Georges MorrannierGeorges Morrannier

Georges Morrannier est un messager spirituel contemporain. Il a dicté de l’Au-delà 7 livres de messages qui nous éclairent sur le sens de notre existence et sur l’Au-delà.
À travers l' article qui suit consacré à sa biographie, nous vous proposons de le retrouver ou peut-être de faire sa connaissance.

(RAD n° 17 - septembre 1998)



Les lecteurs de la Revue de l’Au-delà connaissent Georges Morrannier à travers les sept livres de Messages qu’il a dictés à sa mère ou tout au moins à travers les extraits que nous en publions. Certains ont peut-être eu la chance de le « rencontrer » à travers Jeanne Morrannier, lors d’une de ses conférences qu’elle donnait en France ou à l’étranger. Même dans ce cas, peu ont pu entrer dans le détail de sa vie. Moi-même je n’ai pu le faire qu’à travers un entretien avec Jeanne Morrannier à la fin de juin 1996, quelques jours seulement avant qu’elle parte à l’hôpital pour la dernière fois.

Pourquoi en parler aujourd’hui ? Parce que l’homme est un tout, reste un tout, en dépit du temps, en dépit de son changement d’état après la mort. Le Georges Morrannier que nous apprenons à connaître à travers ses messages, est évidemment le continuateur du Georges Morrannier qui a cherché, qui a souffert sur cette Terre. On ne peut séparer le premier du second. Je ne dirais pas pour autant que l’on ne peut comprendre l’un sans l’autre, mais je pense que sa vie peut sans doute contribuer à éclairer la compréhension de ses messages. Elle le peut en montrant notamment à travers son exemple, d’une part la connaissance qu’une entité a de nos difficultés qu’elle a expérimentées comme nous (il ne s’agit pas d’un être éthéré !) et d’autre part elle souligne le sens de notre destin qui ne s’arrête pas à l’existence présente.

Enfin, parler de Georges, c’est pouvoir redire encore ce qui revient comme un leitmotiv dans tous ses textes : discernement et amour des autres.


DE SAÏGON À PARIS

Georges est né le 25  octobre 1944 à Saigon. Son père, officier de la marine marchande, bloqué au Vietnam par la guerre, avait fait connaissance de Jeanne dans cette ville où le père de sa future femme, colonel d’infanterie de Marine, était en garnison. C’est là qu’ils se marièrent en 1943 et où Georges passa ses premières années.

En 1946, toute la famille revint en France. Elle se fixera définitivement à Paris, après avoir habité en Normandie puis à Banyuls et à Perpignan. La famille s’agrandira avec la venue de deux petites filles, Marie-Thérèse et Janine.

D’après sa mère, si Georges est un bébé très facile à élever, en grandissant il devient batailleur et se révèle à l’école un élève brillant. À 11 ans, ses parents étant donc venus s’installer à Paris, il va au lycée Buffon où, bon élève, il réussit sans effort car il travaille peu. Après avoir passé son bac à 16 ans, il fait une année de classe préparatoire, entre à la Faculté. Docteur ès sciences, il devient maître-assistant et envisage de passer un doctorat d’État se destinant à l’enseignement.

Doué pour les études et particulièrement pour les disciplines scientifiques, Georges est aussi un artiste, du moins il en a les capacités. Il est très doué pour la peinture et sa mère pense qu’il aurait pu devenir architecte. C’est un mélomane qui aime la musique classique, un peu le jazz, mais qui ne joue d’aucun instrument, alors que sa mère musicienne joue du piano.                                                                     Georges Morrannier

S’il s’intéresse peu à l’actualité (journaux, radio ou télévision), en revanche il lit beaucoup, il lit même tout le
temps. II aime beaucoup le cinéma (les westerns en particulier) et en vacances, il adore les randonnées en vélo. Lui qui est très famille apprécie ces retrouvailles des grandes vacances en Normandie.

C’est un jeune homme grave, un peu triste, même parfois sombre, et réservé, finalement assez introverti, mais qui sait pourtant à l’occasion se divertir comme les jeunes de son âge.

À vingt-cinq ans, il connaît une grande déception sentimentale. Mais, comme il l’explique dans un des premiers messages : « Je ne devais pas me marier, sans doute pour ne pas laisser de jeunes enfants derrière moi, ni d’épouse éplorée. II fallait que je sois libre de poursuivre mon évolution spirituelle, ici. »


LE CHERCHEUR

Sur le plan religieux, Georges est baptisé ; il fera même sa première communion, mais sa famille est athée, ses parents comme ses grands parents. Sa mère qui avait reçu pourtant une éducation religieuse est devenue athée à la mort de son père, révoltée par l’incompréhension qu’elle a rencontrée et notamment d’un pasteur protestant qui, après ses demandes d’éclaircissement sur notre devenir après la mort, l’a renvoyée à la fin des temps…

Georges, en grandissant, s’il ne pratique pas, est très croyant. Il se pose même beaucoup de questions et bien sûr celles que tous les hommes se posent depuis toujours : Dieu, le sens de la vie… Il se tourne souvent vers sa tante maternelle, une femme très pratiquante mais d’un esprit ouvert qui croit même à la réincarnation !

À 16 ans, alors qu’il vient donc de passer son bac, il s’intéresse déjà beaucoup à Teilhard de Chardin, à la philosophie et surtout à l’histoire des religions. Très vite il se passionne pour les doctrines orientales. Ce qui l’intéresse, c’est la notion de Dieu très différente, et puis aussi le problème de la réincarnation. « Ma quête de Dieu, dira-t-il, était très ancienne. Tout petit, je me posais de multiples questions. J’ai, plus tard, cherché des réponses et j’aurais dû m’en tenir à la découverte passionnée du Père Teilhard de Chardin. Pourquoi n’ai-je pas su me contenter de l’œuvre magistrale d’un aussi grand mystique ? Je suis passé ensuite par l’étude de l’histoire des religions, puis de la Tradition, d’où elles descendent en ligne droite. Pourquoi, de là, suis-je allé me perdre dans les dédales des religions d’Orient ? »

Il s’intéresse un peu aussi à la Franc-maçonnerie. Par contre, il n’a aucun intérêt pour les phénomènes médiumniques ou le spiritisme.

Georges est un chercheur spirituel. Il est à la recherche de la vérité mais à l’image de beaucoup de personnes de notre époque, il est pressé. Le catholicisme ne répond pas à ses aspirations, et il n’attend pas d’éclaircissement du côté de la science ni de la philosophie.


LA DÉRIVE

On sait que dans les doctrines orientales, la doctrine ne va pas sans les exercices spirituels. Sa mère voit donc aux ouvrages philosophiques s’ajouter des manuels de Yoga. Georges ne se contente pas du Hata Yoga et à partir de 1970 se lance dans ce que l’on appelle le Radja Yoga ou Yoga royal. Celui-ci est pratiqué normalement avec l’aide d’un gourou par des hommes, véritables ascètes, ayant acquis une longue expérience dans la pratique des postures.

Son intérêt est si grand que, durant l’été 1971, il profite de ses congés scolaires pour partir en Inde et aller jusqu’à Daram Sala où réside le Dalaï-lama. « Ce n’était ni l’étrange ni l’insolite qui le fascinaient mais le désir brûlant et sincère d’atteindre une vérité qu’il croyait trouver sur les bords du Gange », écrira de lui Jean Prieur.

Georges Morrannier en famille Il en revint très déçu, marqué par la misère qu’il avait rencontrée mais aussi par les préoccupations qu’il estime trop matérielles des gens dont une partie n’aspire pourtant qu’à vivre, et même qu’à survivre…

Ses parents sont inquiets de sa dérive. Et sa mère espère qu’après ce voyage il en restera là. Son espoir semble se vérifier quelque temps. Georges reprend ses études - il préparait un diplôme de physique fondamentale - qu’il avait quelque peu négligées pour accéder au doctorat du Troisième cycle. Bientôt, elle constatera qu’il a repris ses pratiques. Malgré les admonestations affectueuses de ses parents, il travaille seul sur ses chakras, essayant d’activer la kundalini par des exercices de concentration. Il dira dans un message (le 30  mai 1975) qu’il avait manqué de bon sens. « J’ai trop poussé le yoga ; j’en faisais seul, sans aucun contrôle. Je voulais prendre conscience de mon corps éthérique, ce qui est de la folie et ce qui y mène. Vous me l’aviez dit, mais on n’écoute guère ce que disent les parents. Et puis, on est tellement sûr de soi : « à moi, il n’arrivera rien. » il dira encore « Là où un Occidental doit avancer à pas feutrés, je me suis jeté tête baissée, en voulant brûler les étapes et goûter à l’initiation. C’est un manque de mesure et d’esprit critique qui ont eu raison de ma tête scientifique. »

Non seulement la situation ne s’améliore pas, mais elle empire. En fait, il est en train de perdre pied.


LE DRAME

En 1972, il maigrit, mange peu d’ailleurs, se désintéresse même de ses élèves de la Faculté des sciences. Il devient de plus en plus taciturne. Un examen qu’il passe alors, car il a accepté de se soigner, révèle qu’il est en pleine dépression, une dépression qui le conduit tout droit à la schizophrénie.

Ses parents sont de plus en plus inquiets et ne savent quoi faire pour ce grand fils qui ne se confie jamais. En lui la tentation du suicide s’est installée et le taraude. Il y pense déjà début 1973, où il renonce à se noyer dans la Manche, n’en ayant pas eu le courage. Les soins qu’il reçoit n’arrivent pas à l’empêcher de s’enfoncer. Pendant les grandes vacances en Vendée, il songe à se pendre.

À la rentrée scolaire, il n’a plus la force et le courage d’affronter ses élèves, il démissionne. Ses parents sont fous d’inquiétude. Que va-t-il devenir ? Que faire pour l’aider puisqu’il est insensible à tout raisonnement.

Le 13 septembre 1973, il se tue en appuyant sur la gâchette d’un pistolet d’alarme qu’il a placé contre son cœur. Le choc est tel que la mort est quasi instantanée. Il allait avoir seulement 29 ans. Il découvrira dans l’autre monde qu’il serait parti de toute façon à l’âge de 30 ans dans un accident.


MANIFESTATIONS ET ÉCRITURE DE GEORGES…

Les parents de Georges sont désespérés de n’avoir su prévenir son geste. Même quand on a essayé de faire tout ce qui est en son pouvoir, on se culpabilise quand même dans une telle situation. « Je me reprochais, écrira Jeanne Morrannier, de ne pas avoir su le soigner, de ne pas avoir su l’aider. Quelle attitude observer devant un être dépressif ? On ne doit pas le bousculer, sa volonté est anéantie ; on ne doit pas se lamenter avec lui, les reproches qu’il se fait n’en seraient que renforcés. »

Son père, solide nature pourtant, est secoué violemment par la mort de ce fils dont il a été séparé si souvent par sa vie de marin.

Sa mère est effondrée. Elle qui a perdu la foi, lors de la mort de son père atteint d’un cancer, s’enferme dans son chagrin. Elle vit une période affreuse qui donne à Georges des regrets très vifs de son acte car il voit toute la souffrance qu’il donne à se parents, à ses sœurs.

Jeanne Morrannier s’inquiète même de sa santé mentale, car Georges se manifeste de plus en plus à travers des bruits, des craquements, des petits coups dans les meubles. Il fait bouger les feuilles des plantes vertes ou les rideaux, alors qu’il n’y a pas le moindre courant d’air. Grâce à lui certains objets changent de place tous seuls : les pantoufles de sa mère semblent prises tout à coup d’indépendance. Un jour, il s’essaiera même au piano dont sa mère verra les touches s’abaisser… sans voir le pianiste.


INTERROGATIONS ET INVESTIGATIONS

Georges a atteint son but : son agnostique de mère s’interroge ! Cette femme de bon sens, qui a les pieds bien sûr terre, réfléchit au fait que certains phénomènes ont lieu aussi chez sa fille (émissions de parfum, coups légers, appareils électriques débranchés, etc.), et chez elle aussi, parfois, même lors qu’elle est absente de son appartement. Donc elle n’est pas folle, ce n’est pas elle non plus qui occasionne ces phénomènes. Serait-ce Georges, alors ?

Elle s’informe autour d’elle, lit divers ouvrages : « Dialogue avec l’Au-delà » du Révérend James A. Pike qui communique avec son fils. Elle lit aussi « La Troisième oreille » de Belline, « L’expérience de l’Après-vie » de Paul Misraki. Elle découvre les messages de Pierre Monnier et de Roland de Jouvenel, les livres de Léon Denis et de Camille Flammarion, « Les Témoins de l’invisible » de Jean Prieur. Elle doute longtemps. Georges ? L’hypothèse ne lui semble plus impossible…

Lorsqu’elle entend, un jour, la porte se fermer, sans qu’elle y ait touché et encore moins pensé, une certitude se fait jour en elle : ce ne peut être que Georges. Il a gagné, lui qui est si souvent près d’elle. La décision de sa mère est prise. Elle prend un rendez-vous avec un guérisseur médium, vers lequel il l’a guidée.

RENCONTRES AVEC LE MÉDIUM

Georges, bien sûr, l’attend et lors de cette première visite donne un premier message. Un dialogue s’instaure par personne interposée, puisque le médium écrit les paroles de Georges. À la première question de sa mère qui veut savoir pourquoi il s’est suicidé, il répond qu’il voulait reprendre sa forme astrale. Il dit qu’il va très bien et demande à sa mère d’être heureuse ; qu’ils se retrouveront un jour et ajoute qu’il a beaucoup de travail.

Un mois plus tard, Georges constate, toujours à travers l’écriture du médium, que sa mère va mieux ; il lui explique que tout était prévu et qu’il a « la même forme » que sur la terre.

Quand Jeanne Morrannier rencontre à nouveau le médium, celui-ci la convainc, malgré ses réticences, d’essayer de faire comme lui. Elle attendra une semaine, et puis un soir, n’y tenant plus, elle décide de faire un essai. Georges s’empare de sa main. Le crayon fait le tour de la page. Plus tard, sa main toujours guidée Georges et sa soeur Marie-Thérèsefera faire au crayon des traits, des cercles, très lentement puis de plus en plus vite. Elle y passera, dit sa fille Marie-Thérèse, des après-midi entiers. Georges commencera à lui faire former des lettres ; des lettres on passera aux mots, puis aux petites phrases. Jusqu’au jour où Georges lui dictera enfin cette phrase, fruit de ce long aboutissement : « Tu vois, c’est le monde renversé, le fils apprend à sa mère à écrire. »

Nous sommes en mai 1975. La jonction est faite avec Georges et aussi très vite avec certains autres membres décédés de la famille. Georges commence à lui parler de missions confiées aux incarnés comme aux désincarnés, il lui fait écrire un jour : « Il se dit et surtout s’écrit beaucoup de détails erronés sur notre vie ; tu seras chargée de les corriger. » Il ne s’en explique pas davantage. Quelques semaines plus tard il lui précisera quand même « Nous voici partis tous les deux pour une mission difficile. Ton guide viendra bientôt te l’expliquer. »)

Plus les jours passent, plus Jeanne Morrannier est sûre d’avoir retrouvé son fils, un fils détendu, enjoué et apparemment très heureux qui lui fait découvrir un Au-delà auquel elle ne croyait plus, « un monde inconnu » et bien différent de ce qu’elle avait appris enfant. C’est pour elle un immense réconfort et elle éprouve « une profonde reconnaissance envers le Divin qui permet une telle communion. »

Le 8  juin a lieu la rencontre avec le guide de Jeanne Morrannier annoncée par Georges. C’est le grand tournant. Le guide explique que le décès de Georges était le catalyseur qui devait lui révéler sa médiumnité. Elle est chargée de répandre la vérité sur cette vie dans l’Astral. Il faut « corriger certaines révélations fantaisistes ou mensongères ». Ces révélations se feront progressivement à travers les informations qui lui seront données par Georges.

Ces informations, Georges lui transmettra par la suite, assez vite, grâce à l’écriture intuitive et lui dictera sept livres de messages dont le dernier sera publié en 1992. Pour ce faire Georges impose sa pensée à sa mère et de son côté celle-ci se concentre sur la pensée de son fils qui dicte. C’est une dictée mentale où on n’entend aucun mot, aucun son. C’est un effort de concentration qui, on le comprend, peut être dangereux s’il n’est pas assorti de certaines conditions.


POURQUOI GEORGES ?

À cette question qui lui était posée parfois J. Morrannier a répondu précisément. Elle rappelait d’abord que « tout ce qui est sérieux est dirigé depuis l’Au-delà. C’est en cela que les messages sont providentiels. Les premières informations venues de l’invisible ont été recueillies par Allan Kardec. C’était du spiritisme et à cette époque il n’y avait pas d’autre mode de communication. La méthode s’est perfectionnée au début du siècle avec une femme médium en Angleterre, qui inaugura l’écriture intuitive, c’est-à-dire la communication d’âme à âme par la transmission de pensée. » Sont apparus alors Pierre Monnier de 1918 à 1937, puis Roland de Jouvenel de 1946 à 1969 et Georges.

« Pourquoi eux ? Parce que, d’abord, il faut que mère et fils aient atteint le même niveau d’évolution, ceci pour faciliter la communication. Ensuite il est nécessaire qu’il y ait la même résonance entre les deux cerveaux. Madame Monnier protestante, connaissait très bien la Bible. Pierre a pu faire un travail théologique précis. Madame de Jouvenel, esprit littéraire, a pu suivre Roland dans son élan poétique et mystique.

Plus scientifique que littéraire, j’ai pu à mon tour transmettre les précisions de Georges, du moins celles qui sont à ma portée. Pourquoi lui ? Parce que la science terrestre va au siècle prochain s’intéresser à Dieu. Pour le moment seuls quelques scientifiques mènent des recherches très sérieuses. Georges vient au moment voulu pour les guider et surtout les encourager ? Ils sont persécutés, ils doivent savoir qu’ils sont sur le bon chemin. Il y aura d’autres messages aussi importants, surclassant la masse pléthorique des informations peu sérieuses dont notre monde est submergé. C’est un jeune théologien qui, la prochaine fois, essayera de réveiller les Églises.

Quant à Georges, il a précisé en écho : « Si j’ai été choisi pour vous aider, c’est parce que la science justement doit écouter mes explications. C’est d’elle que va partir l’élan vers une rénovation des théologies occidentales comme des doctrines orientales, vers une union de toutes les religions avec elles-mêmes et avec la science moderne. » Mais aussi, comme il l’a exprimé également, c’était parce qu’il s’était passionné sur la terre pour ce qui est ésotérisme et tradition dont les données « venues du fond des âges comportent quelques erreurs. »

Georges ne parle pas seulement en son nom. Il a expliqué plusieurs fois que ce qu’il transmettait était le fruit d’un travail réalisé sous le contrôle des guides avec tout un groupe de scientifiques dont il était le porte-parole : « Je fais partie d’un groupe de jeunes et de moins jeunes qui travaillons ensemble pour vous aider, infortunés terrestres en proie à toutes sortes de difficultés ».

Il ne sait pas tout - même les guides continuent d’apprendre et il ne peut pas tout nous dire car certaines choses ne nous sont pas compréhensibles.


LES LIGNES DIRECTRICES

Les messages de Georges présentent quatre grandes lignes directrices :

1    Prouver la survivance de l’âme après la mort ; vie active qui se déroule dans notre espace mais comportant une dimension qui n’appartient qu’au monde de l’esprit, ce qui le cache à nos yeux.

2    Décrire l’Au-delà avec objectivité, le dégager des perceptions mentales qui assaillent tout arrivant et déforment la réalité de ce monde transcendant.

3    Expliquer le processus d’évolution spirituelle qui doit se faire avec la réincarnation.

4    Décrire la structure physique du monde spirituel, ses différents plans et ses différentes gammes de champs de force.

Dans de nombreux messages, Georges Morrannier nous incite au discernement et à l’amour de notre prochain. Dans un monde qui se cherche, il nous montre un chemin à suivre qui a été tracé voici deux mille ans.


EXTRAITS DES PREMIERS MESSAGES

GM Maman, il faut que tu sois heureuse. Nous nous retrouverons ; tu sais, je n’ai pas changé, je suis toujours désordonné, ne ris pas, c’est vrai, mais je m’y retrouve ; nous n’avons pas de livres ici.


JM
Que fais-tu ? Es-tu vraiment heureux ?

GM Maman, rassure-toi, je suis très bien ; je suis près de toi chaque soir. J’ai beaucoup de travail ici, beaucoup plus que sur la terre, mais cela me plaît. Je reviendrai quand tu voudras. (Première rencontre avec le médium) (...)

Au seuil de la vérité (le premier livre)
JM
Je pense souvent aux circonstances de ton départ. As-tu été puni ? C’est un souci pour moi.

GM Non, ce n’est pas exactement une punition, mais j’ai regretté mon geste. Je me suis fait des reproches en voyant votre souffrance et je vous demande de me pardonner. Il est certain que l’on ne doit pas se tuer volontairement, car il faut aller au bout de son destin. Mais une circonstance atténuante a joué en ma faveur. Ma vie sur terre était presqu’à son terme, car je devais mourir l’année suivante dans un accident de voiture. J’aurais, là, perdu les pédales au sens propre. La « punition », comme tu le dis, sera moins lourde.


JM
Les épreuves que nous avons à subir dans le monde terrestre ont-elles vraiment une raison d’être ?

GM Oui, bien entendu. Ce sont les épreuves terrestres qui permettent l’évolution, et il faut absolument les passer pour avancer. Tu le sais, c’est très bien. Ta vie sera longue, cela fait partie de ta mission. Car tu dois vivre longtemps, et passer tes épreuves du mieux que tu peux, pour mériter ton « ciel » comme tu disais sans y croire. Il importe de se fortifier dans l’adversité. C’est ce que tu as fait et tu as eu ta part. Tu t’en sors comme un chef et je te félicite. (...)

Pour notre évolution, il importe que nous nous écartions de la sphère terrestre ; le chagrin des êtres que nous avons laissés nous est pénible et nous retient en arrière. Il faut qu’elles [les sœurs de Georges] comprennent comme toi, que je vis dans un monde différent, d’une existence infiniment supérieure. Nous serons tous réunis un jour et ce sera une vie merveilleuse.


JM
Elles viennent d’arriver toutes les deux. Janine se demande si je n’écris pas sous l’influence de mon subconscient ?

GM J’ai entendu l’objection. Voyons, petite sœur, tu rêves. Réfléchis un peu. Comment veux-tu qu’un subconscient pousse un crayon ? Et mieux encore, qu’il imite mon écriture, car je pense que tu as remarqué que mon écriture commence à apparaître. Que vas-tu chercher là ? Tu as trop d’imagination. (...)
Le corps astral se souvient de tout. C’est à ne pas y croire. Quand on est ici à se contempler - ce qui est beaucoup dire, car on n’est pas tellement beau à voir dans la plupart des cas, eh bien, on est très étonné de se souvenir de tout. Je me souviens aussi qu’il m’est arrivé d’être très méchant avec toi, quand tu me soignais. La dépression est une maladie abominable et j’ai eu des remords affreux de t’avoir dit tout ce que je t’ai dit.


JM Il y a longtemps que j’ai oublié. Tu n’étais plus toi-même, c’est tout.

GM Je te remercie, tu es très compréhensive, mais je ne me le pardonne pas. Quand on arrive ici, on se voit tel qu’on est. C’est une affreuse déception, car on se pardonne facilement ses défauts sur la terre. Ici, c’est l’inverse, on se reproche tout, on est sans pitié pour soi-même. On ne pense plus qu’à se corriger.


JM
Peut-on y parvenir ?

GM Il le faut. Les autres nous aident. Tout ici est amour, et d’ailleurs nous aimons beaucoup plus notre famille que sur la terre.

JM Je ne parviens pas à personnaliser Dieu. Ai-je tort ?

GM Non, non, pas du tout. Ce que nous appelons Dieu est une force cosmique énorme, gigantesque, qui régit tout, qui est partout, qui est aussi à l’origine du monde et de tous les mondes. Nous en avons un peu en chacun de nous et c’est, tu le comprends maintenant, cette partie spirituelle qui survit après la mort du corps physique. Je t’expliquerai cela plus longuement un autre jour. (...)

JM L’heure de la mort est-elle déterminée ?

GM La mort est un événement déterminé par le destin. Chacun de nous est sur une trajectoire qu’il doit parcourir, l’heure exacte, non bien sûr, n’est pas fixée, mais l’année, à peu près, oui.


JM
Le suicide est-il prévu sur une trajectoire ?

GM Non. D’ailleurs la façon exacte dont on doit quitter le monde terrestre n’est pas déterminée à l’avance ; le suicide est un accident de parcours. Il peut dans certains cas, être accepté de l’Astral (le guide est seul juge) mais il n’est pas prévu au départ. Il est préférable de l’éviter et d’attendre stoïquement la date fixée par le destin.

(RAD n° 17 - septembre 1998)



Venez découvrir notre numéro 240 -
 Décembre 2018 - au prix de 6€.

Destination
Numero

Sommaire

Éditorial
06 : Le message de Jean Prieur
07 : Paroles
08 : Georges Morrannier : L'évolution
09 : Questions à Jeanne Morrannier
10 : Les messagers de l'Invisible
11 : Chapeau : Jadav Payeng dit Molai (forêt)
12 : Entretien : Henri Baldin-Bressot
16 : Rubrique : Retrouvailles à Noël
18 : Témoignage : L'égnime de la musique :
       Rosemary Brown
22 : Chronique : Quand un médecin reçoit en TCH
       la date du départ de son père

24 : Réflexion : La mort : un nouveau réseau
       de relations
       Bénédiction : Un besoin de paix
25 : Prière et méditation : Être organisé
26 : Père Pio : Un coup sur la tête (message)
       Le message de Marthe Robin
     - La confiance en Dieu 
     - La pensée (octobre 2018)

29 : O.R.E : Messages des Guides 
32 : Actualités : Sauve qui peut 
     - Petites nouvelles 
     - Sœur Emmanuelle
35 : Actualités des associations
36 : Conférences et médiumnité : Décembre 2018
42 : La vie des animaux : La chienne et les
       deux Craves
43 : Livre du mois : Guérir Alzheimer
44 : Bonnes feuilles : Entretien entre Raymond Moody
       et Paul Perry - extrait de : La lumière au-delà de
       la vie du Dr Raymond Moody
47 : À découvrir

 

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