de la sphère
Nous sommes partis ensemble dans l’astral jusqu’à un endroit où se trouvait une immense sphère dorée comme posée sur un socle. Nous nous sommes arrêtés devant l’entrée. Il s’y trouvait environ une trentaine de personnes qui comme moi attendaient. Au bout de quelques minutes, la porte s’est ouverte et nous sommes tous entrés. La porte s’est refermée automatiquement derrière nous.

À l’intérieur de la sphère, nous sommes d’abord passés dans une sorte de vestibule. Tout était blanc, harmonie et calme. Il n’y avait aucune lumière artificielle, mais au contraire nous baignions dans une lumière naturelle qui arrivait du haut de la sphère. Aucune parole n’était prononcée. Nos guides se tenaient à différents endroits et ils nous faisaient signe pour nous montrer l’endroit où nous devions nous rendre. Nous avons gravi un escalier et avons suivi une sorte de rampe pour arriver en haut de l’édifice Là nous avons pénétré dans une vaste pièce ronde.

Il y avait des colonnes en marbre tout le tour et une immense boule transparente au milieu. Tout était blanc et je me sentais comme dans une sorte de cocon car il n’y avait aucun bruit. Nous nous sommes tous assis aux endroits choisis par nos guides.

Je ne me rappelle pas de ce qui s’est passé exactement dans cette salle. Nous étions tous lumineux, écoutant l’enseignement qui nous était donné et à la fin duquel des paillettes de lumière sont tombées sur nous. Toujours dans un silence complet, nous sommes sortis par le même chemin de la sphère ; chacun retrouva alors son guide et repartit.

Le mien me conduisit à l’entrée du tunnel où je pénétrai et je me retrouvai rapidement dans mon corps. J’ai eu du mal à me rendormir, m’interrogeant sur ce que je venais de vivre. Je n’avais aucune idée de l’endroit où je m’étais rendue, pour moi il s’agissait de « la Sphère des Lumières », c’est le nom que je lui ai donné.

Il m’est arrivé par la suite de m’interroger sur ce que j’avais vécu cette nuit-là. Mais je n’ai jamais pensé qu’il y aurait une suite. Car il y eut une suite absolument imprévisible quelques années plus tard.
En attente au Matrimandir(Auroville)


Le voyage
Nous voici maintenant en 2009. À cette époque, j’ai eu l’occasion de me rendre en Inde grâce un ami qui, à la dernière minute, nous a demandés, à Étienne et à moi, si nous serions d’accord de l’accompagner pour nous rendre Pondichéry, ville qui se trouve dans l’État du Tamil Nadu, au sud de l’Inde.

Nous avons répondu oui sans aucune hésitation, car nous avions projeté d’aller, un jour, à Auroville qui est situé à quelques kilomètres de Pondichéry.

Lorsque nous sommes arrivés le premier jour à Auroville, nous avons commencé la visite par le Centre des visiteurs : des bâtiments modernes avec un petit hall d’exposition et des magasins. Là au milieu de ce hall se trouvait une vitrine à l’intérieur de laquelle était présentée la maquette du Matrimandir qui se trouve au centre d’ Auroville.

Ma première réflexion a été de me dire que je connaissais ce monument. Ensuite, nous avons vu une vidéo qui retrace et explique la construction du Matrimandir. Matrimandir veut dire “Oratoire de la Mère“, la fondatrice d’Auroville, la compagne de Sri Aurobindo, un grand penseur spiritualiste de l’Inde mort en 1950. Le Matrimandir est constitué d’une sphère dont la construction a été faite par les Aurovilliens eux-mêmes à l’initiative de Mère à partir de 1968. À l’intérieur se trouve une chambre de silence ou de méditation. Tout y est blanc, mur et sol ; au centre est posée une boule en cristal d’un diamètre de 70 centimètres sur laquelle tombe en permanence un rayon de lumière du haut de la boule. Pas de fleurs ni de musique, pas d’encens, pas de chant, pas de prières à haute voix, seulement le silence… En voyant ce film, je reconnaissais tout et j’ai pleuré en pensant : « Mais, c’est la Sphère des Lumières ! C’est là que je me suis rendu en voyage astral. » Je reconnaissais tout et j’étais vraiment très émue de cette découverte

À l’époque, je m’étais posé la question de savoir qu’elle était la raison de ce voyage. Était-ce seulement de découvrir le Matrimandir ? La réponse me satisfaisait déjà, mais elle n’était que partielle !

Nous primes rapidement l’habitudeLe Matrimandir (Auroville)de nous rendre tous les jours au Matrimandir pour un moment de recueillement, de prière et de méditation personnelle dans ce cadre exceptionnel.


Ma NDE

Le matin du 1er avril, je me suis assise comme les autres jours sur un coussin dans la salle. J’ai commencé ma méditation par plusieurs prières, puis j’ai fait silence en moi pour me concentrer sur mon être intérieur.

À partir de cet instant, je me suis sentie bizarre et j’ai vu la salle tourner autour de moi, c’est comme si j’avais perdu connaissance. Quand je suis revenue à moi, j’étais en dehors de mon corps. Je suis sortie par le rayon de lumière en haut de la salle et je suis entrée dans le tunnel qui se trouvait devant moi.

Arrivée à l’extrémité, j’ai baigné dans un Amour inconditionnel et je faisais partie intégrante de ce qui était une Lumière d’Amour. Mon guide se trouvait là et il m’a demandé de venir vers lui et de me placer à ses côtés.

 

La ville tout en or
Devant moi se trouvait un terrain désert sans aucune plantation. J’ai vu apparaître sur cette terre une herbe verdoyante et lumineuse. Immédiatement après, ce terrain s’est fissuré pour se séparer en deux parties et dans l’espace qui s’est formé est sortie une immense ville tout en or et en diamant, composé d’une muraille extérieure et de nombreuses tours. Elle était étincelante et elle irradiait de lumière. J’en avais la respiration coupée tellement elle était belle. Soudain, j’ai vu cette ville se séparer en deux et de cette ouverture sont sorties deux mains qui portaient un nouveau-né qui pleurait.

À cet instant, mon guide m’a demandé si j’avais compris ce que je venais de voir. Je lui ai répondu que oui. Après avoir donné ma réponse, il m’a souri et je me suis retrouvée dans mon corps où j’ai repris connaissance.

Je pleurais en silence pour ne pas déranger les autres personnes qui se trouvaient dans la salle, mais j’étais très émue de ce que je venais de vivre.

En accord avec mon guide je vais vous transmettre ce que j’ai compris :

- Le terrain sans aucune végétation est le monde actuel où nous vivons.                                                   Reportage médiumnique

- L’herbe est la nouvelle vie qui s’installe.

- La ville est la Nouvelle Terre, une Terre de paix, de joie et d’amour promise par tous les Messagers de l’Au-delà.

- Le nouveau-né représente les habitants de la Nouvelle Terre.

Ce fut évidemment un moment d’une grande intensité pour moi, qui m’a bouleversée et qui restera à jamais gravé dans ma mémoire. J‘y pense souvent et je me dis qu’il faut que je prenne ma part dans la construction de cette nouvelle ville, dans la construction de cette « nouvelle Terre », comme l’appelle père Pio. ∆




À votre avis,
le monde n’a-t-il pas perdu sa boussole ? nous ne savons plus dans quelle direction nous allons, même nos hommes politiques paraissent ne pas le savoir. Tout va très vite, les technologies changent, les façons de vivre évoluent, plus ou moins chaotiquement suivant les peuples et les individus, car il faut s’adapter et vite ! Le désordre s’installe un peu, parfois beaucoup, dans les esprits. Certains, retors, machiavéliques, avides de pouvoir et d’argent prennent la direction des affaires dans tous les domaines. Chacun finalement à bien du mal à s’y retrouver, tant les forces de conditionnement sont puissantes et insidieuses.
Il est donc essentiel que chacun sauvegarde son quant à soi, sa liberté de penser, de réflexion. Si vous allez dans le sens du bien, vous ne pouvez pas vous tromper.Notre Terre a besoin de personnes sincères, désireuses d’œuvrer sincèrement pour les autres. Beaucoup agissent déjà dans ce sens, dans les associations, dans les organisations caritatives, dans les ONG. Elles ne sont pas encore assez nombreuses et il y a tant à faire, dans tous les pays ! La pauvreté est pernicieuse, « rappelez-vous que dans une gare un train peut en cacher un autre » disait Coluche dans un message de 2000. Elle sape nos qualités, nos possibilités, elle nous empêche de vivre une vie normale. La pauvreté est physique, matérielle morale et aussi spirituelle. Aujourd’hui, beaucoup sont pauvres, moralement et spirituellement. Ils ont besoin d’aide pour se retrouver.
Nous devons être solidaires avec eux et leur apporter la force de nos idées positives (et notamment nos bénédictions !), la force de nos prières, celles qui viennent du cœur, et souvent spontanément.
Comme nous sommes tous liés les uns aux autres (même si très souvent nous n’en avons pas conscience !) en agissant ainsi nous aidons tout le monde et paradoxalement nous nous aidons aussi, même si ce n’est pas le but voulu.
À quelques jours de Noël, cette si belle fête des familles et de la fraternité, comment ne pas y penser .

ED 18 décembre 2014
Textes précédents

Dans le numéro de décembre 2014
(n° 196) :


Michèle Riffard

Journées de la Survivance

Jéricho ! Il est temps de vous réveiller

Plaidoyer pour les animaux




Sommaire :

02 éditorial - 04 message : Message de Françoise Flamant - 05 paroles : Ne jugez point - 06 Georges Morrannier : L'ère du verseau 06 questions à Jeanne Morrannier - 08 les messagers de l’Invisible : Pierre Monnier, Roland de Jouvenel, Georges Morrannier - 09 chapeau : Ebola… - 10 Hommage à Michèle Riffard : Entretien - Témoignages - 15 rubrique : Voyage éclair - 18 : Journées de la Survivance : 11 et 12 octobre à Paris - 20 réflexion : Il sera notre avocat auprès du Père par le Père André-Marie - 21 chronique : Le livre qui révolutionne les fondements de la conscience par le Dr J.-J. Charbonier - 22 le bloc-notes : Le chemin de la réussite par Bruno Lallement - 22 bénédiction : Paix religieuse - 23 prières : Dans le silence de ce jour naissant - 24 messages de Père Pio : Jéricho ! Il est temps de vous réveiller - La Fête de tous les saints - 26 actualités : Vatican : ouverture - 27 noté pour vous : 1914-1918 et aujourd'hui - 28 : Vie des associations - 29 conférences et médiumnité : Décembre 2014 - 34 la vie des animaux : Le papillon de Lady Diana par Mireille Drapeau 35 livre du mois : La réincarnation de Miriam Gablier par Étienne Drapeau - 36 bonnes feuilles : Les messages : Plaidoyer pour les animaux de Matthieu Ricard - 38 vous - La pensée du jour de Père Pio - 39 à découvrir

 

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Dernière mise à jour du site le : 18 décembre 2014




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